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/isSi^ethode Curame des^Ttayes

F Maures de la TeHe humaine.

Auecles pourtraits des Inftmments nccéfïâi rcs pour la curation d*icelles.

Par M. eyimbroifePare Chirurgien or¬

dinaire du lurtd paris.

î)ct!mprimerîe de lehan le Bpyert împrimèûr du it

Mathematiquès , demeurant en la rue S. laques, d Henfeigne du Vray potier,pres.les M^thurins.

tÂrZQ P^riLEGE prKOTx

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qA monfieur Chapelam^onJeHlet^i iç>r' ' premier medecimruimake dur iSpjpi - ;

qt^i pat eu le pou : i yok me femo^ " -

plus ipBguemeatlapuWieaÆi&n nol & lumière de ce prefent^itEaitte,? ' k plus notable & fiaffiknte il fté celle k que iene puis- fans. va? biê g.r^dr;cgrptjïr^ doujeuaex^inbiî treme^vqus e-xpo-feaMtendu IcnuEl domaine ^ matbfiUf^q^^rpaidB moie^j d ejppi W

de France a'dernierementrecetfc

Ce a efté k playe du feu Roy Henry noftre trefTouuerain fei- gneur^pour à laquelle remédier toutes & quâtes fois qu cRoient aflemblez les Médecins & Chi¬ rurgiens deleguez àee^& vous Monfieur , cortime premier & fuperincêdant de tous^efliez o r^ dinairement prefent pour apres raifons entendues de.touslcs de liberans^donneryne eonçlufion -ôc certain arreft de cequll faik loit executer en mal fi dange- reuxj'v ou s d e voft re grâce me fai fiez quelque fois Thonneur de m’en demander mon opinion 8c aduis. En quoy certes ie ne feis faute d obferu er & retenir plu fi- eurs fentencea^ lors mi- fes en auant, cognoiffantpar ce-

k combien efl la fcience de Cbi ^ rurgie non moinsneceiTaire que proufïitable aux inconuenients quiiourncllement 3c àTimpout ueu furuiehnent tant aux grans Seigneurs, que gensdebalTe Sc médiocre condition. A ce pre¬ mier motif eft furuenu pour eau fe fécondé ce que i’ay apris de rorateur R^omain qui en îbn pre mier des Offices moftre euidem ment Tbomme neftre n^ pour fby feullement,ains deuoir eftre fl udieux de la pofberité, ôcrie par donner à fes labeurs , fi par eux il efpere prouffiter au commun,

& mériter du public, ores encor qu en trauaillant il ne puifle eui- ter la calomnie des hommes . A ' caufe de quoy n aiant egard à ce

que me pourrot obîellérléis en- ^ uieuxj & me referuân t au prouf- ' fit vniuerfel de la Patried’ay pris "i la hardiefle de aapportet én ' P munJe peu d’expëtiènce que J Dieu m a departy toûdhant m$ art, ôcde mettre erilümiere ce" que lay peu voirô^ eompréridrè P ^ tant en celle ville , qu à la fuitre ' ", de plufieuis eamps,& feiouis dd ' maintes villes enfèrmee*s PotiP'"' c e fane le me fuis eftudied efcri- ' ' re fommairemêt 1 Anatomie la telle , auec vn traître de i ope-' ratio ^ cure manuelle des pky- t s d icellcjnommemdfit des fra- ^ ' (fluie^ du Ctane.Et d autahrquc ' le Ckirurgren ne peift^ aucune¬ ment exercer & parfairb ce qU'il ' prétend; lân$ >mftruments;ÿld- ^

ure {ànsifes pjüÆîlz. Iky <|)ieia vbu ippar mçfmp-iripyeîî adioufter Ips figures des iiîftrumeBtz lïe- ^eflaircs &plus aiftz poirr la/cu- ^atipn d^icelles playes* Et erpy ■qu on pourra facilemét eonnoi- firc^panles portraiiüzicyjrepre- y^ue la plus|)art dÿeiux {au rnoin^ veujîi^^

point plié pariautre^^iz en 1%

rniere y ypus adi^rtiâ6.nt que te, neçeflùp / rnaitedlè deltniti y a pontrain^fi peu dïnduftrieqdi pttoitenn^^d’iiMentercesîn- liruments, en exerçant l-oeuure:! de, main, continuelemêt dppuîs tiete ans ença. Eui^oitqu Hip poeras fur tomiautrcs ‘anciens doreurs aycÆrestien ^ trefcxk'

£tement efcritdc telles cîiofés^ 6cque pour celle occafîon quel¬ ques vus pourroientpenfer que iedeuroispluftoft craindre d’e- ilre repris de quelque temerké, que d'attendre louange ou re¬ merciement demo labeur: fi eft ce qu il ne m’a pointfemblé efi trange^ny hors de raifon quVne * mefine matière foit traittee de plufieurs de én diuerfes façons: attendu que par ce moyen cha^ cun fubjet fefeiardt, & parfaid: jde plus en plus (bn elpece. Joint auffi que mon intention n efi: point de contredire aux plus do (des ôe renommez en noftre art, ains pluftoft d’honnorer toufi iours de bon cœur ceux qui peu uent mieux faire en ceft endroit que ie

qüe ie ne puis. D’auatage ie n " iîime point qu’ô doiuetrouuer niauuais fîi ayTuiuy vn ordre de pratiquerjautre queceluy d’Hip pocrat.IequeI(ainli que luymeî- me a confeiTé) n’a voulu tenir tel moyêd’efcrire^ pource qu’il ad^ drefToit Sc deftinoit fes œuures à ceux qui eftoient ia auacéz , &; par exercice promeuz en cefl: art & difcipline . Car qui voudra prendre garde aies fentences ^ il trouuera qu’elles font quafî co¬ rne certains arreftz &: refolutios pluftoîl: que difcours familiers & cornus : aulïî qu’il atouliours vfé de brieue & aphorifmatique maniéré de parler^de forte qu’en poifant lès mots^nous trouuoris qu’ils font corne oracles, reque-

rants d’èftre expliquez & chten* duz auec plus ample 6c plus Ion gue déduction de parolles. Ce que rayfait^dircourant le plus clerement qu’il m’a efté poflible félon ma mode fimple, commu¬ ne 6c familiere.-à fin de m’accom moder , 6c communiquer mon intelligece aux ieunes efcolliers 6c apprentifz en celle pratique. G r maintenant quei’ay conduit a fin mo petit defleing 6c labeur ie n’ay pas eu grand befoin de Inriguemet délibérer Ibubzl’ap- puy 6c faueur de qui iele pour- rois permettre Ibrtiren public, linon foubz le vollrc , cognoif- fant bien l’heureufe 6c honora¬ ble profelïîo que vous auez touf iours faite de laMedecine, Chi-

rurgié Sc bonnes lettres, enfem- ble la reuerence êc recommen- dation,en laquelle voüsies auez toufiours eues. Ce quim’alTeu- reraMonfieur,que foubz voftre aduéu & faufconduit,il ne pour eftre que bien receu, &:{coni- me i’eiperej dêlFendu cotre ceux qui ne troüûent rien bon, finon ce qu’eux mefmes auront fait. Dont ie vous iupplie reCeuoif mo petklabeur d’aüffi bo cœur que ie vous le prefentej vous af- feùrant,fii èfltroüué àggreable, qu’en brefm’eifForccray. de pro¬ duire en lumière autre œuüre lamefmeprofeflîon^comme i’a- uois par cy deuat promis en mo liure des plàyes faites par liaqué buttes, delîrartoufiours de vous

faire apparoir combien eft gra^ de la bonne enuie que i’ay de prouffiter au bien public, Ô^ fai- te cliofes conuenables à la fa^ neur ôc bonne amitié quil vous |)laift porter. Enfemble a la vertu^ {inçerité & humanité que toute la France 5^ moy aufli a- Uons cogneue en vous, dont ie me fens obligé à yous aymer, o- beir &; reuerer toute ma vie.

En ceft MdroitjMoiiheurjiefup plieray le grat & ronuerain Ar^ chiteàeur de toutesçhofes,qu*il luy plaife vous cdtiniier fes gr⬠ces, & vous donner félicité per^ pctuelle. De Paris ce zS.Feurier. 1^61,

V oflrre treshuble Ôç obcilTant feruiteur Ambroife.Paré.

\^ornfHe Çuîâm %ltac en fon chapitré Jtngu-- Hièr,aîny LeBéur^ou il en^ jetgnè tout homme hien ouuran>t^deui)ir~ comiflre le lièu dujuhiet àUipuel il (sut¬ uré fin quejon opération fiit exempte de tout erreur , le mejiiispêrjuadé ce ^ué,dë toute antiquité de tempSj&fiu^ dàin (pue tart de Medecinefiut inmti, s pim fameux médecins AJclèpiades ont rectu par commun acco rd , comme principe ^ theoreme , auquel en leur art il ne faut aucmement contreuenir, ffauotr eH què le Chirurgien ( qui de toms lesQuuriersyfants delà dexterki

^iij

mmtieüe eH le plus exceüem) dokpar necejiité Jçauoir exaBement la compo^ Jttion du corps htimam,au(ju.el il œmire comme en fonpropre juhktj^despar-^ ties d’iceluy: pour ce qm luy deff aillant cefie piece,c"eH à dire la cognoijfance du corps fuliety il ne pourra faire operatm qui fiit home , de laquelle ilpuijjè Jortir auec ajfeurace de fin honneur. (Je qui eHprouue fuffifammetpar Hip.au commemement du Hure de 1 officine du fC^edécin , ou il dit que le médecin chi rurgien lors quil eH appelé pour guérir ^ne maladie 3 doit conjidererfi les cho^ fis fini fimhlahles ou diffemhlahles, c'eB a dire file corps auecquestoutes fis parties J aBhns d icelles retient fin naturel ounon: afin qu’il puiffe confier- uer enfin eftatjce qui retient encores de fin naturel , ^ réduire à iceluy ce qui

en eH ejlotgne. 'jyaudntage (^alien au commencement du liure des os, anom- moment dit q^u'ïlfautcognoiflre le na^ turel des os connexion diceux fi on *V!eut entendre q^uand ils font efloigne^ du naturel,C9^ les réduira en iceluy, at^ tendu que la guerifin neconfifle geint feuÜement en la cognoijfance delà ma¬ ladie :mau en la fiience de lie ^deue- ment ordonner appliquer remedes propres tant à tout le corps qu*à fis par- ties:qu4 prefque toutes , à caufi de leur diuerfi nature, requièrent diuersreme- des. fie qu'encores Çalien tejmoigne au commencement du premier liure des li¬ eux offenfi^ie^au troîfieme de ta mé¬ thode quandil parle de tences. Or pour lesjîifdittesoccafionsil m'^a femhU Ion amy LeBeur^te propofer t anatomie de la te fie ^ auant que defcrire les play es

çjr*fj^dBures Mceüe:k fin que tu lesfu^ ijfes mieux, &plm Jeurement traktèr, per fi r^meclkwmenterj^fiumemr aux accidmis. ^uefi tu me dl^ qu'il y a plufieurs perfionnes tr autant s (^hirur giefiàns dmir la cetgnoi fiancé de l'anà^ tomie-,qui toute sfidû font de s cures quàji defijperees. le terefiondray que teüés cures fini fautes plufioft par fortune que par le yenefice de l'art : ^ poûr ce font màl confidleg touts ceux qui à tels ■impofteursfe fiemfiarfil aduient par aduenture qu'xméfoh ilsfacem hîen^ ils feront puis apres mille fmtes , 0* meurtres : ainjî que tefinoigne tresbkn Cjalién enplufieurs lieux défia metho^ trique s de fôn teps. ^oncques amy,pour te guider à him trait ter les playes ^ jyaBuresde tesichirmame , ie tay ‘Voulu déclarer

tanâtomk i'IceUe (feîon Idjùfftjknce de l'ejprit qu'il a pieu àT>ieü me êon^ ner)^fant de plujteurs circonlocutions, à fin que la choje tefuft mieux enten¬ due rParelttement tay fait tailler ^ pûurtraîreplufieurs figures tant de ta- Àitte anatomie que des infirmi^nts ap-i partenants a la curatio defdittesplaÿcs fiaEturesdefqueUesfigures de tma tomie i'ay extrait du liure d tendre Zy^uefal, auquel la ^publique ejigra^ dement atténué', tant pmr fa grande di ligence, que pour lesgransfiai^ qu'il a Joutenu^ en tceuure de fin anatomie.

2{eçoy donc-ie te prie, ce mien petit ia^ heur ( attendant autre chofi promife ) daufii bon coeur que ie le te préfi'nte. de bon ^ele : priant le TDku Z^iuafd,fia- Beur de toutes chofis , nom enrichir de fies grâces.

alexairlns an leBeurpar à fon am^ /T. authem de es

frejèntliure,

BIpotv^fentira^ieiltoutet4rchite£!ure

Du corp extérieur tO' comme nature

Ua de proportion egate compafe, Uhommcdu jeauoir de foy , n'ejl en rien 4^

Si profonder encof le fecret-artijtc^ l)ef interne fugetyfdecouurirf office Dttpoulmpneuentail de Idvitale ardeur, Vapidumouuementâel'artere&dM tueur:

Si voir en fângifermeilfe changer la fubftancp..

Du foUde aliment, ^uî par fonaffuence.

Empliffant les vai féaux du corfsvniuer/elî Refait pour quelque temps femhlable à l'immorteh- Brieff toucher au doigt, fi conduire àla main “Tout ce que dansfon creux cachek corps humain, ^efiafjèzpourfcduoirfolmejmefeconnoiflre:

Cd{ton aduis leÉkuf)comment pourrons nous efre Dignes d’entrer en Delphe, ou kZatcrJeH Graua fur kporiaildejon temple ancietr Ces tnots, Nul ne s’ingère dpa fer plus auant Si de foitnefmeiltfef premièrement fcauanü Certes ilfautmonseriufqu’dcehaut palais, Oufintelkatrauailk-eiTuefcfleiamdis,

Jl faut la mafe ronde ou nt^re efcritrepoÇe Ecarter en cent pars, aînfi fera ieclofe Darche de laraifompuis des vertus de tame Les fiéges arrangeâmes condmts,^- ta trame Des efprits animaux feront àl’homme voir, ,

Xokf ce que de foimefme ejî tenu de feauoir.

plufeitrs ôntirdudlle'tuf^ tcy,pourconduîrê l^s ignorants cerneaux ce huttmais leur dire, ' leurs efcritsO' labeurs, qui fatisfût^/fez: peuuent auoir au vueul des écrits rama^ex. -

De quelque ŸopuU]fe,ont manqué de doélriney Sans auoir contenté ceux, que le trauaîl mine lour c5* nuit au pourchas des plus cachexjicrets: Defquels ayant Paré entendu les regrets, pour n’ auoir entre mains quelque ceuureajfex capable De leur fublinte efpnt,en afaitvn femblable Dt refpandent au vœu qui tant les captiuoit.

Du chefhumén t entour çÿ* le dedans f voit Si viuement depeint,qu’vn théâtre de tejlé Bien appeler poüuons ce labeur tant honnejle.

Ou, mieux qu'en nul comicque ■& tragicque appare’d Le [ombre hebergement on connoifi du fommeil.

Le fonge phanta^icq,les apprehenjîons.

Le lieu du fens commun , & defesacîions, m ilieu,le repaire ou l’inteÜeB habite ^uecleiugement&laraifon,inuite Chacun a contempler combien efl plus parfait L'homme,que Ranimai qui fans raifon cftfah: puis le dernier feioHT'enferme la mémoire Threfor de l'ancienne gy^ plus moderne hifloire.

Ce que non feulement paré nous rnonjire à l'œd Par fa dijfeélion, car pour bannir le du eil Indicible quijuitde la teéle loffènce,

Il traffe les moyens, il donne Ufcience De remettre en. ejlat,tout ce que lafraélure.

Ou la contufion,ruption & bîefeure, j Incijion deglaiue,au crâne enuironnant î L'imbecille cerueau,ef; de malprocuranti

Jriefme il a par labeur autant grand' qu’admîraUej, \ Et par frais excef..ifs,fur l’enclume durable ^ Defon heureux efprit,forgé la plus grand part lies infrumems gui font conuenables àl'art.

Tour Uquelhien(Pdré)fer<t l'humain DoUhUmentredeuable dton double labeur.

Et moy four (Ctgmenlêrl^ytilitè publique, T'exhorteray vouloir en ta do6le pratique Continuer tes ans,a fn que la Praneoife jbPntion.^arlamain 0- plume d’vn î^mbroifi Tuiffe a droit fe vanter A- epre autant auancee Q^e la Grecque fe tnonjhre en ce fcauoirpaffèe.

EftienaedelaRimere^à Tau- téurfori bon amy.

Apres t’auoir de bon eiprit prouué T ant par efFet oue par 'doéte efçriture; Bref que tu es en ton art efprouué Et qu’aux humains prpffitc fort ta çurê , Trefcher amy^ie te pry d’auoir cure Paracheuer ce que nous as promis:

A fin qu*vn iour cognbiïïènt te^apiis . Et eftrangers que labeur t’ a fait tel D’auoir efté en l’eftat des Rois rnis N on par faueur,mais |caupir immpfteî. ,

or>e

de Q^athunn Qdamj^enois^

Q^V I veut bien confîdercr La tefte en toute partie^ îl néfcauroit admirer Plus notable Anatomie^

Ceft de Telprit la maifon>

Ceft le fiege de raifon Qm mille organes àiîèmbléj,' Lelquels touts diüerlement Obt leur propre mouuemenr. Et s’accordent bien enfemble. Ce qui ièrt à {anoUrer,

A voir toute choie beîlè^

A lentir & odorer,

T out eft compris en icelle: Comme il ell manifefte T resbien par ce beau traitte. Qui eft la douce Ambroilîe: Dont Ambroife en Tes eferits^ Donne pafture aux elprits.

Si bien qu’il les raflalie.

Sa première intention Eft de nous faire côgnoîftrè Qu*elie eft la perfedion Des faits du fouuerain Maiftre»

Veu ^ue non point feulemeni La beauté du firmament.

Et de la terre habitable:

Mais ce qui n^eft quaû rien Nous demonftre allez combien Son faéleur eft admirable. D’auantage ayant fait voie L’artifice de Nature,

Ce iiure encor’ fait {câuoir Quelle eft chacune blelfeire,^ Et fi qüelqu’vn offenle A le Crané interefle ,

Ou bien quelque autre partie: Icy l’on cognoiftra bien Les outils & le moyen Comment on y remediç. Carl’autheur (comme eft requis) N’elpargrie point fa fcience. Bien qu’il ayt fbn art acquis

IPar bien longue expériences Voire & par nccefsité ' Qu* il ait luymefme inuenté

Maint inftrumentneceflàireî

Si veut il tout propolèr A ceux qui pour en vfèr 1 En pourront auoir affaire.'

I L’apprenty donc peut trouuer i Icy le certain vfàge.

Pour bien fon art e^rouuer. Sans quenuly ayt dommage*

.-Al-

Mais Ambroifè pour auoic Communiqué fonfcauoir.

Verra que pour recompenfê,,

De fa libéralité

lamaisiapbfterité-

N’en perdra la fbuuenancei

AD LECTOREM

GlGaroni

QuicqutdGaÜus hahet,qutcqui'dp;ripfire Latinf^ Egregîum q^lequid Gracia doUa dédit:

Qmequid tarais nobîsfetmorfe relrquîtinepto, , .

'^me tïbifraEhm ejlcapiit^ttàffî^vecérèhrutht 't^Ttfrons,anfaciesJauciatomibie^?

'eyinfduces,aures,oculifmtvulner£la^

Tôt tantifque malûfqugi^edp^tur-habetl

Hic ergo tydmbropuifinçerètaUd priant . aÀn,non dignus neâare,^ e^mbro^àl

L’ANATOMIE DE LA telle humaine, ilkiflrée par les figures de Les parties. En^ fèmble la méthode de trait- ter les play es , & fradures, a- uec les pourtraiârs des Inftru mentsneceflaires pour la cu¬ ration d’icelles.

ISE P^P^E CHI- rnrgien ordinaire -du P^y ^ ^ luré à Paris.

J tA tefte eflle fiege des i fins, repart de ral- ^ fin de fapience , ae

y laqueüe comme dJl^ne % fontaine fi rtent dimr- fis operations , ç^plufieurs commode-- A

Définit! O de la telle

ANATOMIE

te^ que nom déclarerons cy apres . SL le e^ Jhuee fur tout le corps ^ a fin que F ejfrk animal refijfeygouuerne J ordon¬ ne dijfofe tout ce que Nature a or¬ donne fouh^ icelle y comprenmt depuis , S'md^m. le fiommet nommé Sinciput, la pre¬

mière ffondyle ou *vertehre du col . St Diuifion q^a,nt à fis parties y elle eH diuifee en la cT cornet face fiontytemplesyfinciputy'vertex ^ nues en l^occiput. H^ar la face efi entendu tout ce qui eft contenu, entre les Jourcil^ (^le menton. n^ar le front, ce qui eH entre le poil de la tefte Cibles fiurc fa. ‘Parles temples, ce qui eH fiîué entre le petit ca- thm ou petit angle de F œil ^ ïaureiüe Par le finciput,ce qui eft depuisf extré¬ mité fikperieure du front ,iujques à la fiontenelle ou future (foronale . H^arle <vertex ou fommet , ce qui eH comprins depuis ladiEte future foronale iujques a la

a lit future Lamhdoide . Pur focpjputÿ ce qui efljiny ^ termine parla future Lamhdoide,-^ partie pofterkure de la première ^ertehre du col.

Or de toutes ces parties, les ‘vnes font Jimples,^ les autres copofees .ly aua^ tage les ^nes font contenantes , ds^ les autres contenues. ayMais des contenanr- testes ^nesfent communes a toutes les JùJdites parties de la tefle, corne le cuir, panicule charneux,^ le pericrane.Les autres font peculieres à certaines par¬ ties , comme le pannicule charneux au. col ,àla face , au font, aueuir qui

couure le crâne. La tunique , commune aux mufles , à la graiffe à la fa¬

ce . Le crâne, la dure ^ pie mere , .au cerueau. Les parties contenues fint , la Autres

Juh^ance du cerueau, les quatre a/Èri-

. ^ . . tenues en

eûtes corps contenug_ en iceMx , Les k tefte.

Aij.

ANATOMIE

nerfs proce^mammiÜaîres,le xi/,4 choroïde,^ i^dmirdhle fgÏAndule haftlaire ^ autres defquelles nom traînerons cy apres .

(Ramenant faut pourfuiure les parties contenantes ,en commençant au cuir : car d’ordre tdenfei^nèr eB de pre¬ mièrement traîner des parties pmples : îoutesfok ieparleray premièrement du poil couurant le crâne , duquel en peu deparolles diray ce cpuîmenfimhle.6t <5^e ^^j^pourtant tu noteras quiceluy neB au-

<ine poil/ , , ^ ^ 1

tre choje qu<vn excrementprodmctx^

formé de la partie plus craffe terre-

flre , de la f per fuite de la tierce conco-

Stïo, laquelle ne fe peut exhaler ne eua-

Yfzigcdnporerpar infenfihle tr an fixation, Id^-

tilitè duquel poil efl , en confummat les

excremeteegros cra^ fuligineux ,

du cerueau , enfemhk de feruir de cou-

uerture

DE LA TESTE. ii}

nerture ^ ornement à la teBe.Et fati.t enteâre que ce poil eflfak de la premiè¬ re génération comme eflauÿi celuy der Jourcil^: Vautré ‘vient a mejure que

le corps croifl, ^ dejèiche, comme eVl celuy tant de la harhe que: de deJJouV^ les aijfellesypartiés honteufe s autres endroits de noBrecorps^:ceqm eflma- nifejieàtous. »

Du cuir mufculeux de latefte^.

Ecuir qm cou-

i tion du

ure le Crâne , cuir muf-

qui eVï cou- uertdepoiheB fans comparai: fin plus char- nugros,ejpai^^_ dur Confie ,^quen nulle autre partie ou.

H

ANATOMIE I

il neB coUMrt depoil.^D auanta^c, ou \ illecomre ,eB mejlè ^ infiltré aux ^ parties fuhiacentes, comme aux leures, - aujront auec lepanicule charneux, ' pourceeftdïBmufculeux:e^esautres ^ eri'droits ,. auec cartilages ^ comme aux aifles du ne^ tarfes des yeux , pourtant eB diB cartilagineux .Il a co^ \ nexhrPauec le ndericrane, a caufe qu"il 'i eB infiltré auecpues luy . Il reçoit des nerfs qîlîn;iennet lapremiere ^ Jè~ conde ^ertehre du col , ^dela troijl- | efîne paire du cerueau yCpuife dlfemi^ nent ^ ejpandent par toute fa fuhBa- ce : au moyen depuoy lesplayes^ contu^ j fions ^ apo Bernes faites en iceluy ne i fini à mejpr fir.

I^uPcricrafie.

de LA TESTE. iiîj

Bl n^encriine eH ^ne me- I hrane fort deliee , laquelle )ireueftant immédiatement Itomles osde nofir^ corps, eH appeüee enla teflej^eciallemetl~Pe ricrane, pour ï excellence du Qrane . 8t à tous les mtr es os ^eriofle . 8t tout ainji que cefte membrane prent fin ori¬ gine de la TDure mere , par les futures ^^^5- <S J ^ ^ ^ r cranepret

ou commtjjures du (jrane : amjt toutes naiflance.

les autres de no ftre corps font faites ^

d- J lïîcrç

produites ou de cefle cy osihie de la TDu re merefaifants apophyfis ou produEli- ons tant par les trou^ de la tefle , que par ceux de la fimale medulle, iufques , a t extrémité de îos Sacrum . fe qui fi peut prouuer jpource que lors qù^ne^ membrane , en quelque parue du corps ' que ce fiit, eft endommagée , la mefino afieciion e§i communiquée iufques a loi.

ANATOMIE

T) un mm.Çe qui eB fort manfeBe en ceux quijoujfrent douleur en quelque partie, ^ fuft ce en ï extrémité du pied: lors qu on eBernue ou toujfe, la douleur ' f augmente ,feBendant corrpmuni^

V tilité du quant iufques au cerueau. Son utilité Pencrane ^ couurir le (rane , ^ luy donner cognoijfance des chofis nuiJîhles,parJon fentiment , ainji que fait le ^erioBe à tom les autres os. T)'auantage, il fou- fient c^fijpend la Dure mere contre le Qrane ,par les commijjures , de peur qu icelle parfapefanteur ne tomhaB en . h CVS, ne MeJfaB la Pie mere, co- fequament empefchaflla pulfation tant du cerueau que des arteres , .lefquelles font en grand nombre diBrihuees à la Dure ^ Pie mere, ainjuque déclareras enfnlieu.Le‘l?ericraneagrandecon-^ nçxion a la 'Dure mere^ au moyen qull

de la teste. V «>

mprentfanaijfance.O^parconp^^^ de toutes les autres membranes de no- flre corps .laquelle chofe nefautnegli^r pourleprefenttraitte.

. Des Sutures.

S 1er des Sutures appela lees engrec T^aphé.qui conioignetenfemhleles osduQ’ane.leJqueUes font cinq : Ceft à /cauoir trois ^ra^es.

^ deux mendeufis ou faulfes . Les cinq

^raye^ font nommées, l ‘zme foronale. Sutures r, cr 1 Suture

en yrec ô tepbama. qm est en la partie coronale

anterieure, defcedant du Smciputtraf uerfaUemet ^ers le milieu des temples.

8 f e^ ainjî diBe . pource quen ce^ en¬ droit on a accoujtume dfimpojerles CO- ronnes a ceux quil appartient. D autre

ANATOMIE i

Sutuï:cSa.eB diBe en (^rec Ohelea, Sa^kàléoû gitale. ^yolBe en Fràncoys^qui eflen la, partie

Juperieare , pource que droittement elle diuife toute la tefte en deux parties ef^ galles J^eHendant par dejfus la longitu- Suture icelle ^depuis la 0)ronalejujques a

Xambdoi la tierce pofterieure nomee Lamh^ 5^?’ doide, ainji diBe^à caujè quelle repre- fente ceHe lettre (grecque capitale diBé y Lamhda a . Ou noterai que tout cecy

doit entedrele plus feuuentfour ce qm \ îrouue quelquesfois des crânes n ayants point de future anterieure des autres, de poBerieuredes autres, ny ï^vne ny l au- tre,fors les medeufes.Tu trouueras auf-> fe principalemet, que la future Sagitale ' defeendiujques à l harmonie o u conion-:- Bion des os du ne^ . PareiÜement on> trouuequelquèsfok trois ou quatre JutU: rfs a l os Occipital,teliemet que le nom^\ .

hrenefe

f DE LA TESTE. vj

I tre nefipas toujîours certain, (e (jue Cel. li. 8. Q)melm dlEiqt^ Hippocrates a lai^epar efcrït qilil a eBé trompe au nombre defditesjuture s ^ eHimant qm î occiput fuft diuife rompu pour le re

houchement ajperité que la fécondé future Lambdo idefaijoit à fin ejprou- nette ^ pendant qU^auec icelle tl findoït ladiElèplaye. Les autres deux futures fi'ntdiBes en Çrec Lepidoidés^enFra-^ cois Jidedcufespar ce quelle s ont faillj^^S: à Informe dés ‘vrayes futures, prenant forme dappUcatio dos contre yn autre eftat chacu de fa bafe gro s pfl ef^ai^, au recotre l’^n ï autre atténué , ^

: fait en forme de taiüat de couteaux fu I fi couchant fur ï autre, ainf quefiaiiles r depoiffin. aAu moyen dequoyfint dit- \ tes S quameufis , ainf que les frayes fentdittes Serratiles, pour ce quelles fi

ANATOMIE !

mènent enfemhle en forme de dent^ de jfcye, entrant ï‘vne dedas ï autre en leur I^ourquoy ^mcontre. Et fi on demande pourquoy fait leCra teBefquï efl ï organe leplusnohle de ne dVn corps ) n"a eHéfai&e d'^un fed

fcul os. qu^eüe fu^lmforte e^Jèure.

Je rejponds que c^eft afin qu'elle fuÛ conferuee mieux deffendue des in-

lures tant internes qt^externes : car le Crâne efi:.ant en noflre corps com^^ me *zme cheminee ou fourneau de maifon , auquel toutes les fumees mon tent^ fl 'Nature l'eufl fait tout d'yn os , les fumees nef en eujfent peu exha¬ ler: e:J^par ainfi euffent eftaint fuf

foque tout le corps. T)ûncdepeurquetel inconueniet ne ^int à l'homme^, idatU'- " re luy a fait le (fane de plujleurs pièces à fin que par les commijfures d'icélujy telles fumees peujfent eUre euaporees.

de la teste: _ vij:

'^yla quant aux mutes Intemes.Au- ') ont leur s cemijfures fort entreouuer^ Diuerfîté tes apparatës.'les autres fort Jèrreës.

Etaceuxprincipalemetquinmtpomt decomiffures, Mature a preueuàtel ac cidet.’C'efi quà deux doigts près buenui ro de la comijfure LaMoïde^afait 'vn pf) leplmfouuet deuxtrou^par ou en- ' tre la ^eïne ‘7uppü dans le (/ane:qui font fi amples , quon pourroit prefque mettre ^n fer A aiguUette : par lefqueh les sapeurs f exhalent jOu autremet ïa^ nimant mowroit, ^our les mures ex¬ ternes ^a ‘voulu qùil fuJifaiEi tel , afin quefivhoseBbit fi^aElurè de quelque chojèquecefuliy les autres pour raifin de leurdiuifion, demeurajfent entiers es^fans dommage, confequamimt . que la playe fufl moindre , moins, dangereufe .En quoy faut entendre, que

I

ANATOMIE

fl îos eÛant frappé coBéJè rompt

deï autrepart,cela aiuïet àratfonqùil y a defaut de futures , ou bien qu'eÜes font imparfaiBes . (lAutrement il eH impo fille quetellesfaBuresJèfeifet, ‘veula diuifon ff) feparation defdit^ os, 6tfitum^olieUes (puonne troum gueres de (fanes manques en futures, le te rejpond^ que aufi peu fuuet ‘voit on telles fraBures aduenir.

Or pour condufion faut que le Chû Raifon rurgienjkche le nombre des futures , tÿ Fe°cSrar leurftuation.’àfn quil fâche difcerner gien doit les faBures fiiffrees d'auec les com- nombre ^ depeur qu'il n'applicque fon

des Cm\i-Trepanjùricedes(tat qu'il luy fera pof ) à raifen qu'il romprait les v/eines ■^arteres,^ quelquêsfbres nerueux, pm communiquent des parties intérieu¬ res aux extérieures : dont f en pourrait ^ enfuiure

DE LA teste; viij 'enjmureflux defang , (^uï decouîemt ^

entre le (jme la, Dure mere^ "^flu jieursgermcteux accidetsxeqm eflfrou id par Hipp .Si in ^etrem, wc.^ad Hipp.Ii.5: le fang efl hors défis ^aijfiaux , necefi fairement ilf^altere, -^pourrit. Pareils lement laTDure merefis jilamets coup-" pe^,pourroit tomber Jurle cerueau, qui firoit caufi qu’il n’aurait fin mouuemet libre jau dommage de ï animant.

Du Crâne.

fcAintenant faut avenir au W/ane^que nom appelions le ^efijlequelaufi e fi nomme ^des (^recs (fanium^des La tins faluaria , parce qu’il eft dejjus la teÜe comme ^nheaume. JleBcompo-^^ fie de fipt os,, dont aucuns font plus durs de feptL.

ANATÔMIË

^ ({ùe les autres. Le prefnier e^

h s occiphalje^uelefiplusdur ç^ej^ais que ml des autres. Nature la créé ainjl

dur^ ej^ah pour preuenir aux dagkrs fumures externes ^quipeuuetfuruemr^ comme cheuttes coups,pource qu"e U ^artiepofierkure ny a point dyeuxpour ; ypreuotrjnydemainspourfedeffendre. 6t eB ledit os circumfcript par la future | Lamhdoide^ -^los ^afilaire . Les emk neces de c"eB os font receues delà premk renuertehrefur laquelle la iefte Je fléchit . en deudt derrière ,par le leneflce de quatorze mujcks (que déclarerons cy apres ) -^ de hiai forts ligaments , qui lient ^ joignent les cornes d^dit Occi¬ put, auecles cauite^ dhceüe yremiere ^ Ôs Coro-^ertelre du col. ^^Jecondos eB en la -îial. partie anterieure nomee h s foronalje-

qud tient te fécond lieu en force ^ ef-

DE LA TESTE. ix

paiJfeur.Et eft limité pdr la future Q)~ ronale, ^les extremite^dehs "Bafi-- laire ou Qineiforme:auquel eH fouuent trouué ynegrade cauitéfouh^ les four- cil^pleine d*yne matière gluante jCraf- De guoy Je ^ 'vfqueufejde couleur hlache, qui aide à elahourerlair four flairer, fen- qui font tir,ç^dtHinguer les odeurs daquelle ca uité eH au Chirurgien digne deHre hie notee, fource qu’à lors qu’il furuiet fva- Bure en ce fi endroit , U n’y a quelque fois que lafremiere tahlede l’os rom¬ pue, qAu moyen de quoy le Chirurgien ignorant telle cauité,penfe ^ croit que l’os /oit enfoncé du tout au dedans , qu’il comprime les membranes,-^ par ^ .confequent le cerneau . St à cefie caufe îceluy (^augrand dommaige dupatiet ) amplifie laplaye ^applicque Trepa^ nés autres inflrumentspour efieuer

B

ANATOMIE

îa^ fe'conde tMe âudït os : ce ^»’/7 Si le Chi- le foin, St mnft tels Chimmens imares ignorant fiuuent font caufe de la mort des fau-- deranato j^y'es patients : ce que te puis atteÛer a- ü5t eftcau "veu. Dont il eH hefoin au Chtrur-

fe de la aien comoîHre telle cauiti , ce qu^il fera patiens. ropantpLu/teurs tejtes de mort, pour

en auoir plus ample e^pa^aiùle co- 1 -, gnotf'ance . ILes trotjieme quatrie^-^. me des os fufdit^ , font deux nommer

OsParie- . j ^

taux. Pariétaux ou bregmatts, tenats le tiers

lieu en dureü ef^aijfeur , combien

quhceÜe foit inégalé Çjp^diuerJê enfes

partie s, ^princlpaUement au lieu ap^

pelle Sinciput, vulgairement la fonte-

. nejc Ÿfe

hciput^

neüe ou le fommet de la teBe , laquelle n'a point forme d'os aux leunes enfants s ans enté auàtqu'ils nayent toutes leurs dent ej qui qu'en ceB endroit on fent^ne

coüü:um.emollejfe au taSi, O^'vne palpitation,

pource

DE LA TESTE. x ^2-

Mrcé que leCdits os n’y font encore .

I ^ / r r ' r auecquel

forme^entierement . Cela Je fait , apn^^^^sdets. ^ue la redondance de se xcrement^hu- rrâdes ^ajoreux contenu^ aucer^

'ueau yjèpuijfen t exhaler parle moyen de fa dilatation cotraBionjqm Jont

fes mouuernent^, qui peuuènt eflre no- me^Siflole 'Diaftole . ^oncluJton}^^^f^^ fejdits os font toujtoursplm tendres naturels

Bus deliee que les autres: teüemet qu’o

I r J -a:

les ‘z^oit Jouuent en aucuns endroicts e&teaf^c^

n’auoir non plus d’ejpaijfeur qu’nyn

gle. Par ainji donc eH f ie necejjaire au le.

chirurgien de comoiHre diligemment Annota-

, ^ J ^ J ^ / ..tiondîgnë

VespatJJeur des os du Crâne , lors qu^tl d eftreob- faut trépaner. Et font circuit^ ces deux P^ruee. os quarre^ en la partie fuperieure de la future S agit ale de l’inferieure des

futures mendeufesou fcammeufes , de

f anterieure , de la Coronale ^ de

' '

ANATOMIE

la poJlerleurejLaml?doïde^Gci^ti^ me ^ lixiefinefqpt deux autres nom- mé^os Petreux^puifiûuentlesjufdit^ en ef^aijfeur force defpuel^ font U- mite^ de la future mendeufe^ ^ d’^-

Os Sphe- ^afîlaire. ï^ feptiefneleH tos Sphé¬ noïde on y , en ri r ' ^

Bafiiâire. noide OU Bajuaire : amjt nomme ^pour ce qu'il efl fondement de la teBe portât tous les autres en leur propre ^ dent ftuatlonfans qu'il^fepuijfent deff ai¬ re . qA ceBe caufe a eBe appelle os Qi- ne forme ,8teB ledit os fini termi¬

tant d'^n coBe que d'autre ,par les os dufi'ontj n^etreuXy Occipital du palais:^ efl défiguré femhlahle a^- ne chauuefouris,^prînclpaüementfis apophyfes nommées en (grec A^terlgoï- desy ff) femhlentreprefenter les orelües d'iceüe. D'auantage dy a ‘vn autre os fitué en

D E L A T E s T E, xj

fttui en la hafe delcos (oronal^ arn^uel Je finirent le s proce^ mammidaimje- quel a eHé nomme des mtheurs (Jrecs Sthmoïde^des Lutins Spogkux ou (ri- hleux : pource qu’en luyy u plujteùrs trou^comme aux eï^ongesou crïhles^ pour conduire les odeurs aux 'yentricu'- les anterieurs du cerue au.

Itenfjhntjtx autres petits o^elet^ contenu^ esosH^etreux , dans le trou des oreilles J à Jçauoir trois de chacun coHé mmme^ Incus , Aîaleolm ^Incus. Stapé s , pour raijon de leur figure qui^^^^^^^ eB fèmUdMe tnyn à ^n enclume, l’autre à yn marteau, ^l’autre à l/n eBrier d’^n cheual %eiBre . L’m;^ faige dejquel^ te fera déclaré cy apres ^ lorsque parlerons delà faculté audt- tiue . Outreplus on trouue en aucuns Qrane s, certaine s diujlons d’os, comme

ANATOMIE

ptece^

ce Guenutron, ayants comm^nres pro^ presàeües^q^idjontchojesdignesâ'eflrs hkn cogneues au Chirurgien , lors qu’il eH hefoln d’yjèr de trépané ^8 1 telle cho fe pourra eHre cogneuslors qu’d fepare^ ra le Perlcrane d’auec le Crâne , Car a , . l’endroit des commiffures Ae Perlcrane '

ne ell fort pim difficlUement fepareque es au~ adh^-ent endroits OU U n’y a point de comlj^

lYcnàîoufdres.àralJondes^aijfeaux (^fihres

à^f com-ne-y'ueux'^qui communiquentde la TDu- iniflures. i 7r r-n-

remereparlescommtjjures yUu Pert^

crâne à luy contenu . /^^^ûesTsAêl femmes fent pim delle^ ^mol^qm ceux des homes: des ieunes enfants, que de s femmes. oAufl ceux qui n’ont . encore s accompli leurs trois dtmenjtos, les ont moins durs e^ai<^^ que ceux qui fint perfait^, ‘HareÈement les.

DELA TESTE. xij

[ySthiopes ou adores tom autres ^ui halitet és lieux chaulx,yersle Adi dy^tSqmnoBial jQntle Crâne fort dur^Cs^ nont point oupeujdejutures .S't tout ce y oBpour colliger ainjî que- dit Hipp . qùen ceux qui ont fa&:ure au Crâne mol ^ délié , les accidents fint li.des play plus grande, ^la mort fera plus ^ chejqùienceuxquilauronte^aî^-Q^

Jolide : a raifen quil faut plus de temps pour altérer ^ pourrir l'os dur ^ qu’il

n’eft requis à^n mol ^ délié, o^utre raifen ceB que l’os tendre Cjsr* délié fera plufloB couppepar latrepane,queceluy qui eH dur w éfj>ai^ . Oultreplus au¬ cuns ont ^ne ou plufemsprominences: ouenleueures en rondeur au Crâne, ou¬ tre le natureldaqueUe chnjè au fi eflbïe \

a noter pour deux raifens. La première pour la conjfderatio du couppource que .

ANATOMIE'

fil aduiem furîceüesgrânde ^ longue diùi/ion: ilnepeut eHreque la playe ne pénétré audedas^car il efl certain qu'on ne peut couper faire grande diuifon

en ^ne chofe ronde {corne en <vne Iout le) qu'on ne pénétré pim fort au dedans qu'en ^ne chofe platte w point ef

leuee. La fécondé raifin ceH,qu'icelIe prominence fait changer la figure fiîuamn des commijjures . oAucon- traire , la ployé peut eBre faite grande fur la figure ohlogueyfans quelle pene-r tre au dedans.D'auantage faut que le y a deux ^lotrurgien Jache que au Crâne Jont tables . ^ deux table s J entre lefqueües eji le DU eft ^vte^P^oé ^ qui eB^ne JubBancefiongieufe: {nh&înceoufmferent plufieurs %mnes^arte- âtSIef res, quelque ftmilitude de chair. Ce deux ta- qui O eBe fait par ^zme prouidence de ature,afin que le Crâne ne fufl trop pefant^

DE LA TESTE. xiij ^

pejknt , aujit four contenir lefmg four la ruiurriture ^ie du Crâne ,

four donner fajfagç aux. ^afturs contenues au cerueau. ^uantùlata- hle Juferieure du Crâne , elle eftf lus eF^ ai jfe , forte folie, que hinferieu^ re. D'inferieure e^f lus mmfefuhûlé, 'inégalé ,four h ailler lieu aux rei¬ nes arteres internes ( l'imfref'wn defqueües efl euidente en ladlBe fe^ conde talle,fartie intérieure ) dejquel- les certains rameaux entrent dedans lediB (jrane,far certains fet'it^ trou^ au fi afferceu^à Væil.dyéu moyen de^ quoy la Dure mere est Juf^endue attachée auCrane, tant far le s futures que far les Jufdit^fet'it^ rameaux: Chofes dignes d'eflre notées au Ch'irur^ gten. CarfarnL;ngrandcouf orhe (ne¬ anmoins qiû'ilny aytfaBure àhs)

ANATOMIE

pour l^eshranjlement du cermm , tl fi J fiuuentesfoys ruption defdites^ coup ^ (trtereSjdont le fang découlé en-

bc fc h s 0* les membranes , 0 le pim

defva^- fiuuentla mort f en enJuyt.Cequefera fcixu. A6t4e^claré cy apres epuand ieparlerayde s^e^uit! commotion du cerueau . D'auantage

fautque le Chirurgie ip)it bonne cognoifi fance de laJùbfianceJpongieuJe,qmefi mtre les deux tables , nommee diploe, laquelle eH fort molle ^ au regard defdt tes tablesjorsqu-il trépané j0*qu"auec quesdiferetio il ciodmfefa trépané, pre^ nant indication de ténuité ou. efpaif pur de la ficode table:de peur quotout à coup en appuyant trop fort , il ne ten^r fonce au dedas , dont fi pourrait enfiy- ure couuljto, &par conpquet la mort, cA quoy iePpere obuier parle moyen ^ d^^ne Trépané, que ïay inuentee corne on^verrà

J La Dure

DE LA TESTE. ijdiij m 'verra en ceprejènt traitti,

DelaDuremere

^Tantainjî demonflré ^ tout le Crâne ^ il faut ^ 'venir à la Dure taye,

\^^ui eB

fmieres ci^principales l\ne des mehranes de tout le corps. Elle firtpar les future s ^ par les trou^ des nerfs me qui Jortént hors du Crâne , Cst^par les trou^ des os Stmoïdes ou coJlatoires ^ a corps. xeüefn que Pair les odeurs puiffent

aller au cerueau,lors qtCil en eBhe~

Join . Süe reueB la tunique intérieure dune^. Pareillement fort par le^rand trou par ou dejeed la nucque qui en eB remBm, ^^eneralement chacun netfeenà par membrane de tout le corps : à caufe

J ' 11 n -'.trou par

ée quoyfu eny a aucune, hkjiee en quel ou defeéd

ANATOMIE

la nucque partie du corps que ce Joitj adnjt que

nous auons dit par cy deuant ^Joudain parla comxîon ou continuation quelle a auec la TDure mers ^eüe communique fin affeEiion au cerueau: comme pour exemple muspoumns entendre de ceU patries luy qui ayant ‘vlcere enfin pied ( par- malades.^^*^ fnemhraneufie ) fentoit monter tout le long de fin corps certaine matie-- re^ouyapeurfioide iujques au ceruéau, dhntpuù apres f en enjuiuoit Spitepfie, 8t ft tu m'ohkÜes que tel fentiimt efiok, porte par les nerfs Je rejponds que iceux. fint confirue^ ^ ^eBu^ de la plus grande partie defdites membranes du {ul^fl^ce d^iceüeDurerm^ Dureme-^^ cfiaiffe^^dure fins que nulle au^-

.J? ^^-tre meorane , (hnt elle a obtenu le nom dure. ^ Tl>ure mere: à raifin quklle engendre

Ks* produiBjConferue ^ entretient to u^ tes les

DE LA teste; XV ^ tes les autres. Son utilité eB ctenuelop~y tiliti de jer entieremet.tout le cerueau hlher (pC'tl ne foit hle^èdu Crâne , lors qu'ilfait fin mouuemet: qui eB la cou^

Bume dénaturé jde mettre entre deux contraires /zm moje:pource entre leQ-a ne qui eft dur ^ e!^ le cerueau mol , elle a mis ladiBe membrane qui efi de fub~ fiance moyenne entre les deux : la--

quelle eB Jiifi^endue attachée aux

futures par %^eines, arteres ^filamens nerueux.qui entrent au cerueau , en firtent , neB adhérente audit (fa- ne (fi ce n'eB comme a eBé diB) ny au cerueau ^ maisy a efface , afin que le mouuement d'keüuyjoit libre. 'D’aua- Autre vti

tage elle a autre ytilité,(fefi de feruir de^f^

Dure me

conduîBe auxyeines ^ àrteres efians re. entrées au (fane, lefqueüesf infèrent en ûkature d'iceüe fiaiBe à la diui-

ANATOMIE

Jio du cereheüé 0* du cerneau , font

ainji codmEies tat d!^n coHé que cEau* tre J far les parties latérales dudiEi cere heüe iujqjies à la fimmité diceüuy.Au quel endroit icelles ^nijfent finjt- . nmt dedans l'autre duplkature d'iceüe Les vaif- 7)^^^ laquelle diuife le cerueau

icaux qui ^ n / r*

cntrét tieux parties, a jçauoir dextre Je-

Sïent ^nionfejîed iufques au

au torcu-frontjelon la reElitude de lajuture fa- gitale: ^ a eflé nommee des autheurs Veine tor a,ncies,torcular,autremet prejjôirpour^ cular. ce que d'iceluy ejl exprimé lefangqui noumlî le cerueaupar grand nom- Dernier de petits ^aijfeaux: Finahlemet le

gage de dernier ^fage de la Dure mere eft, de j-e, diuijèr parja duplkature tout le cerue-

auyrincipaüemet en deux parties, Jca^ noir efl, anterieure ^ pojlerieure. Puis apres en mejme forte die diuife encor le cerueau

DE LA teste; xvj

cerneau en partie dextre JeneHre : à jîn qu'une partie eBant hleÿée, autre demeurai entïere ,faijant fin a&ion, ainjt qui nous eft cogneu auxparalytic’- ques . 8tte juffifepour leprefent delà deJcriptiondelaX)uremere,

DelaPiemere.

(L^feconde memlra \ne du cerueau eB no-

Vmeepta mater, jubtt- ÿe fort deliee , tij^ ^Juede plufieurs rei¬ nes ^ arteres ,pour fa^ie ^ nourri¬ ture,^ aufidu cerueau. Elle n’enue- lope feulement le cerueau corne la Du¬ re mere : maïs aufiifinfire dedans les profondite^ anfaBuoJite^ diceluy

pour le lier tenir enfemhle de toute

ANATOMIE

part lufcpes à la capacité des yentrku^ les, auec plujteurs petits fiéres ,parlef. quels efl conioinEle aucc le cerneau: ^ àraifin fa tenuité ^ adhérence ne Jepeutayfementfeparer . l^arquoyU faut ^oir ^ confiderer en faftuation, la leuer auec la (ùh fiance dudit cer¬ neau, Or icelles membranes quand elles fini affligées, excitétgr ad douleur .pour la ^èhemence de laqueÜe foudroyé af

Les lefdites.mehranes font plus

cerucau caufe dufentiment , que n’e^ la propre

ibntcaufè

^Jùbfidce du cerueauraux maladies du-

ment. ^ , quel napparoifi que petite douleur,com me on peut 1/oir en la maladie nommee

Lethar-

Phrenefie le qui efi appeüee Phrenefe,qui eBpro^

irgus jdiffèréte w contraire d ceU

prepafiiondefdites membranes, comme Zjethargie du cerneau.

XVij

DE LA TESTE.

Du Cerueau*

^Enjuit mamtemmlê cerueau^cjuieBfnnci^ pe des nerfs , du. mouuement l'olomai^ rejtnjirumetdela prc^- mtere &•* prhpcip de faculté de îame^ ifèft àfçamîrjammale C7*raj/onnal?le: lequel e^ plufrd à l’homme ^ue à nul mtre animant ,rernpUjÇant:quafi-tout le crâne. le dk quafi^carfil ïeuB rem- ply du tout f on mouuement n’euBpeu- eflre accomply .Son aViion 'fage efl d'elahorer le frit animal nece faire a Cemeaiu tout le corps.jtlp^deferuir comme d'orga^. ne \ aux operations de la principalefa'.^ culte de tame^qui elî la raifonnahîe, .

Le cerneau eïi douhte^ anterieur poflerieur,diuisé par les repUg. de la Du re mere comme mus auons. dit. Dont U C,

ANATOMIE

fojierieur eft nommé QreheUe , a rat- fin de fa petitejfe , ï anterieur a rat-

fin de fa grandeur , a retenu le nom du tout^afçamlr de ccrueaudepuel eft en¬ core s douhleydextre -^feneBre: eBant aufi diuisé jpar la fécondé dupUcature de la Dure mereiOu noteras que le mm dhiifiô en ^ dluifo en ce lieu icy ne doiteftre prisa ce lieu ne la rigueur pour totale feparatio de t'vn prisà ^ t autre, farainfla diuifo feroit gaeur, faulfe: maispluBoH comme chofe félon fa plusgrandepartie diuifee: corne nom difins des lohes des poulmons du

foye^ far tout ainfe qu'iceuxne font point totalemet fèpareg diuifee /’>»

de ï autre ÿ ains continu^ en leurbafe: ainfi pouuons nom dire des parties du cerueaujefiuelles comme lohes, fint <V‘ nies en chacune dlutfio fur leur lofe ff! fondemet, comme l anterieur tant dex- treque

m feneHre , auec(pçs le poHeneur

au commencemet de la mccjue ou me- duÜe finale . La Jùperfde. extérieure du cerneau eH molle tinterieur-e du rejCalleufe, fort ^ie^ au cotraire de rieure du

î extérieure ylaqueüe eji anjraEtueufe^

reprefentant/vers entortille^ en di- ^ Tinte- uerfes maniérés fl l’etourde laditte fui?- fiance càlleufi..

Des ventricules du Cerucau.

‘Lres ces chofis 'veuës pfi) L’^j-dre cojldereesfaut 'voir les >e- anatomi- tricules . €t pour ce faire eB bejoin de coupper 'vne bon- têpiation ne partie de la fubfiace du cerneau, p^- enle couppant, de contempler 'vne reju- cerueau. dation de fang qui fort des porofite^ de fa fib fiance. OultrepluyS faut aufii con- C ij

ANATOMIE

Jlierer la fuhjîance^oglmfeyenlaqueU Lacuna lejont contenu^ lesexcremets , qui puis toire. ~ font expurge^ par lacuna ou cola

toire.Ce fait, îrouueras dedans lajiih* fiance diceluytant anteriePyrquepofie- rieur, quatre ventricules ouçoncauite^,. coioinB^enfi?nMe par certaines yoyes, parleJqueÜes les efirh^ informe^ par les eî^eces fnfihles inteüigihlespeu

uet pajfer (^communiquer ï^n à Pau^ tre/Docques les deux premiers pim

grads fnt mis ^ colloque^ au cerneau anterieur, vn de chacun coBè : Le tiers Jouh^ iceux,tout au milieudu cerueaU. Le quart dernier eB jur la defiente

de la nucque, lequel on attribue totale¬ ment au cerebelle ,pourcequ on dit que danucque fembleplmprÛre dudit ce- rebelle que du cerneau . Or quant aux deux ventricules premiers ante¬ rieurs,

DE LA TESTE. xix neurs,tl^ fint couche^ eBedu^ tout-

le long du cerm au en forme de deux croijfant^, les cornes defquel^ regardet fvers le dehors :keux Jont fort grans jpacieuxfûurce ^uil fatüokquelej^rk eÜant encoresauec tous fis excrements fut elahori repurgé dkeux. oy^u

moyen deqmy telle grandeur leur aÆé hailleeplm (ju aux autres ^mtrkules, ou ïefirtte^ défia receu,^ en tout éla¬ boré C5?» ^uafi pafaiB.Lefdks ventri¬ cules fint fortMancs , vnis polis en

leur Juperfick ^face Intérieure , hors mis (puilg^ ontjur le milieu du croi fiant vne extuherance tant d'vn cofbé que d autre : fiirla hafi de laquelle la fo- hmne du ventricule moyen eB couchée tsdant vérs le ne^fiuh^ le Septum lu- cidumfiquel dhiifi fipareles deux

premiers y entrkules , Leditfiptumlu- ScptumL Cîij

ANATOMIE ûLutre chofs qii^'vne partie du. tie du cer ceriieau meâîocrement folidcj toute sfok . % lucide:au moyedeqmy

Tpai-ante . Us écrits animaux des ventricules an¬ terieurs comuniquent enfimhle:ç^com bien que ledit Jeptum Jàit aJJe^Jùbtil ç^tranj^arant : neanmoins il eH fort denfe,yeu que teau contenu^ dans l'^n des ventriculesne peut par îceüuypaf fer autrauers de tautre ( ainjtque i^ay fiuuet ohferué, ^ non fans grande ad- miraùony en Vouuerture des^ens mort^ de par alyfejaujquels îay trouuelevt tricule ducoBé delaparalyfe dilate, ^ eflargide la quantité d'eaueenke- luy contenue: combien qùen Vautre ny en euft point, ounopasd'duantage qtlon trouue à ceux qui ne meuret deparaly- fe. ’Toutesfok aucuns ont voulu dire, qu ontrouue toujiours certaine aquofté dans

\yfxe-

DE LA TESTE. xx y,

dans les ventricules ^luijè fait parla, concrétion des Vaporeux esprits ani^ maux ,faiêleparla jroidure q^ui vient quant ^ quant la mort,

Tyauantage il faut entedre que ces deux vetrkules fe terminent en vn co- mun conduit comme deux Jouffet^de forgCypar lequel hf^rit defdits ventri^ cules anterieurs informé des efpecesefl apporte au moye ventricule. Outreplus il faut confderer efdits ventricule svn corps nommé plexus choroïdés:Aujsi le conduit ouvoye par laquelle les excre- ments gros limoneux, Je purgent par la glande pituitaire ou colatoire.

Or le plexus choroïdés neH autre ehojè Plexus quvne epiphyfe de la Pie mere iüec en noyée, farci tijju de Peines c>*-^ïr^^-.piphyfe

res dijferétes des autres, au elle a en tou

* / r ^ J ^ ri ^

te La circunjerece du ceruean, Jeulemet

Cmp

ANATOMIE

mqtidnüü jtoutesfois Juffifintes tant pour fa propre nourriture 0* ^ ‘te ^pus pour la générant des écrits animaux^ lefquels prenmt de tel^ yaijfeaux pro-^ duïts audit TPlexus choroïdes deïarr tere poferieure 0^eine torcuîaire^ma tiere idoine ^propre ^foit qu'elle fit ^aporeufe ou autre, ctme aufidel air parles apophyfis mammiüaires , qui jontyoyes cornunes tantdluy q ùax odeurs 0excremets fuperflm:nyeuque l’ahondance de matière trop crajfe 0 ^ifqikufe,empefche ïair 0i les odeurs dèparuenir au cerueâu, corne l'on ‘voit à ceux qui font eath arreux , 0 enm- me^: d câuje dequoyfenjuymt doleurs detefle 0eHernumes,lorsquela fa* culte animale expultrice eH forte , 0 la matkre neBpar trop crajfe 0 ‘vif queuje.

DE LA TESTE. xxj

Et quant aux exerew&s du cerneau lefqml^ luy font apporte^ par les *veï- crements nés ^ arteres ou autremet.ies ^vnsfent ceme- rares ^ ahreux lefquelsfeùaporetin-^^' fenjiblement par les futures du (fane, ainfi quauos dit parlai des 'Vtilite^ di celle s des autres fintcra^ ‘vifqueux

lejquel^ fini euacué^ des l^entricu-^ les par lesfufiits proce^ mammiliai-- res(felon l'opinio de (falien) d-^vnco- Opinion d’autre , enfemble ou àpart ; St partant les'vns difent auoir ^zme narU ne bouchée feulement, quad la matière ouexcrement morueux defiend fetde^ metpar'yne de ces apophyf sdes autres toutes deux, quad elles ne diftiüent ny deTniinenydelautre.

L’utilité particulière e;^principale ^ Vnlité diceux ^ventricules eB de loger la fa- venmcu- €ulté imaginàtim ^eBimatiue ,lors^^^

- - - rieurs.

ANATOMIE

qu'îleÛ queBion quel'ame par keÜe examine toute chacune piece Ulec raporteepar les fins extérieurs , les con¬ férant enfimhlej ^ mettant par ordre pour en auoir ^ray lu^e mgement de la faculté raifinnal?le,la>queüe tient fin confifioire ai^^entricule moyen.

ScS tiers 'Ventricule quieH le moyen] efl fitué entreïextremitepoflèrieure des deux ventricules anterieurs le ven îriculepoflerieur.jMak auant que fai¬ re mention du quart ^ dernier ventrî cule y il faut confiderer les fix parties quifenfùyuent, à fi/^mirlepjaloï'deje conarium J,e corps nomme natés, tapo- phyfe vermiformUyle peluis pf) le con¬ duit pafant pf) trafuerfant de ce 've- tricule au dernier.

ou forïx au premier nomme pfaldî-

de oufomix , ce n"èB autre chofe que le

DE LA TESTE. xxij

teB ou couuerture du fuf(üt moye 'ven¬ tricule, lequel reprejeme y ne Moufle fl- tuee fur trois piliers : dont t^nfeHend

Herieures du cerueau,yn de chacun co- fie . La caufe de telle figure qui eB par dehors lojfue ç^par dedans creufia, eBe,a fin quhly puijfe auolr lihre ejpa- ce ^ aifie pour le mouuement que fait le ans hf^rit animal •' (faufil qu’il peufi mieux foufienir dp* porter lagra- de quantité ducerueau qui est appuyé ffi) mis tant d’yn coBé que d’autre.

^uant au fécond, c’eB ynepetiteglan- dule de la mefine fuhBa^e du cerueau, ronde ohlongue en forme d’^nepo-

me depin : acaufidequoy aeBenom- mee (onarium, laquelle eB fituee l/is a Conaria» yis dupetit trou qui defcend au dernier

iujques près le ne^fould le fèptum luci- dumdes deux autres y ers les parties po

ANATOMIE

Ventricule eHam attachée auxfartks latérales cticeli^ , ^partie baffe par continuation de JùbHance de ladite glandule du cerneau,

cona^ Vtilitè eH de renforcer la diuU rium. fon desVaiffeaux illec conduits auec aine apophyfe de la Pie mere , pour la generationdeï eff rit animal y don¬

ner ^ie nourriture au cerneau, fcSr du Le tiers (pue nous auons appelle glou- ccrufeau. tia OU nates y eB ^n corps de fuhUance fortfelide ^ treshlancheymisparfiu^ la fufdite glandule y lequel eft ainji ap¬ pelle , à eaujè quil reprefente deux peti- tes fejfes d enfant ytoutesfois mieux aux heHes qu aux homes ^ encores mieux mmouton qu^en nul autre animal ,.8t aeHe fait ainf felide, àfn quHlfup- portaBÂauantage le trou quenoîss a- uos dit defedre de ce dit ventricule au

DE LA teste; xxiij y/

pBerkur, par le moyen duquel le cer¬ neau efl conioinEi auec le cereheUe . Le quatrième eft ‘vn apophyjè dudit cere- belle ^portïo dhceUuy la plus haute, faite corne deplujieurs pièces circulaires ou rouelles iointes ensebledaqueUepour la fimilitude qu^eüe a auec cesgros^ers hlans que Ion trouue au boys pourri , a. ejté appellee ^ermiformis , comme qui dirùit ^erjèmblant , Son ytilité efi de Vermifor feruir audit coduit comme de portier de-^^ quel en temps lieu laijjh pajfer des té,

offrit s tant qtûil en efl bejoin , au yen- triculepoHerieur.'depeur quefilypaf foit tropjùbitjl nefift confufion des cho fis mémorables:^ partant a efléjitue Jùr le commencement du cereh elle, pour clorre ouurir ledit conduit . -^uant

au cinqieme c’eft le conduit a euacmr les extrementsgros (^cra^par lepa-

ANATOMIE

lais ,lè(]uel four fa figure eji appelle Choana ou nPeluùfource (ju il a fem- hlancé d-^n petit h afin ou bien d'^n entonnoir ^ pour fen lfaige, ainji pource (pu"^ entonnoir de fa partie fiperieure eft large déf endant tou^ fours ^n appetijjant: aufii ce conduit. eB àinfi faitjl defiend depuis le fufdit. n/entricule iufues a laglandule fituee entre les dpophyfes Clinoïdesxomme tu. pourras *voir à Pæil j 'conduifant den- hault en bas quelcpùe werge ou quelque, fi^atule bien deliee mince ypojêé de^

dans le creux dudit conduit . j^jie le fixieme ^dernier deschofesproposees, qui eB le conduit pajfant de ce Ventri¬ cule au dernier , pour eBre 'véhiculé de hi^rit des conclufions prinfes au moyen 'ventricule ^au pojlerkurxomme en 'vn Hure de regiBres ou dedans 'vn threfor

DE LA TESTE. xxni; threjor d'^^uel on les futjfe rejeter ^ prendre en cas de necejiité . Or cedit co- dmt defcend de fin origine auec le feU uiSjfuis IfientoH apres le laijfant fen y a par dejfouh^natés an dernier ^etri culeià cefte caufe pour le monftrer faut coduire la qu^uëd^ne fhatule tout au h

7 r‘ I ' r -7

long a îcelî^ tujques au ‘ventricule po - vêtxicule.

Jlerieur, lequel tutrouuerasparce moye

defehirant ledit conduit , diuifant

parmy nates . Zëvtilite ^fage du

ventricule moyen eH de feruir comme

deîrihunal conJlHoire à la facidti

raifonnahle J lors que tame par icelle Q^tiie^

veut faire fes iugements (^prendre fès ^f^uïc

conclujions des chojès àfiy prejèntees

par timaginatiuejefiimatiue ouphan^

tafie . Le qua^l: dernier ventricule^

eïijîtui (comme a efté diEl en la comw^

Bion du cerneau anterieur pofle^

ANATOMIE

rteur)Jurlà dejcetede fanuc^uedequel un attrihm totaüemetau cereheUe,^our ce que la fiifdite nucquefehle plusproce der d'icetuy que du cerne au. Or eH d en tre tous le pim petit 0* aujii plmjolide, Plm petit pour ce qu"il tfamit a receuoir quehjprit parfaiEtemet elahorè , cÿ pource moindre enquatité :plm dur plm folidepourle mieux, ei^plmfeüre LVîilité met c’oîemr.D^Jkÿe et milité diceluy

du quatri n i 1 . ,

cme ven- ^P regarder ccjeruer ce qui aura e-

tricule. Jie coclu deliherè detejj>rit:àfin que toutes les fois que la perfime Je Voudra ayderdescocluJtospriJesauparau’dtjQU - des chofes notables qu'elle aura l^oulu retenir : elle puijfe tirer delà comédon threJor,ce dont il fera hefoin en temps lieu:eequtjera déclaré cy apres phts amplement . D'duantage il me Jem- hle q ue ie ne me ejlongneray gueres de

DE LA TESTE^ xxv

mon proposjt en cefl endroit le reduh en mémoire les faculté^ animales , pour leur grande exceüenc'è djgnité.

Des facukez animales.

One apres auoir parlé des ventricules du cerueau , à preset nom faut demoftrer

_ epue^ature par laquelle

t’entés le ^ieu vmat faBeur de toutes chofèsyHe les a faits fans^radé neceÿké: par ce pu’en iceux font contenues les a~ Eiions, faculté^ ^ operations de l’ame, qui font chofis Juhlimes ^ohfctires ,Jl bien que leur excellence furmote la ca¬ pacité de noHre iugernet humain . Tou- tëspis comme dit Fierabras med-ecln doEle en fa méthode , afin que nom ne fufiions ignorans corne les belîesj Dieu D

ANATOMIE

a n^oulu qu'en quelque partie not4S con^ .templions nature jen cherchant lescho-- Jes qui fe peuuetgrojjement demoflrèr., Et de fait pour efclarctr icelles chofes hautes ^ oljcures. , les^ncfens ont fai^ cinq fins intérieurs^ correj^ondants aux

Les cin 'Voir, odorer ,gou<-

fens exiHer ^ ouir toucher. Lejqueî^ inté¬ rieurs te déclarerons U plus JuccmBe- ment qu'il fera pofiUe félon ce que i'en ay feu comprendre pour auoir leu ouy plufeurs ^ diuers aut’heurs : iaçoit que d'iceux ie tire quelques pro¬ pos cÿ" notariés fntencesfefl ce quen cela ie ne pefe faire non plus de tort que fait njne chandelle en prenant fa clar¬ d'^tie autre . Or donc lesfns intéri¬ eurs fint cinq f f auoir la faculté ^ puifance animale fnftiue motiue,

laquelle n'elî diHin^uee aucunemet fé¬ lonies

an^ Jcn^

feneftrs

DE LA TESTE. xxvij

Ion les Ikux de fes operations comme les autres fins : ams eB diffujè par tous le s> 'Ventricule s, <voire en la Juh~ fiance du cerueau , 'veu quküe enuoye aux parties du corps qui en ont bejoini le femiment mouuement'voluntaU

, rejdefquelslesinfirumetsfintles nerfs ç^lesmufcles.c^aisdeuantquepaj^ ferplm outre nom dirons que (fe fi que fentir:qui éfipercemir quelquechofepar le fins. 8t te faut icymter que première- ment que le fentiment extérieur put fie du fenti- eBre fait^quatre chofis font requifésdef^^^^' quelles concurrent enfimhle •' a fçauoir la faculté oupuifidnee de tamepar la¬ quelle font faitte s quelques æuure s ou funElions qui 'viennent de tefprk ank mal J conduit par les nerfs.

La ficode ^ c'efi l'organe ou infirumet eontemperé idoine a receuoir lesfun^

D ij

ANATOMIE

Bions:en laquelle /:omme a fonfubteB^ lapuijfance de lame fait fon operation La troijiemefohkEl qui eftla chofefen Jihle ^ perçeptihle , ou ce qui eB obie* clé ci^prejènté a l organe, &^enuer s le-> quel la faculté oupuijfance de lame el xerce fs operations. . La quatrième eB le moyen qui reçoit lohieB de la qualU fenfhle, le porte d l organe . Exe-

pie . Sas la faculté animale fenftiue on ne pourroit aucunement fentir : pareiU lement fans lorganequi fntles nerfs dont le ^ray cuir eB tiffu ,par lejquel^ lef^rit O faculté animale eB portée, on ne pourroit fntir: aufifans le moye qui eB la •uole ou paulme de la main des doigts principalement elp^e fias en leur température naturelle : car au- trement ne peut eBre idoine a receuoir lesfunlîîQs de lame.Parquoy lamaîn eBant

DE LA TESTE. xxvij eBant trop rejyoidieou ejchauffee ^ ou caüeufe ( comme peumt auoïr les char ^ pentkrsjforgeros -^autres Jèmhlahles manouuriers ) ne peuuent auoir certain tugement du taU.Dohkti du taB c’eB la chofi jenjtble ou perceptihle qui eB ohieEiee ^prefentee à t organe. ^ emers ' lequel la faculté fènjltiue exerce fin ope ration : eist* cedit ohieBefl toute qualité taBiüe faite des qualité^ premières ^co^ me chaleur~jro.ideur}}umiditè e!sr*ficcU 0r autres qui les acopaignent, com^ medurtéymolefieyafieritejlenît'epefan^ teur, legeretéjej^aijfeùry raritefiriahle^ onBmuxte^ encores d'autres adioin-- tes à icelles ^commegrandeurfetitejfe^ f gure, nombre jmotîonye^repos.

Le fécond le fins communqui re- coït les images ffi) formes à luy offerte s- ^ apportées parles cinq fins exteri^ D if

ANATOMIE

eu^rs , (lijcerne les ohieEi^ dkeux:

ceH adiré cjuil comprent reçoit le s operations , ef^eces ou femUances des chofes materielles (put ont eHé receuës par les cinpfens extérieurs, lefquels font fevdement comme mejfagers au fins co-^ mun,pource pu il ny a rien à tentend^^ ment ou fins commu,pmpremierement n^ayt eBe aux fins extérieurs : ^par~ tat le fins commun nous eB4onnépom

Les adios y^ceuoir les aBions des (èns extérieurs..

des iCtisex

terieursap Qar l'œil ne cognoift point Uanc ou noir, partant ne peut difeerner des couleurs:.

aulens co^ i ^ u n > r

îîiun, lague ce qu'eUegouBe ,nyle ne^

qu'il odore , ny l oreille quelle entende, oula main ,fans atmr touché ou palpé chaut Gujroitpour ce que telles aBions appartiennent au fens commun, qui iu- ge l œil duoir^eu Uanc , rouge ou noir, ou auoir'^eu ^n homme ou ‘vn cheual QU autre.

DE LA TESTE. xxix^^ ou autre chojè materielle comme njn chafteaUj ‘vnnauire ^ autres Jèm- hlahles : nonohjiant'que tu ne les ^oye flus , tu en aurais neanmoins en toy co - gnoi^ance (jue la chojè efloit Manche ou noire igrmde ou petite: ou auoirjènti njn odeur fielleeïï lonne' ou mauuaife: ou apres auoirgouBéf ileJi doux ou ar- mer : ou auoir ouyji le Jon eBgraue ou petit :ou ayat palpe ou touché ^ne chojè Ji elle elh chaude oujrôide . Car toutes les actions desjèns extérieurs jînijjènt OM fins commun y comme a leur centre: ainjt. que d'^vn cercle toutes les lignes ^viennent de la circunference Jînir au centre qui eli le point commun y comme H te peut eÜre demonHrépar ceHepeti'- tejïgure-i

D ÏHj

1

ANATOMIE ;

St pour ceBe cauJèeB appelle iceluy ^ fens commit, premier exprime tom

les fens extérieurs ipource ^u'U en nfe commêdefesjerukeurs en dluerfe s né¬ goces maniérés , iugeant ^ difcer- mm les chofes qui luy onteHi offertes ■^portées. St pour coclffionfintetio de, nmure a eBefeulemetquelesfensexte- . rieurs ne receuffent fino tesohieEv^,que\ fuperfcieüement, corne <vnmiroerfait^ no pour autre fn,fnon que pour les pre fenter au fens commun, corne à leur cen tfre , primé ^ feigneur afin de les dif Siepe f^commmdquera ïame,le]ie-

kf co mge d^nijquel eB en la partie anterieure duceruéau,-

DE LA TESTE. xxix

Du fens imaginatif, cftima-

tifouphantafie. ; .

1 le fins comun rvm 1%

^ maginatif a^felledes grecs ^ fhmtajia y à caujè que dh ~ celle ‘vknnent les lâees ^IJtons qu^on, af pelle les phantajîesyla-- quelle point darrefljî cen^’efiendor mantycncores le plmfiuuent efl occupes en Jongeant ^ refilant plufieurs chofis qui nom eBé ^ iamah ne feront. Jce-^ luy a grade feigneurie en nom , tellemet que le corps naturellement lujoheïten plufieurs diucrfes chofesy lors qu'elle

efl fort arreBee en quelque imagînatio.

Les hiBoiresJhnt mention que (Ldle^m&oite. xandre le Macedjon > eBarù a dijner, fin harpeurThimôtee iouant de fia har¬ pe ajfiaut de guerre , luyfiB ah an-

ANATOMIE

doner la tahle, ^ demtcler fes armes, St à lors qu^il changeait adoucijjok Jon ieujfe rajfeoit:^far telle admira-^ ïton d’armome de fes fans forts ff) eon- Site fes ef^rits demearms^amcm, éHoknt contraints y obéir Jie rendant miacteux, tranquille ioyeux félon

la mutatïê du fin de fa harpe . ^ui foit ^ray , d[ abondant, cefié imagina¬

tion donc effroy 0*peurjors qu'on^oit quelqu*^zm en quelque péril imminènti Exemple. Lors que le Turc ddnfeitfur ^nechorde , les pieds dans ^n bofm, plufieurs le ^oyat enperil défi rompre le col, bras iamb es tremblotent de

peur, ne tofantbonnemet regarder Ea- reillemét quelquesfoiscesîe 'vertu ima- ginatiue fait choir laperfonne de dejfus quelqueplache ou dequelque lieu haut, pourla grade apprehenjton ^timidité qu"on

DE LA TESTE. xxxj uv qiConadetomher. Etfourtat auecles chôfes demtditesynom mos encores he^ foin d’^neflm haute faculté ypur fça^ noir difcemer les cho fs imaginées y <veuès, ouïes fenties par dehors jont

bonnes oumauuaif s . Nature nom à donné autre pmjfance , pui Sferne.du bien ff! du malf cauf de quoy eft ap pellee,raifin ou cogitation ^que déclare¬ rons bien to fl. Or ceéBe faculté imagina Sie<rc dc^ I tiue a (on ftege pareillement aux ‘ven- facult£^

~ f ^ O i imagina-

mcules anterieurs du cerueau auec- tiüèT~^

(pues le fins commun. Adais le fins com mun eflfitué (comme auons dit )enJa partie anterieure defdits ^etrlculês^ bimaginatiue au derrière.

Du fens appelle cogitation,, ratiocination ou en- , tendément.

ANATOMI^E

^ Près le fins irndgina,^ U faculü prin^ ^ cîpale nommeemtjon, ? qui eB lu principale ipartie deîamejlaquel le peut ratiociner ^ compofer ou diuijèr,i iuger en dernier report: pour ce^

fie caufe a eflé hommee des ancies, In^ teüeEtuelle oupenfee: qui eB 'vnepuif- fàncejupremeynon JulieBe à aucun or- ganejou inBrument.ne chofi corporelle: mak au contraire en toutes fis aBions eH libre ^pénétrante iujques aux pro fondite^des chofés.En fomme , keïïe feule inuenîele^ray,iuge le faux , diBingue ce. que de ou de l autre

fenfiit ou répugné ^en raportant les cir-- conBances des chofes roems(^ imagi¬ nées Jie s comparut les nunes aux autres: ainji difcerne la chofi fi deuoir fai-

DE LA teste; XXX] reonmn.Stj^ourconcluJtonceÛerAùo^ cmatwn . nous efi flus que necejfaire, ^ gil ^n^rmd bien à ct homme de - n eHre trop foudain à^Jre m parler, fins cjue frermerement rmfon^yt dif coum le bien d'auec le mal . Carflufe- eurs laijjent aller par leur juhite ap^ prehenjion^ n'attendans le mgement de raijonfourpenjèr ^ dtfeourir aux cir conHances particulières : par ce moyen tombent en plujîeurs inconueniens,dont puisapresfen repentent, Le fîege de là'- dite ratiocinatio e§i au^vetricule moye,\z Ratio- comme laplm haute ^plus feure for^ cination. ter e fie de toute la te fie , à caufe de la principauté.

Du fens memoratif.

ANATOMIE X^Tres la raüocmaûon eji fia mémoire daquelie^com^ t mejideüe tutrice ^retire ^ ^ garde ce qui a eflè aux trois ventricule s, receu élaboré . Et

fourceflecaufeàbodroit^eüeaeBedes anciens comparée augreffe, auquel (co¬ rne apres tout ‘vn procès d'ehatu ) ce qui eB décrété :,efl enregiftrexarpar mejme raifon ce qui a efté longuemeî en doute controuerjie,par la ratiocination en la fin J le tout esî conclu ^ arreHe en l’efirit.'CP^ celafimprime en la memoU re comme en-^nregiBre , afin quil foit reuoquej^ quofenpmjje ayder quai il fera requis ^necejfiaire . ^uil fit *yray: qix vaudroit auoiren fnefirit tant de 'conceptions -^, tant de diuerfi- te^,f elles n’eBoient en quelques lieux gardes ^ Et pour ceHe cauje le grand Archite^-

DEI.A TESTE, xxxîîj

"ArchiteEteur faBeur de toutes choJès.^cîi. rieux de noflre ferfcBion^nom a donne ce Jlngulïer remedef rompt commo^ de contre Mgnorance ouhliance des chojès (fu^à ïayde de la mémoire , nom f ornons de ce que nom auos ‘veu(com^ me dés chofes enreglftrees ) remémorer:

des apfrehendees ^ratiociner. Le fie- lame^

ge domicile d'icelle, efl au^entricu- moire.

le poHerieur ,Jitué au cerel^elle moins humide , ^flm felide que nul autre partie du certmau: pour ce fie caufe pim apte plus idoine a receuoir les chojès^^ ;

qui ont eHé aux trois 'vetricules receuès ^ elahorees, 8t noteras en cè/f mdroit . fîôf^ güe cdûÿqui a le cerneau humide retiet .

^Iæ tofl ce qu'il a apris.que celuyqui la pim fèc, mais au(fi l'ouhlira il pim faci lementpource qu'en ^ne matière dure Cf^ feichefa chofe fera de meilleure

ANATOMIE

plus longue confermiton qu'en ^ne qui eB molle 0* humide, Or nous coclurons que tejprit eB hrgane des operatios 0 aBions jùjdites , 0 ne font faites fans quelque mouuement du cerueau , aitft que le ftBole 0 diaBole du cueur meu de tejprit yital . nPareiüement quand tejprit animal frappe le cerueau 0les nerfs cüme la corde du lud touchée rend lejdn : aufipar ledit effritfnt faites lefdkes aBions : 0partantles effrits font les organes 0 inBrumets defdites aBîons, -^ Us ^etricules les domiciles des effrits 0 faculté^ animales : ce qu'on peut cognoiflrepar feule experte- cë.Câfôn ^oit ceuxqmpa^ayefm- tufons 0 jraBures de la teBe , lors qu'ils fnt frappe^ aux ventricules an terieursfapprehenfion, imagination ou phantajie eB deprauee, pf) aucunesfok du tout

bE LA TESTÉ. sxxiij

du tout perdue. ê't ceux qui Jontf'appe^ au (ômmet , perdent la ratiocination.

€t ceux qui font frappe^ au derrière a tocciput^perdent la mémoire: ce que les arides ont laijié par efiript, q^ynpJn- /iû ha piquÂ

lofophe frappé dyne mille derrière la teBe, oublia tout ce qM fçauoitj mejmemem fon nOm ,pource que le do^ micile de la tnemoire auoit eBé hle^e.

Or fçaueir ^ cognoiBre neB autre chofè que àuàir foüuenànce : dont ledit philofophe aj;ant perdu fa mémoire ^ ne fçauoit plus rienyà raifon que lefdites fai culte^ animales ^ont yhe connexion \

fymbole t^ne auecques l'autre : dont f enfuit fors que l yne diceÜes efî depra uee ou du tout perdue jqtiepar cofèquent lesautres fuffrent. D'auatage on ^on\ ceux qui ontgrad front ^ ejleué ,àuoirf Hôfa - comunement hone imagination. Stcpuè}

ANATOMIE

e derrière de la teBe ejle^

ceux _

m , ont commmement auÿi bonne me-, Çmoire . zAn contraire , ceux qui ne fora tels, ont teü.es aBions defrauees.oAu^i ceux qui ont le fommet. de la teBe ejle- ue en pointe corne ïamitTherJltlsgrec, ^ Triboulet, e!^ Tonny, ceux n’ont ia- \ mais bonne ratiocination , ^partant j Jont naturellement fol^,à raijon que les ^ventricules du cermau fontprejp^, parcofequent anguftes.X>ont les aBios ^esjufdites faculté^ animalesjont dé- prauees, par tant on ^oitjàcilêmet qpie les organes font diflingue^ de lieux •i^que leursoperatios font en pluralité: toutesfois il^ nepeuuent efirejl bien co¬ gnent que les fins çÿi aBions extérieu¬ re s, tous lejquels tant intérieurs que ex¬ térieurs reço tuent 'vnepuiffance de l’a- me,par laquelle ils font leurs operatios.

Celle

DE LA TESTE. xxxii{j

Ce^ê^me eft^n efhritou fkh^iance Pefinitiq Y-> ^ n a. 1 . de Tame.

incorporée iînmjtble , mtellectueLe , qui

tout aïnjî quelle eÛ-^iue , auj^i donne

elle au corps ’ine ç^mouuemet , quand . ^

eUe eB ^niec^coniomte àiceluy. Oefi Gabriel , 1 7,. t, . du Preau

le réceptacle a mummation dmme, im- au liure

mortelle e:s^^erpetueîle:>crcèe parla pùif^^ la co- Jdnce de Dieu \fake de rien pour fe ïffoy

fier le corps humain rD'auantage outre merme qu'elle eB ^n esprit inutfiUe ^ efiandu par toutes les parties ducorpsij elle eB eil a- toutentieré en 'vne chacune partie celuy-y ffi) ^ne en foy, ayant plufieurs leftes ^ &: fiaculte^^puijfances, vertus ^ opéra- jjp tios en diuêrfis parties du corps (comme àes philo

imaginer jentendre:tuger,memorer ,

régir les mouuemens ^ùlunt aire s) cüe ^oitgyt.odore^gouBe^ç^ ratiocine, fi¬ lon lejquedes operatios elle obtient plu¬ fieurs noms.Elleeflappellee amepou? fi ' ' éij

^mr

^îk>

ANATOMIE ? anime c^Ymifie le corps, le efl dite e^rit^pour ce qu^eîle ajpire auW —, —corps, quelle eB comme rayo de

noms diuinité.Elle efl appellee^ raiJon,pour ,

_ ce qu'elle iu^ec^flpare le yrayd'auec

faux. Elle efl dite pefee, peur ce qu el¬ le recole Us chofes pajfees . Elle eH dite cQuragêflourToperation de la volonté. Elle efl dite fens , par ce quelle fintles chofes fenflhles : ff) d^auantage elle eB muiJîhlejintaBihle de nature inteU leBuele. Et pour ce aufli qu'elle eflin- corporelle, n'occupe point de lieupar ex- tenflon corporelle , EteBant defemple mature , ne croîB ne diminue : car elle WeB point pluflrade en ‘vngrand corps J qu'en ynpetit, n'y plus petite en 'zmpe- I tit quen ÿn grand . Et efl aufli grande dés le comencement de la ^ie d'^npe- ^tit enfant , qu'elle fera iamaü . Or il y a trois

K.

DE LA TESTE.

XXXY

y ^ trois maniérés de corps qui ont ame par laquelle ils ^mnt: le premier corps le plus imparfait efl celuydesplan- tes : le fécond deshefles, le tiers des

hommes. Les plantes n/iuentpar ïame fvegetatiue ou croijfante.Les heflespar ame fenjîtm , St les hommes par ame _ raifonnaUe inteüeSlmîe , Jbes he- fies qui ont ïame fenjkiuejont pareille- ment tes aBionsde tame ^egetatiue, qui eft es plantes, c^ais lame humai- ne qui eB inteüeBuelç ^ emporte toutes^ lesperfeBios ^ vertus des autres: partant elle communique auec lesplan^ te s J par ce que tout ainji quel ame ^e- getatiue donne mie aux plantes, pp^les- fait croiftre:aufi fait lame întelleBue- leau corps humain: corne les hef es-

ont mouuement fentimentpar hme^

finjîtiue qm efi en elles : aufi lame in--

eji

Platon.

ANATOMIE.

teUeBmle m moym de la portîonfenjt.. tim ,par laquelle elkpartkipe aaee le^ heBeSjdonnefentiment (g^ momement au corps humain . 2\4akpar deffus. ces deux portions, elle a la ratloclnatloqm eft la ^raye cogmlffance des choJès,ta^ quelle procédé dH^^ne lumière dluine,.

8t par jpeclalprlullege a efié faite a îU m mage ^JèmUance ds Dlew, St pourj’

' c'oclure, lame humaine a toutes les trois puljfances fiflites nonfeparees , mak ^nie en y ne feule daqueÜe ne peut nd^ lement elîre cogneuë par llnteÜlgence ç^mljonhumalnefar ce qu'elle eB ce- le fie dluine. St téjùfftfe pour le pre^ Jent de ce petit fommalre des faculteg animales. Maintenant nous retourneT ro ns a p arler des apophyjes mammll^ lalrës,^Jumrons les autres parties de la telle . \ -

Des

DE LA TESTE. xxxvj '■â%

Des apophyfès mam- millaircs.

Ss inflmments coduit^ dela,fa.cîdté odoratim (que nous appelions apophyjes mammiüatres ) Jom certaines produEllàns de lamèjinejul?- fiance du cerue au , faites en forme da nerf lefqueües defeedent des cornes po- fierleures des ventricules anterieur s ^

^ aux os mme^ ethmoldes^fiogleuxy crlbleux^ou coliatoires du ne^:àfn que par icelles la faculté odoratlue portée par ïeî^rlt conuenahle à ce faire ^ put f vtiüté fi prendre receuoir les ef^eces des odeurs,e^ dtllec coduire icelles iufiues auxvetriculeSjainfi qùil a eHénecef-^^'^^^^’ faire pour le iugemet qu"ll

enf

ANATOMIE

reçoyuent de la faculté rafimaMeJça uoir de bonté oumalïgrùté ^ ou me^ dlocrité des deux. Or ne font elles point appellees nerfs , iaçoit quelles en ayent la forme, pour ce qu'elles ne fortet point hors du crâne ^

Des fept coniugations^paires ou couples de nerfs du cerueau.' ainfi apellez ^ pource qu ilz font toufiours deux à deuxrfça uoîr eft^lvn d Vn cofté ôc l’au« tre de l’autre.

^ nerfs font lesyoy^ mftrumentsou ^anesde ï effrita^ ^imal,^ desfacîd^. ÿte^ portées P ariceux ^ fini faits (t<vm partie Jtmple au de dansdui.

DE LA TESTE. xxxvîj dans du cermm , ou de la Jj^maîe me^ dule , maïs finis hors tant de l'vn que de ï autre . Il^fintfait^ compose^ par la reueflure couuerture des me^ hranes du cerueauXî^ dyne tierce (fi^ Ion aucuns anatomiques)yenat des li¬ gaments 3 taut ceux qui lient les naene^ très qùautrés . Laquelle choje (fauf meilleur iugement)me. femlle eftre im¬ pertinente , 'veu qu icelle membrane eft îotallement contraire { comme infenjt- hle)au nerf, qui eft de bailler fentimet e!;;^mouuemet.Leurfubfiance -^por¬ tion contenue encore s dans le çerueau n'efienrien differente delà jubftance diceli^ quant en confidence Ùr* folidt- te : mais leur quatité efi diuerfepour la plus grande ou plus petite necefiite de la partie ou ils fini inJere^.Leür figure ejb ^ond? en forme d^n canal ou tuyau^

ANATOMIE

Lmr compofition efl dedans le Crâne] delajtmplejuhflance calleufeda cer- ueati. Adais fuhk qulls font forti^ hors le Crâne, font reueBm de la Dure pie mere.Ils font nourris ^'ymifie^ ou- par lesl^eînes ^arter^s capillaires (pù defcendent en iceux auec lefdkesmemz. iranèSyOupar auires conduits exterieu rement en iceux . Et quant au nombre : principal lequel medlatement , ou im^, mediatementfirt du cerne au , il eH de trente fèpt paires , dontilyeri afept ou huit qmjôrtent immédiatement du rêh» ueau , les trente par le moyen de la

fpinale médulle ; lefquels Ç Dieu ay- . dant) te declareray en mon anatomk generale. Mais quant auxfeptouhuit couples quifortem du cerneau t elles te. , feront maintenant déclarées auec leur . dfîrilution.

Dek

pE LA TESTE. xxxviij De la première coniugatiori ou couple des nerfs cerueau.

A fremîere paire des nerfs du cerueau efl pim grofe que toutes les autres , la- queüe^a aux yeux four iüec hatJler^oye pajfagea fef^rlt 'vijuël : ■^toutesfois auantquéjortîr hors du Crâne Jlsflnjèrent enfemble en forme de fer de moulin fatfant con~

Wituant de leurs cauite^ non appar an¬ tes à l’ œil p^n commun conduit ypar le¬ quel ïeP^rlt apporte par fis deux nerfs. Je communique dx ï^n à ï autre . Et qu'il fiit ainjî, telle chofi nous bien demonÛree tant par les hdcquehutiers que arhaleiîriers, autres oyats per¬ du F^vn desyeux, ou bien clos , •voyent

ANATOMIE

plus Jlétïlement plus lom^ de [œil

qui demeure ouu^rt y que non pas des deux enfemUexe qui ne fe feroity ft hf prit (qui efloit porté à l'œil clos ché)ne pajfoit à t autre . Et la caufe de telle jukiltte de ^euh'par ^nœil,ell U plmgrande ^nion de la •vertu yijim qui eB en plus grande quantité de hf- prit •vijmlyOmJi que nom enjoignent les philoJophes:qui difenty que la •vertu •v^ nie eB, pim grade que dijjfcrjee. Or iceU le coniugatUn eftant •venue iufques l l'humeur •vitreux de l'œil. Je cojùmme en la JirùElure copojltion de tunh-

que d'keüuy nomme e entrée amphillk Broïde ou. retiformejaquelle reueB par derrière y ■^ nourriH ceB humeur •vh

treuxyainji qudtejera demonjiri en la dijfeBion détail,

la fecon^ Jèconde coniugation fe diulfe en

portions

LA TESTE. xxxit .5^

portions Jùr lyffue du Qram, ^racine de l'orhite fe diflrihm aux fèpt mufcles dsï œil pour faire Us mouuemets d*ice^ luy.La nerce eH double ,^en JortantLa. tierce. pareillement hors du Qranefè diuijè en plufteurs rameaux .'dont les^vnsfen yont aux mujcles temporaux, ^ aux maÜicatoires ,^au cutr de la face, du jront,és parties du ne^qui font capables de fentir , Les autres rameaux 'vont a la mandibule Jùperieure , ^parties apartenantes a icelle : corne aux dents, genpues , ^ aux mufcles de fa leure: les troifiemes braches iettantsrameaux tant d'vu coHé que d'autre , yont à la mandibule inferieure -^parties d icel¬ le, comme aufi aux dent^, genfiues ^ mufles de fa leure aux ronds , Mufcles^

lefquels circumfcribent interieurement^^^^h les parties latérales de la bouchexom-^

ANATOMIE

me II te fem cy apres déclaré en fin

lieu. Les derniers rameaux finferem

perdent en la tunipue de la langue pour la rendre apte adifcemer desfi^ ueurs^au moyen de quoy Çalien les ap^

^ pedegujiatifs . La. quatrième conmga- &pl^ petite je perf-^ confommt prefque toute en la tunkque dupalau^ la rendant apte à mger aufii auecqms 'Ls.cmci-la langue :,desfaueurs. La cinqieme efi ieme, double d fin origine dans le Crâne ,

enuoye fa plus grande portion au trou de hreiüepour bailler pajfage à lafa^ culte auditiue , faite par la reuerbera- tion deïalr, de laquelle font faits les fins. Uaïitreportio plus petite /va aux teporauxparletrou prochain ^ duquel fert le nerf de la fécondé coniugation. ' La fîxie- Lafixieme apres les optiques plus gra- de eftantfirtie hors du Crâne toute en- tiere,

DE LA teste: xIç^

itère f h aille certains petits rameaux à aucuns mufcle s du col ^ du larynx, puis defcend dans le thorax,^ fait les nerfs récurrents ou reuerffs: puis defce^ Nerfs'rc^ dent en toutes les parties des deuxl/en- currêtes. très inferieurs iufpues a la yefie aux telîiculesy ainfi que déclarerons en mûre anatomie. Lafeptieme coniuga^ La fêpti©^ tionfepertg^finfere aux mufcles de^^' hs J/yoï’de cp* delà langue, en au^

cuns du larynx , pour faire le mouue^ ment cliceux,çyr>fert hors le Crâne par le trou de Vos Occiput près des emineces diceluy : tous lefquels te feront demon^

Ûre^ par ^ne figure cy apres mijè.

Du Retz admirable, & glandule Bafilaire.

ANatômié

^de ^kal eH fait

hfjrit animal, enuoyl dît cueurpar les arteres Caro* tidesintemès aucermau, four ce ^u^lleftoitre/^uis iju^ïlfuümk eux cuit diicrè:è autant que toBïo

animale eÛflm nohle que la vitale. ê‘t pourtant nature a produit evnediuijto d'arteresen petits filet^ en- trelace^ enfemble en diuerjè forme, paf fant t^n par de fus l'autre ,par plu- Jieurs fok couppat et diuifant^ main¬ tenant en ^ne forte ^ maint enat en au- tre,auec plufieurs circouolutions en-

tortiüeures comme yn petit lahirynthè^ faifant ynê merueilleufe texture en niere d'enflé ou rets. & pour cefle cau^

nürable^'^ ^ 'j^ts admi¬

rable: a efté ainffait, àfn que hf prityfeit plus longue defneure pour dite $Bré

eBremieu^x agité élaboré ^Jidtilié

^ mis en extreme ferfeBto,ce (jue fait animal prompt idoine a rendre les

funBions ^aEiions cy dejfm déclarées de la faculté animale : laq^ueÜe aufi a obtenu de Nature les inflruments pim parfait^ £ autant qu’elle excede la^i- taie, OreB ledit 'Ret^ double fitué aux parties latérales des apophyfes Clinoï^ des J diuisé -^feparé parla glandule folatoire , laquelle eflmijèau mdieu defdkes apophyfes Clinoïdes fiub^ la TDure mere jaufquels il y a certains pe¬ tits trou^ Jpongieux ,par lejquels paffe (^tranf ouïe la pituite excrementeuf Cjer> fubtile qui defcend du moyen Ven¬ tricule par le conduit appellé Peluis ou lacuna, pour puis apres eflre ietteepar les deux troux latéraux de l’os baflai re du palais,-^ de la expurgé tant par

ANATOMIE

le ne^ <j^ue parle palais jdot iepenfe (put la faliue e H faite en partie: attedu pue ceux pui ont le cerueau hùmideyahodet en icelle Ja iettat puafi continuellemm Definkiop^j, louche, Le S apophyfesQmoïdes; phyfeF fini certaines produBions d'os ^ faites Clinoi- intérieurement de l'os hafilaire, entre lefpuels ladite glandule Colatoire efifi tuee auec y ne portion du 2^ts admira- Me. Orpour auoïr encore plus ample co gnoijjance des partie s fufdites de la te- fte^ tefautamir en contemplation^ fpeculation les figures put fenjuiuènh

DE LA TESTE. xlij

La figure première de la tefte apres auoir oflé le Crâne.

ex/ JLa face exteneur e delaTyure mere,

^ LayetneTorctâar,

C La •veine iugulaîre interne , di- flrihuee en flujîeurs ^diuers rameaux,

DD Certains petits rameaux de la •veine Torcular^qui ÿot au tra uersduCraneoudiploé^ç^au cuir extérieur de la teÜe.

SC fertaines fhres produites de la Duremerepaffantparla fu^- tweforonalej&con/èquem- met des autres Juture s pour la production du P ericràne.

F ij

DE L A TESTE', xÜij.

Seconde figure.

AA A La dure meremcijèe.

Lacaumdela'veineTorcular de laquelle e§l arroujèe nourrie toute la Juh^ance du cerneau.

CC Lesl/emesiffantes duTorcAar, lie es ^injerees p aria Pie me re : P arlejqueüe s la nourriture X^alimet efl porte au cerueau DDD La Pie mere reueftat tout le cer lie au auecques les pleines arteres diceüe.

Et quant àlajuh^ance JùperJicielle du cerneau qui efl comme njers entrela ce^ ou entortiüe^enfemhleyeüe fefl ma nifefieàtûsil.

Fiip

DE LA TESTE. xliii Tierce figure.

AA AAonHret le (^erehettum couueyp de la Pie mere,

JLe Verrniformk tant anterieur qtiepoBerieur.’dontl'aterieur efl entièrement fep are ^

CC Jj endroit du Cereheüu qui pro¬ duit tejiine meduüe.

if

ANATOMIE

Quarte figure.

AA

Montrent les portions ducer- ueau qui produifent l'eFpm msduüe.

•B

Le conduit qui dejeend du tiers yenWicule au quatrième, par

dejfom les deux corps nome^

(^loutia ou Natis.

C

Le quatrième ventricule.

ro

Le Conarium. .

EE

Les corps nommer Gloutia ou Matés.

FF

Le commencement de tef^ine meduUe.

G

Lacauite de lef^ine meduHe.'

FF

Le commencement de tej^ine meduUe Jortat hors du crâne .

DE LA TESTE. xlv

Cinqieme figure.

Figures des hui6b coniuga- tions des nerfs du cer- ueau.

AA A AdoBrent la face extérieure àu cerneau qui eB comme Iters entrelace^ enfemhle.

SS La face extérieure du (ereheU^,

ANATOMIE

CC Les inflmmmts de l’odorat.

D Z^e principe ou racine de tef^lne

meduUecontenant enpartiele

quatrième ventricule.

E EeZ^inalemeduttefortanthors le Qrane començat adejcen- dre auxvevtehres.

EF Les nerfs optiques qui fent les premières paires.

G La coniunSlio defdits nerfs, qui

eft en forme de fer de moulin. HH Les tuniques de l’œil nommées Amphihllflrdides, faites des nerfs optiques.

Il ^Lafeconde paire des nerfs mou-

uantslesyeux.

La troifeme paire des nerfs qui fe diflrihuent , ainfi^ qu’il fera monHrécy apres.

LL La quatrième P aire de nerfs qui

DE LA TESTE. xlvj ^ fen^vaaufaldîs.

MM La cmc^teme quif en y a aux (?- reilles , m enfin extrémité fi dilate, f0 fait la mehram du Qecumforamenjlaqueüefefl montrée par 00,

MM La fixieme P aire laquelle defiet comme il te fira cjy apres mo~ Hré.

00 Lefiquel^fiont fiuh^ les MM rmÛret la fiptieme paire, la^ quellefenyaàlalaguepour le mouuentd icelle.

PP La huitième P aire, delaijfee des anciens anatomiques.

DE LA TESTE. xlvij , Lajfîxieme figure.

AAAA La, Juhftance calleufe du cer¬ neau.

LesanjvaEimiJtte^du cerneau CC Lès cauite^ des deux yetricules anterieurs.

DD LeFlexus Qordidis.

LL Lajigure extérieure dufomîx, F La jartiejuferieure du Septum lu- cidum jfeparant les deux 'ventricu¬ les anterieurs.

xlyiij

DE LA teste;

La fèptieme figure^

AA AAonflrentleformxremersedi^ demnt au derrière , ^ couure le tiers ventricule.

Le Plexus (oroïdes.

Q II endroit de la glandule nom-

mee (onarium.

DD (Certains vaijfeaux produits lapartie anterieure duPlexus (joroïdés.

xlix

DE LA TESTE.

\ LahuitiemefigureduRets admirable.

AA MonÛrentUs àeu^x arteres Ca¬ rotides qtii mirent en la tefte parles cofle^des apophyfes Cli ' noïdes Jefqueüesfentrelaffent enjèmhlepuisfi reunijfem tou- tes à QQpour aller par toute la JulHànce du èerueàu , au Plexus (^oroïde.

'D JiPonHre la glanâith ^afilaire receuant le conduit du “T^eluis^ par lépuel elle rècùit ta pituite du Tiioy en ventricule.

G -

ANATOMIE

La ncufieme figure^

AAA2\dmÜrem la face extérieure ducerueau dejhueedejesme- hranes.

S L>afacedufereheüum.

C Wn des inflruments de h dorât.

D L^'vndesproeé^.mafnmillaires

E Jj^n des nerfs Optiques.

F des nerfs de la feconde

paire.

O Vne portion de la tierce coniuga-

aujrot merjuéfar(^ i )(l*ou ^ns fortion y a àla membrane dw ne^ J merquee far (z) Et n:;ne autre fortio y a d la mandibule fuferieure merquee far (3 } y ne ufcle te-

H \MonBre la plus grande fortion de la tiercef aire dont la frémis . re ramifie atio qui feB merquee par ($) 'va aux dent^ aux genciues de la madibule Jupe- rieurs ,IJ autre qui feB mer¬ quee par (6) f en ^a à la man¬ dibule inferieure: d^nuquel ^ne portion qui feji merquee par {j)fen ^a d la leurs inferieu¬ re . Et le rsBe quif eB merque par (^) fen 'va perdre en la

autre portion 'va au\ forai merqmpar(^)

ANATOMIE

/ MonBre la quatrième paire des

nerfs , laquelle f en ^a perdre à la tunique du palais qui feB merqueepar(9)»

K ^2/ onBre le plus petit nerf ducer^ ueau ( lequel a eBe laijfe des anciens anatomiques )fen ^va auxmufcles mouuansla man^ dihule inferieure fon ongme eB toute prochaine du netf auditif laquelle auons merquee en la figure des nerfs pour thuitieme paire ^

h ÀdonBre la cinqieme paire des nerfs , lequel fe diuife en trois portions , dont la plus grande merqueepar (lo) fait la tuni¬ que de huye , Les deux autres pim petites qui te font merquees par(ii)^(îz)yont aumufile tem-

DE LA TESTE. Ij ^3 teporal auecques portio de la troifieme paire ,la(jueüe faite en maniéré de caprtoles de yigne:ainf (^ue tupeuxyoir en ' la figure trait dudtt nerf,

MAd JHonHrent les nerfs de la fixie^ me paire, lefquelsfe diflrihuet ainji quefenjmt , H^remiere-- ment ils enuoyent leur premier 2(ameau aux mufcles pofie- rieurs du col, qui fe^merquee par (i 3) . Secondement ils en^ uoyet^ne autre petite portion a aucuns mufelesduLarynx qui f eB merquee par (14). Tiercemem ils Je rediui/ènt en deux rameaux, dont l^ndef ced le long de racine des co^ [fies intérieurement. Je méfiant aüecquesles nerfs intercojl aux Giip

ANATOMIE par certames petites produBU ons merqu^espar'T , qui Jortet de l’ej^ine médullaire pour aU hr aux mufcles mtercoïïaux^ quifefl merqueepar au treportio qui feft merqueepar (i é) defcedràï eBomach , ^ fe diuife ainjlquefenjuit. Pre¬ mièrement ils rmuoyent deux petits rameaux aux mufdes qui montent duTorax ^ cla- , meules %fers le Larynx, qui te font merque^ par( i ’j)puù fait le nerf recurrat qui feB mer- qué par(i S)du coBè droit: car du coMé gauche il eft apres la diSrilution quifenjuit . Sça- . uoir efl,auxPoîdmons ^ au Péricarde :d^t ceux despolrms te font merqueg par (19)^ : - ceux

DE LA TESTE. Ii| t ceux du Péricarde paï'(io)^ le refte nja à torifice Juperieur du ‘ventricule ^ en tout fitp

corps.

5^^ Montrent la Jèptîeme pairx: desnerfsjaqueüefidiuife co¬ rne il fenjùit . Premièrement auxmuJclesJortasdéVosfl^^^^ loïde m clauat, merque par (zi ) ‘Secondement aux muf^ des de la langue, à ceux de lys iroïde,^en aucuns dula rynx quitejofit merquexipar (^^): Le demeurant Je me fie auecques la Jtxieme paire com. me tu'yoispar(2.$)

0 Q2PonHre‘vne portion de Péjpi- noie meduü'ejffuehors le Qra- ne,

G «ÿ

an A T. DE LA TESTE. liij r Orlljùffit des parties contenantes ^ contenues du Qrane,dpres lefjmüê$_ fenjuyuent celles delà face.

De lafàec.

A face efi tout ce eB contenu entre le Jourcil ^ le meton, en laquelle m ynerueiüeufe fahn catÏQ a Islature,d’auôirfakqu"ef petit efface entre dix milliers d'hommes ily dyt tant de dfferènt^qUè'deuxJèule-^ ment ne peuuent eBre trouue^fimUa- hles 3 que fuhit ne [oient diBingue^par certaines notes fignes ^ afin qu'on ^eujicognoiflrellfnd'auec î autre. P a reillemet Nature y àpreduit-dela har he pour ornement 3 ^ faire la dtfferen*

1

ANATOMIE

. ce de t home auec la femme ^ e!^la ma. turite des çorfs^aages^^ temperamtts y ^ fait aufiyne heautèjigrarde^ aucuns défirent mourir de leurhon tKcs^du^réypour la heautld'Munes perfinnes, qu' aucune sfok de- mennent infenfe^ perdent du tout leur entendement pour les aiguillons de ce^e heüe face qui pénétrent iufques k la plus ^iue partie de leur ame:quï fait que les pauures amômëux ^pafiion- ne^ la rendent martyree^oheiffante chamhriere à leur concupifcème ^ de- fir. ‘’D'^aüantage tly a encore s *zme au- trechojè admirable àla face y Comhien qùeüe ne fit plus grande que de demy pied: toute sfois en la moindre mutation diceÜe nous apparai fient les differents des hommes^ ^ femmes eflre ioyeuXj ejperants^àmoureu^t^ef, crain< tifs J hon*

DE LA TESTE. Lnj nfsjjonteuxjmaladesyou fains/vifs ou^ morts. Ôrwye,e^oir^amourjont 4%ti^e a 4I moumnentsparlefcpelslefang^les l eï^rks font doucement -^ benignemet re^^andm pour la fruition du bien pre^ fnt.'é^teïsmouuéments font fak^ par la dilataüo du cueur^parlaquelle fim- ble que nom embrajfons VobieB gre* fnt, ^ gar tant la face femoBre >^r- meillejoyeuf riante, Or il eBwray.

femblable queïobieB ejmeut lapuf fancefarlaqueüelecueureBmemfar parauant qu il f jneuue a courroux ou a ioye ou autre pafion , il faut qM co- gnoiffe Vivùure ou la ioye ou autres paf fonspar les obieB^xar les fens comme nom auons cy deuant déclaré auxfa- culte^animales,appercoiuetpremiere^ ment leurs obieB^ de fnt Jubit

prefnteg^ au fins communfiqml en^tm *

ANATOMIE Prouidé- fmmentpar njne fromdence

^^^J.trmjntuent aux faculté^ (juifint m Mainte dmerjès parties de mflre corps . 8xem^ rions iamais fans cogmifire en trai lejait OU dit , -^ tout fubk tauoir co^ ütdud^i^^ , nous mettos à rire pour la propti^ tudeduconfentement qu^ont lcsfacuU te^ï^ne auecque si* autre : taffeBion rijijypue efl mijè fouhs lapafion de l’a- me mmmee îoye , laquelle procédé du cueur, lequel eBdtfappidece qu’il iuy. femble agreahle y Je dilate ejlarfû

JouhfuementyComepour emhrajfer ïoh- ieBpreJenté.'C^. comme mus amns dit cy deJJksj encefte dilatationy il eFjanâ ie chaleur natureüedtiecqms

lefang y^ êncoresplm décrits : de f quels en enmye bonne portion à la face lors qu’on rit de hme affeBio: au fnoyt deqmy elle f enfle &ejlargit :parquoy leflont

DE LA TESTE. U éf

Ufyont eH redu clair t^poly > lesyeux rej^lendiffent luyfent , les hms de^

meurent 'vermeilles Jles leUres aplaties:

toute la louche aucunement reti¬ re façomat aux deux hues à d'aucuns deux petites fojfettes ou cauite-^ quon nomme Gelafim , qm font par laco- tr action que les inufiles endurent par la replethn dufmgjuhtil ^abonda- cédés effrits quiy montent lors que le cueur fi dilate , Et pour le dire en bref toye fortifie les 'vertus animaües ^ na tureües^reueiJle les èfprits,ayde àladi- geftion, e!î^generaüemetàtouteîhabi- tude du corpsxor par icelle (corne nous auons dit: ) le cueur enuoye beaucoup de chaleur naturelle auecques le fang , encore pim d'ejfrits à toutes les parties du corps .'dont les mebres font imbus, ar- roufi^ ^ humeBe^ par l'humidité

ANATOMIE

Juh^atlji(jue contenus en lamajjefin guinaire, c> toutes les punies fengro^ijjent engraiffent.oAucon^ T 'ft ir tout le corps : à

* raiso que le cueur eB referré O^eflrumt à cmfe de qusy ne fy peut engendrer grade quatité d'eJ^rits .Ft ft peu qu'il en y a , encore s ne peuuet Use (ire ayséndt diflr'ihue^parlesmemhresauecquesle. Jung . Et partant lu ‘vertu vitale fes compaignes font affoiUies , par confequét laviue couleur de la face eB effacee ^prefque aneatie:^ par ain- jl tout le corps deuient maigre (§^ atro^ phié : dont le plus fiuuent la mortfen- Crainte. fait . S emhlahlement frainte reuocque attire fahitement lefang les ef- prits au cueur, -^partant on voit que le vifage paltH, w les extrémité^ de¬

meurent faoide s auecques tremhlermt, vniuerfeh

DE LA teste; Ivj *vnmerjèl, n^etre à quelques y ns fi

lajchejt^la^votxejimterropueauec-^ que s 'vngrant hatemet de cueur: par ce qu"il dejire eHre d'auantage rèfiigerL Pareïüement^ne trejgrade ^fiudaU ne crainte eB quelquesfois caufide l^ mortjuhke , a caufi que toutléjangfi retire au cueur ^qui efiouffejuffoquet^ eftainti du tout la chaleur naturelle les ef^rit^,dot la mortfenJûit’Ho^ Honte.’ te eH'vneaffeBionmeJlee de courroux de crainte: Ji la crainte Jurmon-c te le courroux fait que le fang fi retire, au cueur radonc le ^ifage paliB, fi-^

Ion que telle affeBionfiragrade oupe^ titefenjuiurontles accidents defim -no^ més:aucotrairefileçoUfrouxfiirmon^. te la erainte, efinèut le fangy ejr* le fait monter au ^ifage.Et aufi filon quelle feragrande oupetite les accidents Juji^

Verecun-

ANATOMIE

urontJly a *vne hou appellee des La, tins Vèrecndia, qui cmfe que les ejprits Je retirent m centre à iHnJîant mef. me reuiènnent: laquelle chojè eH fort fa miliere aux enfants aux 'yier^es:d

lepainB la face d'y ne couleuryermeîl le,plaifante agreâUe.Etpour con- clufionylespafions dèl'ame fnt mu¬ tation en nôjire corps .pour amat quel¬ les fini caujèdii fnoumment des écrits ^dela chaleur naturelle par ce qmU lesddettent ou compriment cueur :au moym dequy les écrits font refod^ ou aHramÜs : ^'par ainfi la couleur de la face eB mueexar c^ejî lepropredu cueUr mettre en la face certaines mar' ques de fon affeBion.St quant aux df ferences dufain^muîladei 'vifoumort; ie n en ayrc/otdu faire aucune mention, attendu que cela eB aufi clair que k iour.

DE LA TESTE. Ivij (j mir . Mamtemnt mm faut retourner àî anatomie delà face , pur laquelle hkn aisément déclarer faut commecer aux os d’icelle: fans la cognoi fiance def quels , ie ne fçauroü lien defgner l’ort-- gine infertion défis mufcles.

Des os de la face.

8s os de la face fint ^ fii^CyOU

ily en a jîxjàfçauoir trois de chacun co^iftue^autour de l’orhita de l’œil,dont ily en a ^ngrand ^ ‘vn autre getit , ^ l’autre moyen tant en quantité qu’en fituatïo . Tom trois tou¬ chent ïosdufiont yn leur partie fiipe- rieure ID’auantage leplmgroseftcon-

ANATOMIE

rnntpar Juture amc ‘vne produBto ^ apophyfe de h s Petreux, ^ conÜme, ^fait le ^ygomA,leIugdoulos P a, ris,q^m a efté fait de nature pvur lacojèr uatîo du mujcle teporal, ainfiqu'ilfira déclaré cy apres . Le plus. petit eH fitid üugrad cathm de l'œil,dedds lequel ejt yn trou aüat aune^fur lequel ejî glade,à laquelle fe fait legilops.LemoU en efl prefque aufonddeHml^equdefi fort délié quaf corne parchemin. Jprês ces trois JuJditsoSyfyumtksdeuxdu ne^ , lejquels font coniomtsparjùmrés _auecqués l’os du fi^ont ^ gp* enfèmhk en leur partie anterieure par harmonki c'efi à dire de droite ligné , ^ de leur partie latérale ou poHerieure, auecles autres deux os njn de chacun coBé , qui dejcèndent d epuis lés dufont(^auec les¬ quel ils font aufi conioinElspar future) ^viennent

DE LA TESTE. Iviij ^

yknnent receuoir toutes les dets. J ceux P muuent feu puuent fepare^ ^ ainfi que dit (jalien , Or font ces deux cy les . plus gros pim efjpai^ des os de la fa-^

ce nombre^ iufpues icy^ ^ pnt conexe^ (;^ajfemble^ par future j auec le pim grand os de l*orhkédetæil deuers

fa partie poflerieure, auec tos ^aflaire ^partie interne^auec les deux petits os du palais intérieurs : lejquels conHituet intérieurement t extrémité d^iceluy : au moyen dequey nom lespouuos appeller les os dupalamnterieurs çjTfofierieurs font l'onfieme doufteme os en nombre: ^ reçoiuent ces deux petits os par leur partie latérale près les apophy- fes Pterigoïdes de l'os ’^afilaire ( chacu de fin cofié )yn des nerfs de la quatriè¬ me coniîgationjejquels nom auons dit ey dejfm fi perdre en la membrane du

1/ îj

ANATOMIE .

palm.Ily en a encoresdeux autresfe. ion Çalien, en la mandïhule inferimre, qui font comoincls au menton ^ comhm qu'aucuns ont ^ouludire nyenamtr qu^‘vn'.fource qu'il n’appert au fensdt la y eue aucune diulfio entfeUx, Mm ceux qui le njentje lesprk de les 'vou¬ loir chercher èn 'vn kune enfant : les puis ajfeurer qu’il^ trouuèront U preüue.Mais aux parfait s d’aa^em peuuent eflre apperceu^, font en m-

hrè tn^emci^quatorfieme.Qes deux os dtcfaifants la mandibule inferim- refont en leurpa.rtre pofiéneure djsuxA- pophyfsde chacucofiéjde lapart qu’ils regardent la madibule Juperieuredef- quelîes l’'vneefl faite_ en pointe d’effee, appedee^zjulgairementfbroni^.i^'tau- tre moujfe rMedaquellef’infere de¬

dans laca,ulté ftueeen laracine del’a-

DE LA TESTE.

Ex 71

pophjfè de tospetreuxijm aide à faire le ZygomapresletroudehreilledaqueU^ le Je peut luxer ^ers la partie anterieu¬ re, en h-aiUant , qui fe fait par la retra- Bion des mujcles qui naijfentdes apo- phyfes Pterigoïdes, ^ dejthet aux an¬ gle s inferieur s ^ quifiht en la partieplus

large de ladite mandihule . Or eBce-}^°^^°Py n J'J 1' ^ 1 r ' îamandi-

Jte mandibule came corne ' - ' - -

buieinfe-

re, ^principatemem en Ja partie pofte rieure effe rteure .'Contenant en J ai:apactte,ynhu- tient va meurhlanc glaireux, propre ami-

lier pour la nourriture accroijfemet continuel des dents . Loquel pour l’ac¬

cu engendre du fang,receuant de fa partie poHerieure intérieure fouh^ nourrira- la racine de tapùphyje ronde, les^aif Jèaux à Jçauoiryeines,arteres,nerfs^‘ ef^rit^ apporte^par lefdits*vaijfeaux mec le nerf de tierce coniugatïo , par-

yntrouajfe^ mftgne.Aumoyede cjmy fes parties font marries ^yiuijîees^^ les dents outre les autres parties, redues sejthks par certaine portio defdks ne fs îüec apporte^ ^ diBrihm^ auec ‘vei¬ ne artère fuffifantes pour leur mur riture y te, par certains petits trou^ Jttue^ ^fihl'eimt aux profondite^ des racines dèfdite s dents : à caujè de quoy en douleur de dents eB fenty douleur, pulfatiue ,pom la fluxion faite par les àrterès.^m foit yrayjôrs qùon les ar¬ raché, on muue enUurs racines juelcpie petit^eflige defihBace nerueujè. Do¬ uant âge il faut conjtderer, comme ladi¬ te mandibule produit de fa capacité mterne,deux nerfs afle^ inftgnes à cofle du menton, a tendrait de la dent cani¬ ne inferieure, e!9ide la première des plus petites des molaires ,pour le mouü&mjt

^ DE LA TESTE. îx ^fentlment de fes parties àfiy appar tenates , aif^ que ie l*ay déclaré en par Uni de la difirihution de la tierce con~ mgation des nerfs . letay bien youlu admonnelier dececy^à fin que tu te do - nés garde dkeux, lors quHl fera befoin de faire incijton aux jùfdits ^endroits.

Or il refle encor ù ’vn. autre jîtmfur le fdak, duquel ^ient le Septum cani- lagimjum dune^ , diuijantle ne^en deux nafeaux ^^fiparant les deux troux du palais, lequel a efié obmis de tous anatomiques que iejçache. Or à fin que chacun puifife plus facilemet re~ tenir mettre en mémoire le nombre des fujdits os, nous feras ^ne hrieue^ generale répétition d'iceux, H^remiere- . ment ily en a fix,a fçauodr trois de cha cm coBè, que nous pouuonsappeüer Or¬ bitaire s, a tetour desyeux. Les fept ^ *

Lf’nifi

!

ANATOMIE

huit Jèpeumtapeller najèaux : le neuf, ieme ^ dixième maxillaires, heson, ^teme ^ douzième ,peumî e^redit^ os internes du palais* Les tr externe quatorzième^ os de la mandihuleinfe, rieure . Le qumZeme peut eflre dit le

murmettoyant ou Septum dune ^.fjs i

os ainji hriemment ^Jommairermt ! mmme^, nous fautmaintenant parler des dents, de s trou^ du Crâne, fourcils, r cuir , panniçule chameux , mufcles confequemmet des autres parties de U face. .

Des dents.

Trente ( deux ts î

B Ss dent S Jontdu nohredes os , dont le nombre eH de trente deux au plus , aux hommes fçamir eB,feit^

encha-

de la-teste; ixj '.ejitii^es par ordre: defqueües en lapante anterieure eny a quatre dejfus^ Mat deffouhstracha- tes odarges ^normes Inclues pourcoup per les naïade s:&* nom chacune qùn;^ nejèule racine: puis y en a deux de ch a eu cojié tat dejfus que dejfouh^ynomees £antnes :pource qu'elles font aigues ^ fortes corne dents de chien pour rompre, hrifer cajjer les chojes folides: aucus DêtsœiU’

les appellent dents œilleres enhaut prin^^^^^' cipalement-^ nom pareillement cha~ cune qu'^m feule racine , plus longue toutesfois que nulle des autres . Apres fenfùyuent les maxillaires ou molaires hiKs. qui font dix de chacu coBé tant en haut quenhas;^fentainfnommeespour^ ce qu'eUes.mafchem,hriJèm e^f^commU nuet les yiandes ainfi que fait la meu¬ le des mouïts, des grains, lafarine:a fin

ANATOMIE'

ijiiÆ fok pim facilement digeree dam hUamach: ce ^u'on dh^folomiers , la n;iandehknmaJchee,eB àdemydige^ re& . £t pour csfiecaufi, ont eBé faites larges w a ff tes J dejquelles celles qui fini ficheesala mandihule fuperkun ontleplmjouuent mk racines ^e!^hien foment quatre. Celles de. la mandibule inferieure n en ontque deux y e^queU quesf)ktrok:pour ce icelle mandihu le efi pim dure que la fkperieure . Les dents fim coniomEtes aux mandibules par ^ne espece de comxmn qui efi dite Gomphofis y EeB adiré fchees dans les mandibules en certaines cauite^ appe-^ lees AlueoleSyCome Impau.jiche en ter-^ rCyOU 'zmgon dansdubm: carmefines en quelques ^vns on trouue que leurs dents font coniointes ^ ^tmies auecles madibules Ji fort yqùà lors qu'onlesar^

DE LA TESTE. Ixij rache^on emporte pûrtlan. defiites alueo les mmdihulesxe cpue idj^eu^Jou^ uentesfoîs aueçgrant hémorrhagie, la^ quelle àgrand difficulté on poumke^ flancher . Or lefdites dentj different des autres os ,par ce qu'elles ont aBion , à raifon qipeüesmachet:auflipar cequ^él les fe peuuent regenerer quand eUesJont perdues ont croffement continuel iufques àlamort.'àraijon qu'en flajpat principalement en la maBicatkn, ï‘Zfne contre l'autre, Je comminueM f^Jènt:ce qu'on l'oit manifefiement en ceux qui en ont perdu quelques ^vnes: celle qui n aura plus la rencontre de ed- le qui efl per due, demeurer a pim hngué par ce qu'elle ne f'^fe ne cômmtnmm-' me elle faijoit lors qu'elles Je mmtroiet l'nt/ne contre l'autre. JJ' auant(^e,diffe-^ rem encore des autres os, à raifon qu el-

ANATOMIE

les font plus felides dures , ^ auj^i

qu'eües^nt fentimetdeqml leur empor¬ par certains rameaux des nerfs qui fartent de la troijieme coniugationjep quel^ entrent dans leur fù^^ance ; pourrai appercemirlefdits nerfs en caf- fant quelque dent/ecetement arrachée delalfOuchedequelqu'lfn,leJquelszfer | ras manifeflemet: dont par le fentimt dicelles eB fenty douleur înefiimahh quand il fy fait quelque defluxion , ou' quelque grant fait le s touche : tel fenti- mentleuraeHedoneyàfnqu^eUeseuf fint confintement auec la langue , pour ^

difierner ç^luger des faneurs ^come ont ' les autres parties de la louche. Lefdites dents ont encore ^ne autre grande ‘vti- \ lite, principalement celles de demt,

c' eB à ayder de lien proférer la pârollé. ^^uil Joit njray^ il eftcogneupar expe-

DE LA teste: Ixiij

rïenceen ceux c^t les ont perdues qui ne peuuethîe proférer laparoUe,aînJt qu ils fa fient auparauat les auoirperdues: , mais au contraire halhutïet. Ainjtfont ceux qui les ont trop courtes ou trop aua cees audeuant jchèuauchant les'vhes furies autres. D^auantage il eBcogneu aux petits enfants , lefquels ne parlent ny ne profèrent hieleurparoUe iufjues à ce qu’ils ayent leurs dents de deuant.^ Pareillement les (vieillards apres qu’ils les ont perdues, fetrouuent légués e^ne pouuans prononcer leurparoÜe. Etno>-. .

ter as en (feH endroit que le s dent s font folides,e^ia offeufesaux enfants eftats encores au yttre delà mere.fe que pour ras yoir à l’œll(comme iay fait) en dif- fequant^vn enfant mortfuhitementa- près l’enfantement.

ANATOMIE Des troux de la bafe in¬ terne du Crâne.

Sljds âeuxkmes ceux

Les tf oljîémes des nerfs motifs de l'œil ^ ^ d'auemespor' tionsde lui tierce pake.

Les quatrièmes jmtpourwne partie delà quatrième P aire des nerfs qui^a aux, mufles Crotaphites mdes tem¬

ples,

Ljss cinqiemes fintpoUrla trafiolatio de ^humeur aqueux^^ jukil^iefcen- dantdu moyen yentrkide du ceruèau au palais J faifant l'humidité faUuatte: Ofont quafi infenfhles al' œil JlefqUels font fetuecifouh^ laglandule Colatoire

entre

Ixiiij

DE LA TESTE. mtr S les apophjfis CUnoïdes,

Le fijàemeefl entas Sphmo'ùle^u* neifotmeméaJîUirepourdm^ aux arteres QtrotidesJnwmeSjfaiJknt le^ets admirMe ^aMmt rendre dedds lagrmd creuafje/fujmte, >

Le fiptieme efl doMUe le plmfiuuet, pour donner entree kyn rameau delà Jugulaire mterne.

Jje huitième efl ohlongen forme amU le, par lequel fort ^ne partie de la troif- kme P aire, tome la quatrième pai¬ re de nerfs.

Le neufiemè fait ceux de ïouye.

I^s dixièmes font fort petits,e^ bail letpaffage a^neruéine w artere pour aller au conduit de JormUe ^fitue^ au deffusdutrau du Cacum.

I^s onzièmes font les dejchire^, qul donent ijfue àlaflxiemepairedesnerft

ANATOMIE partie delà Carotte à ^xm rarneati delà îugulaire interne.

Le douzième pour donner y^ue a la Jeptkmepaire,

Letre^temeefllegrandtroude tOc ciput pour donner ijfue à la nucque.

Le (puator^eme eBceluy qui eHle plus fouuent derrière ee grand trou j par lequel entrent les arteres eÿ^eines Cer uicalles,.

Des trouz de la B aie exter¬ ne du Crâne.

'^xjourcil^y al^n troude I chacun cofié, par lequel I pajfe *vn petit nerf eie U ^ tierce coniugation Jortant

de la cauité de ïorhite^paÿat à trams dp lys du.fi'orptyàï endroit dufourcth

DE LA teste; kv fmr donner moummetaux deuxmuj^ cksdu fiurctl Juferieur,^anjront: mais le pim jouuent le trou ne fe trouue tpi en *vn coHè , quelcpuesfois njne fente, quelpiesfois du tout point.

Le fécond eH celuy dugrad fanthus, par lequel defcentyneportïo de la troif ieme coniugation des nerfs à la tunique dune^,dans lequel eftjîtué laglandu^ le Lachrimale.

Le troifieme ftm au deffouh^ de Vœil pour la defcente d^ne autre por- tio de la troijieme paire, pour aller aux parties de la face , aux dents de la mandibule Juperieure.

Le quatrième e^ au commencemet dupalais entre les dents incijiues : par lequel pajfe quelque petite ^eine elsi^r^ tere,e^ la tunique dupalais.

Les cinqiemes font cotenu^ dans les

/

ANATOMIE

os du palais, par lefquels defcendent les nerfs de lacpuatrkme conm^ation,pour faire le gouH,

Les fxiemes font les grans trou^du, palais feruants a la relpiratwn,^oîir 'vuyderlephlegme tumhat duceruem par dedans le ne^ : refie ‘vne fendafe foukei le Zygoma montant danshrhi te par ou pajfent tat lesnerfsdelatrotf terne paire aux mufles frotaphites jue aucunes ‘veines arteres.Plus m îre fttue entre tapophyf 2\daflotde, le¬ quel ne pajfe outre fenfihlement.Üam îage vn autregui efl à la racine pofle- rieure de tapophyf.Mafioïde, appelle d*aucuns Procès mammiüaire : par le^ueivn petit 2^meau de la veine iugulaire ya dedans le Torcularex- terne.

^uant efl du nomhe de ces trois queU

DE LA TESTU kv}

q^uelquesfoîs tu en trouuer as fins, autre fois moins.

Item fènt deuxaffe^ grandes cauU te^fouh^lesfiurcils, rempli^ d aucun humeur ^vffueux^ (pù firuet à hdorat comme a eHé dit cy deuant.

Itemfint deux autres cauite^ aux apophyfes «J^dafloïdesou proce^ mam miliaires: efcjuds eB cotenu 'vn air im¬ plante pourl'ouye.

Item deux autres cauite^ aux ma- dihuleSj dans lefcjueües est contenu ^n humeur ^ipjueux, ejpais ^gluat,qui eH pour la nourriture des dents, comme amns ta prédit.

Des S ourcilz.

t ij \ ^

ANAtÔMiE Es Soutcil^ne font autre chojèquelepoil ordonne en forme de croijfant ,jur la droite U^ne deïorhitefipe rieur de t œil depuis le grand angle iuf que s aupetitdefquels nature a ah for* du corps, e:^prm-‘ ciiz. cipalemet afin qu'il^feruent aux jeux

comme depropugnacle defience con¬ tre la fueur acre mordate,qui pour*

Du Cuir,

(L^çoit que mm ajos par¬ cy deuant du cuir, lequel couure le Cranè ,fieB(^ qu'il faut encor à prefinî déclarer plus amplemet celuy de U fa- ce, des autres parties: lequel èfi doU“

Uepp

roit couler du fient dans les yeux,

DE IA TESTE. Ixvij ^ hUS^vn 'vray, lautreno ^my. Jud "yray eft appelle desgrecs Derma^pour^ ce quhl peut partout efcorcher ç^fepa rer , hors mis es parties de la face ^ la paulme de la maÀn , plante dit pied^ ^ en OMCunts mnBuresj,&parties hoteu- jès:aujcpuels endroits eft infiltre &mefi U auec les tendons ^ autres parties Juhiacentes: de ftrte qu"on ne lefiauroit deumentfieparer des parties à luycon- iointes ,amfiquhl firaplm amplement déclaré en ne ftre anatomie. Le no'^ray Le cuir eB appelle desgrecs Epidermis : pource ^u"d fieBed -^couche fiir le ^ray:nous Rappelions en noBre langue ^ cuticule ou petite peau.ou cuiracin.Sa fid?ftanceeft detexcrementouefftoreficencedulfray cuird^(pueüe nous eft clairement demo^ ftree enpofiant 'zme chandelle atumee,,

QU •vn charbon flambant près diceliys.

ANATOMIE

on le 'voit efleuer en huhes on^e^les^ou par auolr eHé longuement au filell en temps chaut , principalement èsper- fonnes qui ont la peau délicate , gs7*.qui fint dcouHume^ JeBre à lomhre , on 'Voit leur peaufe peler , la Cuticule,

perdre . D^tilitéAe c'eld épiderme.

TEpider- eîl de polir le'vray cuir , afin qu'illuy fû'tt paremet ornemet^ainfi que font

les manouuriers , qui donnetles demie ' res couleurs ^pûlijfeure s a leurs ouura gesjpourta heauû et perfeBio dJ icelles. Et fie peut hdit cuir reparer ffiJregené' rer toutesfois qu"'éeflperdu:,au contrai- redulrrayi cuir qui eB defiil>BaceJper- matique.y qui ayant perdu quelque

portion fiy^ ne la peut regenerer telle quelle eftok au parauant. Parquoy au lieu diceluy fien engedre 'vné autre ap- peUee^îcatriceJaquellefiefait de chair.

DE LA TESTE, Ixviij P defeichee outre fapropre nature. Uy tilt êt^eluy , eft de deffendre le corps des mures externes: a cauje deqtwyprincî- paüemetj il a eflé fait par tout fenjihle: toutes fois ^en aucunes parties plus , aux autres moins félon leur dignité ^ ne- cefité . Son fentiment prouiùnt des fila- ment s des nerfs dcspartiesaluyfuUe- tes J afin quelles fentent les chofes à foy contraires ou conuenahles, D'auantage il faut entendre qu'il eB poreux ffl tranî^irahle,ainfi quelon ^oitpar les fueurs qui fertentpar iceluy . Et aufiï qu'il faiïïoit quepar ces pores lesarteres attiraient a foy l'air amhient ( ou qui nom enuironne )pour modérer , nourrir entretenir la chaleur naturelle , exhaler ou euaporer hors les excremets fuligineux: laquelle attraElio dl air p ar ' ledit cuir.eB bien demonHree aux fem J îiij

ANATOMIE

mesjquî ontjùffocation de matnce: lef. quelles nont autre Jruhion d'air Jînon que de celuyqui eH attiré par lefdites arteres.

Du panniculc Charneux.

n^resle Ifray cuir f en W^w^^nwfiit^nemelfraneap- ^^^i^^MÊpellee d aucuns anate mlquespaniculeChar des autres

2idufcle lar^e,ouPeaûJter,€ouurantîa face commun mafquedequel eft com^ pose de trais genres defihres: c'eB à>fça^ uoir ^droits y obliques -^tranfuefaux: au moyen de qmy par icetuy (outre les mufles) fintfaitsdiuersmouueménts au font <&àlafaceyainfi qu'il eflcau fe qu'en toutes les parties des befies che-

DE LA TESTE. kîx udtneSyhmf^^ aucunes. autres .leur cuir fe menue en diuerfes façons four çhajfer les moufches (jui les niord'et ^ ficquent.Mais à thomme ledit fanni- culeneÜ caufe d'aucu mouuement fors qu’en la face ^ du col. Et pour le hieri ^oirfaut eforcher fuhtilementtout le cuir delà face, fe donner garde de ne le huer auec le cuir, auquel immédiate ment il adhéré en aucuns endroits .co¬ rne au font , aux paupières des yeux, au ne^.ès leures.fi e^roiEiement qu^on ne le fçauroit fèparer î de l autre, ny aufi d’auec aucuns mufcles de la face, 8n fimme cedttpannicule reuefl toutes les parties du corps .prenant en aucuns endroits chair, comme au 'vftge ç^au col,8n autres, grejp, comme au deuant ^ derrière ducorps:aux iomBures& extrermteymemhranes fimplemet ^

ÀNATOMIE

dux iamhes aup,frincifaüemmaït droit des gros faciles :^ert aucunes au¬ tres parties fe trouue eHre fait de mef JlangedegreJfec^memiranes,

Des mufcles de la face.

I Aintenant faut efcrire des ^mujcles de laface,lejfuels Jont dixhuiB en nombre: ^ajçauoir^cjuatre enchacu ne leilreydeuxnaijfants delà madihu- le fugerieure dtp Èygoma , ^ deux de hnferieure , ^ui naiffent des coBe^ du menton: ^parfeflksmu0esksle- uresfont diuers mpuuements parle he^ ne fice des nerfs qui recoiuentdes man^ ddhules tant Juperieures qu’inferieures procédant delà troifiéme^ cinqien^

Lefdk

DE LA, TE STE. kx

Lefditesleüres fermnt de comrir les L vEage . I U r 7 t /- des leures

dentSjdefeur queLdtrjyotd neLeurjdce

lejtonxdrtllenr eflmnemy . Ellesfir-

uentau^idfrofererldpdroUeydmdn-

nr hoïrey^ d orner le yifdçejtem

. ri des pour

Jmt Cinq dutres mujdespour lemoime- le mouue

ment Id mdndibule inferieure, d fçd

1 r '' .la mandi

mtr qudtre qm Id ferment , qm bule infe

l"ouure,fentens de chacun coflé. Le f re-4^^?- . mierqui la ferme, eft le flm grand jpufde de

tous: efl nomme des grecs Crotaphi- la face, .

te, d eft à dire temporaUl prentjm ori¬ gine des parties latérales du front , de hspdrictal,^ dpfcent par deffouhs le Zygoma, inféré à ïapophyfe de

la mandibule inferieure nommee des grecs Qoroni, pour la ioindre amener

contré la fuperieure, ^ fermer la bou¬ che, ^ mordre. Sticy noteras que cedit mufle efl tendineux iufques au milieu

ANATOMIE

de fôyJceluyfait la temple, O pour es fie caufè efi appelle Teporaldeguel plus ^^^^^^uenul autre , commedïFHJpp . au /k ‘^^^^r^wé~dJ^vulnerihm capitü , eB fuhiëtg playes iftorteües : àrai(on delaprande ^tmltitmedes nerfs gu il reçoit , àfça^ mtr de la troiJteme, ^uameme terne conm^at ton. .

^ ^ ^ Le pcod mufcle naijfant des as Ch

mufclede^^^ fitJ-t appelle^ des grecs St'dà-

Uface, des Je termine en la madihule inferieu¬ re prés lementa : lors qu*il tire ’vers

Jon origine, mure la houché:(^ cedit mujclegrejle ^ tendineux en fin mi¬ lieu, ^charneux enfis extrémité^: ce qu 0 ne trouuegueres en autres mufcles. Le troifî- Letroijtemeefi appelle ALaJlicatair'e wîiê’, naifant

' f^e. du Zygoma, einfinfire à la partie in¬

ferieure ff) poBerieure de la. mandibu¬ le infe-

DE IA teste; Ixxj U inférieure tapôphjfjè appellee roniouScutiformis^ (pourcequelleeB Aigue comme ‘Vnepointe d*ef^ee,) pour ieeüe amener en mat ou en Arriéré pour la mAflication des*viAndes:à CAufe de ^uoy ^Ature luy a dont double fibres, dont lés ons 'viennet du ZygornA , defcendent obliquement exterieu- remet^vers f Angle -^pArtiepoHerieure de la mAndibule inferieure ,pour ieeüe amener ou Attirer en Auant.Les Autres fibres jortent de lapArtiepoHerieure du dit ZygornA, dejeendent Aufii oblU quemetpAr de fus les autres, fe croisât /’>» par de jfiust autre en formede croix bourguignonne, f implante àladite

mandibule près ïapophyfe Coroni,pour ieeüe mener moumiren arriére, ain-

fi que les autres Jontcaufe delà mou- uûir en auant.Toutesfoû Çalienauli-

anatomie

uredes momements des mujcles , -^ del’^fage des parties , cUt que chacun mufcle n'aqu^'vhe maniéré de fihres^ par lejquel^ font leur operation à part (^fmple:^leûrsfhres font faits par tie des ligaments , ficeux font faits les tendons ou Aponeîirofes:^^ partant lectit mufcle maHicatoire nepeuteHre ditl>n feul mufcle, attendu qu'il a dou¬ ble aBion,^ doubles fibres, pour chaf fer en auat retirer en arriéré la ma- dibide inferieure ' parquoypour fauuer (falienil •vaut mieux le faire double, ou le dire mujcle à deux teftes ^deux infertiàns : qui luy eH commun auec le Trape^e.

Le qua- ^ quatrième efi appelle le mufcle

trieme rod,fiîué dans la bouche entre les deux mufclede '' j-j r i i r r

k face, ntanawuies, lequelprentjon ortgme de toutes lesgénciues de la mandibule ju- perieure:

DE LA TESTE. Ixxij

ferleure:-^f inféré à celles de tinferiem rCyfaifant la circonfcription des parties latérales de la hauche:de la tunique de laquelle il efl intérieurement reueflu, extérieurement couuert degreffe^co^ me prefquexous les autres fent . Son a- Bion yjage efl non feulemet de fai¬

re ioindre la mandibule inferieure con¬ tre la Juperieure :mais aufli de feruir d'y ne pelle pour ramener flubsles dets la ‘viande qu'on maflhe , qui.efchappe de deffoubs/vers le dehors : ainji que la langue fait ^er s le dedans . Ce mufile, me femble appartenir , plus à la Icure^ qu'àlamafchoire.

Le cinqieme eB le plus court , cisèle Le cinq- plus petit de tous, lequel naifl du creux de l’apophjfl de l'os ‘Bafilaire , nomme face. Pterigoïde fl'efl à dire en forme d’aifle ) inféré intérieurement à l'angle de

ANATOMIE

la madihule Inferieure, -pour keUeauf Jt amener contre la Juperieure, ç^pour lier tenir ferme ladite mandihtde contre la fuperieure:

fu onomre

comme

an fait en baillant , faifant trop ^ram

extenion

fluxe^W f>ors de f on Lieu

ta'V%>eu aduenir plufieursfois.

Dixième figure.

8n ceBe. figure te font demonftre^ au¬ cuns muf les de la face»

A MonBre le mufle temporal.

% llos Parkfouh^ lequel il pafe.

C JLemufle (JMaHicatoire.

D Le mufle largequifattache tat

a la madihule fiiperieure (^ue mfmeurefatfantlacauitéde

ANATOMIE '

Onzième figure.

En ceflé figure feji moHrè des muf

des qui ouure la louche , lequel amns dit eHre tendineux en fin milieu, mer^ quêparD,

S I^mufil'emajîicatoire: Dorlgine |

d.uquel à tes Parts , lequel [

os e^ couppépour mieux fauoir ' monBré ledit mufilé, tJG Lesmufiles qulmouuentlateÜe ; ^ers laterre, lèjfiiels te fint mi¬ eux monBre^ en la figure dix- neufieme e^demlere de la tefle.

ANATOMIE

Des Yeux.

g 6s Teux Jont les orga, %nes inflruments

ytJueüe,-^mejfk->

keux on cognoiB F home eftre ioyeux ou courrouce . / fint mi^ ^ colloque^ au haut de la Tefle ,pour illuminer conduire le corps . Et pareillement par keux nojîre ejj?rit efi ejleué à contem¬ pler Ipeculer les chofis hautes,-^ di urnes ,Jîtue^ en leur domicile , cjui font deux cauits^ nomees Orbites : lefjuel- les Nature leur a données j àfn qu'il^ fuffent prefèrue^ des offenfes iniu- re's externes. 6t d abondant pour ï ex¬ cellence, letir a produit trois montagnes, comme bouüeuërstà fcamirhmmence des

DE LA TESTE.

Ixxv

des Sourcil^ Je Me^ ç^ le ^ygo'>

Trois

Jl^fintcompojè^ chacun defipt muf- pour la tel dès, cinq tuniques , trois humeurs:

1 r 1 -X tence de ,

deux nerfs, deux 'vetnes^ me arte- i^ceil. re,d'vneglandulejltuee augranâan- gledûceuXy dans ^n trou (jui dejcent aux narines: laquelle contient svn e hu¬ midité qui fert de luhrljier les yeux: afin que leurs mouuements Jolentplus libres. . Et quant aux muJÛes lly en a fept , dont y en a quatre droit s, deux Y œû.. obliques c> 'vn rondylequel eB/ttué en la racine de ïœd , au tour du nerfi Optique . Le premier des quatre droits prent fin origine au deffus de l Orbite A' œil Son aSlion cB defieuer Lœilen haut ^ersle ciel . fécond e^ au dejjoub^ lêcond

four le tlreryersla terre. Le tiers efi au Le troifie- grand Qanthm ou coin de tœil,pour le tirer 'vers le ne^ . Le quatrième eBau

ANATOMIE ■petit coin pou-r tirer l’ oeil s latem-^

pie ^oreille . Le premier oblique

Le cmq- cinqkme en nombre ,■ d fon ormne à U ieme. ^ r- i u ‘f ^,1

partie juperteure de i œil par^ne membrane êH attaché au grand coin. Le fixie- Jècond oblique Jixieme en nom¬ bre .a fin origine obliquement au défi foub^ dup'etk coin , ^ icèux mouuent Le feptie- ^'éeil circulairement . Le feptieme we. dernier prent fin origine de la racine de

kœil 3 ç^ enueUpe le nerf Optique de¬ puis qpJil eBfirtji hors du Crâne y 0<fe termine auec tous fis compagnons à tl- rk qui efl le milieu de f oeil^ ou le blanc fie comoint auec le noir , ou les tuni¬

ques fiafierriblmt enfemble, ^fint d^s cercles Son attion efi de tirer tœil au dedans deLorbite , eBant aidé par la compre(iioh. du cuir mufiuleux./^ palpebres, \

Orentre

DE LA TESTE. Ixxvj Or entre les Jufdits mufeles ily a cer- talnegrejjejqut Jert (corne elle fait aux autres parties )pour cotenirpltds longue^ ment la chaleur naturelle , auElrice de la concoBion,^aufi de les humeEler, oindre lubrifier :d fin (comme nous

amns dit )que leursmouuemmts fiaient mieux parfaits. '

Douzième figure.

Les fipt mujclès de ïœil te font mon^ Bre^parcefie figure.. qA ^Monfire laparîie antérieur e de l œil circonjcripte part Iris. S Le nerf Optique Jortant du.(rct

nepour entrer en l’œil.

CCCC Les quatre mufeles droits,

DD Les deux obliques.

E Le fieptieme Pyramidal.

m

ANATOMIE

Des cinq Tuniques prin¬ cipales de TceiT

S*enjùk

' Enjuiuent le s Tmt-^ que s qui fini cmq(co^ me nous amns dit ) dont la première eïh mmmee

d'aucuns Adnata^^desgre^Sfi^ fephj/cos. Süe a fin origine du Ferlera- Origine ne: elle enuelope tout l*œil rejlelapar- iunâiue?* tie anterieure delà (omee ^finifjant a . l Iris ou cercle de I œil. Son utilité de tenir l'œil conioint dedans ÏOrhi- la coniun te , dont elle en retient le nom de Con- e* tunBiue , La féconde efl appellee fecon

neajC^ en Grec, [eratoidés. Icelle en- de. ulronne entièrement l'œil:^ en la par¬ tie anterieure , ■^principalement à l'e- droit delapupiüe^efl lucide ^ tr ama¬ rante, a la forme d'y ne corne de lanter¬ ne bien ^nie polie , dont elle retient

ANATOMIE le mm de Comea . Mais par derrière fi^efl point luifante , ou tranjparante , à, L’origine (^uoycÜ appeüee d aucuns J,a

ô€ vtihté "Dure membrane de tæiL EÜe prent oi de la tuni la, "Dure mere, a telle ‘vt'h

rfiee Cor- de receuoîr les eP^eces ^iJîhles(com

n ea. [q tyQyYe d yn mtrotr ) ^ cotentr les

Latiercc. dudit œil . La tierce éft nom^

mee Vue a , ou "B^^des en (jrec: pour I ce pu' elle rejjemble àlejcorce oupem dy nraijin noir, en fapartîe extérieure: j dont pareillement- entrent au^i le mm y tilité de Vuea'.maken fa partie intérieure re

prejènte toutes diuerfs couleurs, co-

méfait l’Arc au ciel, a fin de dif'emer les couleurs receuës rêprefehtee s à

l*œil extérieurement-, puis.reuerberees a Vhumeur CryBalin, ^de à Idfacul te animale yijueliè, -^fns commu:^ eu icelle tunipue n’euB çBe tainBe en

de la teste. Ixxviij

pL partie intérieure, que <i’‘vne feule ou

certaines couleurs, toute s chofes^ifihles

ou ohiets neujfent reprefnteque lacou-

leur qu" elle eufl eu. Secondement elle a

eftè faite notre derrière ,pour congreger

^ •ztnir les ef^rits dippe^ par la lu^-

mi ere,po ur la conferuation reiouif-

fance de la 'yeuS: ainf queleploml?

qut eft mis au derrière d^njn miroir:

d fin que fa reuerheration (oit plus J -t y pourquoy

grande , que les -epece s fp cou- Nature a

leurs nepajfent outre le ^erreiains fiet retenues enfa fiipsrficie,hien ramajfes fuft noire ‘vniesjàfin que par fin ohfcuriü eU le empefihafl que les couleurs ohiets eure.

nefuffent bien reprefentees à thumeur Criftalîn,X9*deldaufenscornùn.D’a- uantage elle a eBè trouee par deuant,

(diot iceluy îrpu.efl nomme "Pupille) d^ peur que hf^rlt animaL^ifsël nefusi.

ANATOMIE trop Jubitement di^ipè Joit 'urayjors qu'il adulent qu'icelle pu pille eft dilatée ,par coups ou autremet, ^euè'efl deprauee diminuée .S'e^ Juit la quatrième nomee Aranea.ainfi nomee pource quelle ejljubtile ^de- liee comme la plmjuhtile toiüe d'^ne araignée qu'on puijje ^oir , ^eftfort luijante tranJparantedesGrecs l'ap

pelTent Arachnoïde :eüe enuelope par de LVtilité uantd^humeur QriBalin:àfin qu'elle le nie deffende comme principal

injlrument dela^veuh', lors que les au- Origine très humeurs feroient intere^e^. Son o- Jranee^^ peut eÛre de la matière excremt

teujè dudit humeur QriHaltn: ainji en¬ durcie par la froidure des parties circo- Lacinqie ]_^ cinqieme eftnommee 'Ré¬

tiforme : pource qu'elle eH tiffue dephi- feurslfeines ^ arteres, infiltrées ÏPne parmy

de la teste. Ixxix jarmy ï autre ,auec(^ues le nerf Opti~ que^come ^vn petit rets depefcheursAot eüe prent le no de ’B^tiforme : les Çrecs Vappedet Ampl)ibliHroïdés7Son^tïli’- L’vtilité îè eB de nourrir , enueloper par derrière ledit humeur F"itreux:eüe eB fort mo üe^plus que nulle des autres^ de peur qu'elle nef B offenfe audit hu-^ meur.Sn qmy tu noteras l'ordre de na¬ ture auoir efté bien objhrué en la pofitit defdites tmiques ( comme il a eBé en toutes les autres parties ) car apres les deux plus dures terrefires^a fçauoir

QoiunBiuee^Qorneeya fait t'vneplm molle ^ les deux autres encore s plus, d fn que comme par degre^ d^ durejfe mollejfe, nature pajfaft d'^vn degré a l autre. Outre ces membranes tu peux adiouBer celle qui ‘vient de i Vuee^qui enmlopepar deuant y l'humeur /O i-

ANATOMIE

tHuXy reffemhle aupo 'd du JoumU

Des humeurs de l’œil.

"8 njuyumt maintenant les humeurs contenu^enlœil^ lej^uels nom' ams dit eflre trois.'dont lepremi'erefiap^ x\pour lafimilitude qu'il a queux" ^^cques l'eau: ç^efi ^tm entre la par¬ tie anterieure de (orneey de t hu¬

meur Crifialin, qui efi l endroit de la pupiüe:afin que retnplijfant tellç ej^ace %fuyde,il diïïede ladite (jorneCj w par Vtiiité de moyen prohibe ^ deffend qu'elle ne tombe Jur ï humeur Qr^alin : qui euB eHeau dommage de layeue\8t d'aua- tage afin que par fon humidité , il défi- fiende que ledit humeur (jriflalïn ne fioit par trop défiché . (jeH humeur aqueux peut eHrèengedré par la rejudation de lafirofiti apportée par les ^aijfeaux,

' Trois . ha- meurs en'

Tceil: pre¬ mier nom psîlèAqu

DE LA TESTE- hxx iefquds félon leur flm grande partie, produifent leurs anaflomofes c^extre- mite^ iufques à la pupille c^pdieu dudit humeur QjAêjueux.Ije fècodhumeur ^ Le fecod, mojeenftuation,eB appelle (fiflalin, Criilalin. pour la couleur confidence (pu il a femMahle au ÇriJlaLSa figure ed ron- ^ de . Son utilité ed de firuirpareiüemet criftalin.

comme de miroir, a la faculté ^fueüe

^ fenseommu: ts^ed le princip al in^

flrumet d.e l<^eue\Le tiers (^dernier, L e tiers. ed l'humeur \/itreux ou Alhugtneux,

ainfi nome: à caufi (pu’ en fa cofidece couleur, éft sehlable a ^err8fodu,ou au hlanc dl^n œuf . S afituation ed enla P artiepoderieure de l’humeur crijîalin: ae Thu- pour reprimer aucunernet ïimpetüofité de l’ejprit animal ^ifuel: afin puil ne fud trop Juhiîement difiipé ,^euaporé .

<iAinfi pue nowpouuon$ lien dire de

Pour- ^ les

^ANATOMIE

l*humeur Aqueux, auoir éflemîs au de uat dudk humeur()yftalîn,pour refera uerKmpetuoJîtè des couleurs exterteu- rcs refrefentees en keluy. Or icy noter m humeurs q^p^f^neprouldece de Nature, lef^ ont efté dits humeurs ont efiè faits Diaphanes, ^ traJparants,c"eB à dire, dts i^arants. lejquels on peutlrpir au trauers, comme on fait en Peau claire ,pu parmy le uer^

. re, corne de Panteme c^autres fmlla- Mes chofes diaphanes : fimMaMement la partie anterieure de la fprneei^ de PAranee, àfnqueïeP^rityijuèipeuÛ pajferau trauers ainji que fait le foleil autrauers d'yne <verrine,8t fuhit qu^il y a en iceux quelque choje eBrange , la yeuëefldeprauee,ôu du toutperdm.St d abondant, faut icy noter que Nature ne leur a donne aucune couleur, de peur

qu^eües n'empefchajfent leur aBionP^

de la teste. Ixxxj <^3

yjk^e qui eft de reprefenter les couleurs des choJès^iJtl?les, telles quelles font Buellementxe qu"il^ Weujfent peufai^ re jfd^eujjènt eftétaints de quelque particulière couleur, far tout ainji que les lunettes taintes de couleurs rouges, merdes, ou autres, nous reprefentent tou tes les ejpeces ^ifèles de leur couleur: combien qu’elles ne filent teües : ainji eujfent fait les humeurs à la faculté >/^ fuelle ou fins commun ,fil^ eufient eu certaine couleur . ’^^e à parler de leurs 'vatjfeaMx,qui fint les nerfs,'vemes ^ arteres. Or du cerneau naijfent deux paires de nerfs, qui fi diUribuent aux yeux. 6n la ^remkre (ont les nerfs Opti ques^atrfi appelle^ des Çrëcf^ en no lire langue 'Uifuel^:à raifin que par i~ ceux l'ejprit animal elî porté aux yeux Toute sfok auparauant que finir hors L

-

ont

ANATOMIE ilsfïnfermt enfemUe enfer¬ me de fer de moulin ^ (comme tu eus peu ‘voirenlu cinqteme figure en la lettre <7. y faifants de leurs creux oucauU te ( non toute sfois manifeBe a tœil ny par aucune fonde) ‘vn commun codait: afin qu^vne choje fimple ne nousfem^ Me doulple:ceque certainemet euft^ faitji lefdits nerfs n^euffent eu conmu^ mcaüon ffi) ^nïo l'm^n auec l" autre, (e

^ qu’il muse fi clairement demonBre par

i l * yj Tes hacquehufters w arhaleBriersdef’

- r— Sr-H— ~~.~^T~rrT

V , quels qyats clos ‘vn œtL^ potentpjmjm

^ 'tÏÏement , plus loin , , deTæÜqut de^

~^meure non cio s^gu^TIs deux enfenMe eflants ouuers: ce qui ne /g pourroit fai- rèTTl’elprtt animal yîfuël eftoicenmyg a T œil bouche Xuns auoir

firàfautre. farÇcommë eût leplôTlofi- p^ejla^ertu 'vnie eB phs forte ,

lors

DE LA TESTE. Ixxxij ^4 lorsqu'elle eB di^^erfee . La fécondé faire de nerfs fe diuifi en feft rame¬ aux àTiJJue du frane^c^camté de hr hitefe dMrihuant auxfeft mufcles de chacun œil ,four leur donner fentiment ^ mouuernent. Et quant à leurs rei¬ nes arteresj^ des autres parties de

la teBe, elles feront cy apres defcriîes.St icy conclurons que la ‘vfon n"eB autre Qu eft chofe que le fentimem de la ^eue\ rece- uatpar les yeux J,a lumière,^ les cou¬ leurs ^come fis propres ohiets, ainji qu'il fint reprefinte^ à l'œil , par la lucidité diaphane tranjj^aratejCome das *vn miroir:-^ font ^n (fine oifPyramide: dot la hafeeft ce qui recourt àl'œil:^ pointe , eB en la chofe ^euë: dont la pyramide fi fait d’autant plus petite, que lesyeux fint plus loin de leurs oh- ietsEtpour te faire familiairement en- L ÿ

ANATOMIE

tendre queceBque du (one ,freffe de nuit à demy ton œil ^ers ^zme chandeL le allumée , c!sr*^rajement tu aperce^ uras plujîeurs rayons menants de la lu rnkre de la chadeüe, en figure Pyrami dale: dont la hafe fera 'vers ton œil^ç^ la pointe à la chandelle . Ü quanta^ _ge te faut encores noter que la 'veue eB

fiudaine en fes operations rjue n’ell £onAzmQ_Pouye:c[m foit yray on 'voityhfiofl hf ^^^-^^^d^düTtomerrê^oùlëf^ d’^yne piece d'artillerie , cfu'onn'oit le [on d'iceux: ^ toutes fois en'vn mefme in fiant font les deux. D' abondant yu peuxen- cores cognoiflre cecy par^nfigne fia-'

milier exeple , en 'voyant quelque bû¬ cheron , dans 'vne fioreB : car fit de loin tu prens garde quand il haujfie ou ra¬ bat fie la congnee en abbatat nvn arbre: U te fiemblera que le coup Joit plufioB donne

DE LA TESTE. Ixxxiij donné ^que le fin n'en efl entendu: de fir te qîie tu iugerois y auoir quelque eJJ^ace de temps entre les d^ûx.comhkn qu'il

i _ J ^ J

ny en aytpomt:aont nous conclurons la, ^euceHre plus fiudaine queïouye.

Du Nez.

S Me^ eft hrgme rmflrumét de l’o doremét , appeÜé des^ Çrecs 2{his : à caufi quepar icelipy cou¬ lent ^ fluet les excrements des yétri- cules antérieurs du cerueau : ^ adue^ nant que lestrou^crihleux Joiet eflou- pe^dl fiy engendre^ne grande puateur,. pource que lefdits excrements ne fi peu- uent repurger. Ce qmaduiet fiuuentes- . fokàceux qui ont le neg^ fort enfoncé L. f

ANATOMIE

à'j- aha'îpe au milieu . D" auantage il a encùres plujteurs autres ‘Vtilite^ offices^ e"eft d’attirer l'air aucerueau, ^ le mettre hors pour la génération ^ conferuation de l’ ejp rit animal. St aujii pour dijcerner les odeurs . Or tu enten¬ dras pareillement que ledit air efl atti¬ despQulmons extérieurement co- duit parles narines en 1:0, houche ypar lés deux trou^du palais,^ de làyà la Trachee artere aufditspoulmons.St ou lefdites narines n’eujfent efté , nous euf- Jions éHé contraints auoir touftours la houche omerteypour injpirer expirer ïairyCe qui eB tout manifeBe . Car lors quily a ohflruElton aufdites narines y mus femmes cotraints auoir toufeours la bouche ouuerte,feit en veillant ou en dormat:à raifen de quoy Nature a fait h ne^ creux 0' double ,par ‘zrn carti-

DE LA TESTE. Ixxxiii[ >

Uh miCepareles narines ^appelles ep- Septum

1 J r II I camlagt:.

mm carttlagmoJum:a Jin (pue jt par jor nofum. tmeyne narine eHoit eftouppee^l autre demeurai ouuerte pour attirer iet- ter ledit air dehors . ^Pareillement fert grandement ala heaute de la face , hiy efl ^vn trejgrand ornement^: ou il dejfaut,UperfenneeHgrandemetSf- formeJl eft composé de trois os(comme nous amns dit ) dont les deuxjont ex^ ternes, cornoint s enfemMeparni^ne

ligne droite . Le tiers eft au dedans cpui Jepare les narines . oydceflits^osfint pendues les Cartilages, qui constituent O forment le s narines , dont leurs ex¬ trémité^ font appelle^ d’aucus,lesAif les du ne^ :^ont eHé ainji haSties de Nature : afin que le ne^ fuSt mobile,

^par confèquent moins fùbiet aux in^ mes externes . Et eH'^ay femblahh L. ilfi^

ANATOMIE

que fil euB eHé tout ojfeux ^ nom huf fions eu feuuentesfois rompu par coups, cheutes ou par autres caujès , principalement les petits enfants qui le pim Jouuent tombent de jfm. n^areiüe- met aufi a eftlfak mobile pour mieux fe moucher pf) purger , pour eiîre pim conuenable a la refiiration ex-

piratio.-pour laquelle parfaire, Nature Quatre l^y ^ baillé quatre mufles , à fauoir

mufcies de chacun co fié,rvn extérieur,

au nez, ,, . •r,*' * r

L autre intérieur. Uexterteurprentjon

origine delà Pommette , ^ defcendo- bliquement efl annexé auec celuy qui ouurela leure fuperieure, fe ter¬

mine à l aife extrémité du ne^. Ijinterieur fort interieuremet de lama dibule fuperieure par dedas le ne^ ^ fe termine aufi aux aife s 0^extremk te^ du ne^.Leur aBïon efl d^ouunrô^ ferrer

de la teste. Ixxxv ferrer les nàfemx jour iùn^iratïon expirât lou £yt c^uâfht turitijuc qui reu^B interieuremet le ne^,elle pro¬ cédé de la Dure mere ,fortant par l'os Qrihleuxou^ongieux^ctmenomauos dit: elle reçoit certains petits rameaux desmrfsdelatrôijlemecoiugatioparle trou dugrand angle de Icèilqui defced dedans le ne^ . Et pour coclufion ne^ a eflè faitpoUr plujtéurs caufes ; mak principalemetpourïodoremetj qui n"efl autre chofe qù^’nfentiment procédant ?er. d"^ne effumation^aporeuffortant de la chofe odorante. Et afin quùceUefex . ' halant dés corps, fie puijfe éfiandre, il a /

eflè hejoin de quelquemoyen,par lequel eüejoit transportée à t organe . Parquoy nousdironsquecemoyen'eBen musJi^ no que y air que nom odoros en rejpirat, en tant que nom l"a ttirons e^ quipre-

ANATOMIE

mier <t receu l'odeur de lohîet adorant^ qui fefait d'<T;ne fumee ^ exhalation en lair chaut . le dk chaut : car le jrok condenfe ^ referre en ce faifam

prohibe hffumation desodeurs:au con¬ traire f chautattenue\rarifiej Jubtilie^ fait euaporer ^fortir ^ effumertes odeurs:ce quieflcogneu’dhncem.^à tajfa odorata^ autres Jemblables,

lors quon lés èmjle, Pareillement aup en eHé , la chaleur fait firtir de s fleurs leur odeur: c>* au contraire fhyuerles

L*organe

des O- deurs font les proce^ammiüaires, qui deurs. Us communiqmt aux ‘Ventricules an¬ terieurs du cerueaUj^au fmscomm’u. Lesnarînes fint lescanaUs^parlefjuels Obiedde lefdîtes odeurs fint portées . Son obieB rodorat. eB hdeur qui eB ^vne qualité en noHre haleine fleurementjfirtantdës cho-

fesmir

DE LA TESTE. Ixxxvj M fes mtfleSjefqueües efi flm ou moins, mi jiionnee *vm humidité aéree . Or ily a deux différences d odeurs: Jcauoir eB f^tenccs yne hone,^l"imre mauuaife.St la fin de î odorat a efte principalement pour cofiorter le cerueau . Et daudtage tcy no ^

ter as que l'homme n a fi bon odoremet me n’a fi que les hefles:pour cequil agrade qud- bôodorat tité de cerueau , lequel eB fioid hu~ Ses.

mide , partant ne peut fentirque greffes gp* fortes odeurs. zAu contraire, les hcBes ont moins de cerueau , pfi) eB moins fioid humide : comme prin¬

cipalement les chiens , loups , aigles autres :parquoy Jèntent les odeurs fort fiihtiüemet, ^de fort loinxe que l'ex- periencemonBreapertement,

De la Bouche,

ANATOMIE

E nom de la iouche emporte ^figmfieU capacité qui eH entre

la mandibule JliperU eure inferieure ^et

les. dents ^ leures: en laquelle efl con^ tenue la langue pf) autres parties ^ue déclarerons bien tofl^^ premièrement

DaPalais .

S Palais efl lapartîe fufe- rieur e de la bouche faite de plufleurs replis a'^eri- te^ yparlefquels efl prépa¬ rée la 'viande a concoElto. Il a eÜéfiit en forme de 'voufte ,pôur la refinance de la 'voix'.qut foit 'vray lors qu^d y a quelque perdition de fajubflanceojfeu-

feM

DE LA TESTE. Ixxxvij 53

fe, la ‘Vdix fe fert,Ji far artifice le trou tfeH eBoufé.’d reçoit deux rameaux de nerfs delà quatrième comugation : noue que four les bien 'voir rnoBrer

il faut inc fer intérieurement la tunique dudit folaü (qui eft aucunement char^ neufe )mfquesaux osdiceluyfres les dents fiaijànt de ton rajoir deux lignes droites /vne de chacun coBé tirant ^er s ÏZ^uuüefuis leueras fefareras lei~ dite tunique de cotre les os^aufquels eft lien fort adhérente : far ainji 'ver¬

ras lefdits nerfs qui fe definent ^fer- dent dedds ladite tunique dudit falais: à la fin duquel, font deux trou^ ne^ de Nature,k fin que far keux fin fin du pa- Jfiratio ^ exfirationfuB faite en dor- mant, e^^mengeant, ou autrement. Et fi elle fe fuft oubliée ( ce que iamàis n'a fait en chofe qui fuB necejfaire à la co -

ANATOMIE

pjîtion ^fahrtcAÜo iu corps humain]

de n auoirfait lefdks trou^: nom enf-. fions ejll contraints d^auo'tr ordinaire* ment la louche onuertepour la necep* te delinf^iration ■^ expiration. reniement Ufiüts trou^feruent lorsque le ne^ eïi interejféou eBouppéj a ce pie lesexcrements puijfent par iceux e^îre ^acue^ e^deriue^ par la louche : ce que r expérience montre.

De la Luette^ V uulle ou Gargareon.

A Luette eB y n petit corfs charnu pongieux : de figure prefque a ^ne pom¬ me de Pin^fupedueperpe- Wage àe ^iculairement àlafin du palaU:d fin de roprelimpetuojité de tair extérieur,

attire

DE LA TESTE.' Ixxxvîij attire 0*m^iré des poulmons,m le re^ tardant aucunement pmr le modérer ^ temperer de fa trop grande froideur ^ crudité jpar la chaleur de lahouche: depeurdela trop grande réfrigération despoulmons:qui fit y ray yCeuxOMf^ quels a eHé ladite Luette incifie^oupar accident corrompue, fentent leur in^fU ration plus foide : dont plufteurs font mors Phthifîques, à caujè que les pouL mons ont eHé par trop réfrigéré^ par le deffaut de ladite Luette. Aufi ftrtgra dement a la confirmation de la'voixxe que déclarerons bien toBen parlant de la ^oix^

De la Langue^

ANATOMIE 5 Ld^uc elle fiï oy.

^ane ou in^mment depro^ èferer la paroüe , mejja^ere ^^truchemet pour interpre^ ter déclarer noftre phatajïe, opinion

iugemet.St au^ipar fon mouuermt fait la conformation articulation de la yoix, qu^elle reçoit du neud delà gorge appelle ]Larinx,c‘efl a dire le chef de la Trachee art€re,(;s^daucus le S f flet,d"autresle canal outuy au de lej^rit par lequel l'air extérieur elî introduit auxpoulmons : auquel principalement fe forme la ^oix,ainfi qu'o ^oit en h- flroit conduit ^auquel on fiuffle en nm flulie,c^ principalement quant ÏEpi- glotte ou languette touche ropt lair,

ainjî que font les doigts qui houchetlet trqu^ de la fluflepour faire diuers tons. Lefemhlahlefait l Epiglotte , qui eou- ure&

un, ^dejcouure la partie Juperkure dudit Larynx. Pareillement VZJuuüe eu Gargareon ,fert à la conjirmatio de la ^oix, comme peut faire lepkBre ou archet des violes, luy donnant magnk tude ^grandeur elegance , diufant lair enferte qu^il puijjè eBre diffus par toute la houche,pour en iceüe refinnant par le henefice aufi dupalai6,eBre ar^ ticuU formé de la langue: ce qui eB cogneupar expérience a ceux, aufquels a eBé ladite Luette incife ou corrom-^ pue, comme nom auos dit, par ce qu'ils, ont la 'voix ^ntiee enparlant du ne^. ^Pareillement ladite langue fert d'orga ne a la faculté guBatiue ,pour donner, l^ray iugemet certitude des faneurs

par le moyen delà faliue, véhiculé di^- celles, imhue en fa (^hairj^ongieufe.-^f^^pf^^ aufi aferuir a mafher lesyiandes,les

ÀNAtOMlÊ toumeunt yirant decofté tre,^ mefinement à lesamller:àcau- fe de (juoy a eBé faite flexile ^ rmhU

le entoutes les parties de la iouche,par

le moyen de fes mufcles qui font dix en D‘ muf fcamir cinq de chacun coBi:

des pour defquels lepremier eft fort eflroit en fin

le mouue- commencement^^ lareeen fa fin. def inentdela i i i r » r

Langue. Cendant de la parue Juperteure de l os

Styhïde à coBè de la langue ^ laquelle il tire enhant auecfon compagnon qui eH de ï autre coBi . Le fécond prentfin origme de la partie intérieure de la ma^ dihule inferieure , à hndroit des dents molaire s ^^f implante au cofteypartie inferieure de la langue ^pour icelle atti^- rer à coBé.Le troifeme *viet de la par^ tie inferieure du meton, elp^fen ^a im^ planter à la racine delà langue ypour icelle chafèr, tirer mettre hors de la

DE LA TESTE. xc louche . Le quatrième qui eB lefluê £rand ^large de tom^na^ de la lajè de h s hyoïde, ^ Je termine en la far-- ùe inferieure de lalague : laquelle auec fin compagnon qui ejl de t autre coBé, tire la langue en arriéré dedans la lou¬ che , Lecmqiemeelp*^rmer*zAent de la partie juperieure des cornes de l'os lîyoïde , e^fen %^a implater au coBé de la lague entre lesdeux premierspour iceüe amener tirer à la partie late~ raie de la louche. Ladite langue eB La lâgut double, toute fois non diuifee , corne elle eB aux Serpents : car cela euB empefi ché de proférer la paroUè, ^ de lie ela^ hourer les viande s:c*eB à dire, les tour^ nerc^^irerenlalouche.'elieaejléfai te dyne chair laxe,rare molle, à fin

que plus facilement peuB difcemerles faueurs , aufii pour mieux proférer

JM ÿ

ANATOMIE

les lettres . Sa racine eH faite large forte pour ejireplm ferme maïs fin ex^ îremité eH tenue pointue ' afin ^ue plus lihrementfiH fis mouuements . Or pour ce (pue ladite langue quand eüe eH defeichee deuiet plus tardiue inepte

à faire fis mouuements : comme ilefi manifeHe a ceux qui ontgrandfi f tat parfieures ardantes que par autres eau fis ; en cecy Nature y a merueiüeufe^ ment hienpourueuiear afin que la lan^ guenefuHmoleHee de tel accident J elle a mis a la racine dùceÏÏe , deux glan- dule s fort l^ogieufis, nommes Tonfittes -^^^gdales, aïnfi nommées, à caufe Ivrilité a ’i quelles reprefintent deux amade^fine celles. chacun cofi:è: lefqmüçs comme efion

ges,Jucent reçoimni perpetueüemet ^fvnhu-

DE LA TESTE. - xcj 103 eÏÏeîulfrifie ^humeBé continueUenm non fèîdemet la langue ^mais aujii tou^ tes le autre s parties delà hoùche. Plus elle reçoit deux l/eines ^ deux arteres y ne de chacun coBé , ^ui precedent des (parotides Jugulaires externes : lef- queüesfen ^otmanifeHement iufques au haut extrémité ^partie inferU

cure de ladite langue : ^ font lefdites ^yeines appeUees vulgairement 2^nu~ Les vei- lesou noires , lefjueües font feuuent in- cijèespour les affeElios de la langue,^ des autresparties de la houche.D aua- tage ladite langue reçoit deux paires de ne fs du cerueau.Dvne de feptieme CO niugatio n qui Je diBrihue a Je s muf- cles, par lejquels elle fait fes mouuemets JL autre de la troi/temeyqui Je dilate en toute fa tunique ^qui efl commune auec celle delà bouche: lejquels f nt appelle^ tij

ANATOMIE

ftatii <iuefrtncifdenm

par iceax ladite langue difceme ^ iu- Dii fens^^ ^ desfaueurs. Or pour hit

^\x^Q^Çc, entendre quecefl que le Çouji^kdü que c^eH %^nfemiment enlalague ^ aupalah, gemralement en toutes les parties de la houche^qui reçoit, apre^ hende retient les faneurs. Son orga^

ne efl la tunique, qui eB en lafipefck de la langue, ef^andue en toute la hou^ che.SonohkElfintlesfaueurstlesdife rmçes defqueUes font neuf, que ne trai¬ teras àprefint.par ce que ce n'ejl le lieu, L,e moyedugouf efl la chairjpongieu- fe de la Langue , le fuhieB eB 'vne

humidité fdiuale , -^fans laqueRe rit ne peuteflre bien fauouré: ^ efl ^ray femhlahle que fans iceUe rien najflge legoufl.parqmy il faut de neceflité que îachofeguflatiuefoitaEluelementhu-

DE LA TESTE., xcij \om mie, corne le •vtn ç^cuares chojès fènh- hlahks:ouptenttekmet,come lejuccïfe, lequel posé fur laiague incotinent féli^ quefie fe fond. Aucuns toutesfok ne

Jônt potentielement aEiuelemet hu¬

mides , corne le poiure ç^ autres chojès JèchesdeJqueües pour ceBecaufè ont he foin d’humidité, qui eft la faliue nee de Nature ,pour ayder à difierner pour aider des faueurs . St ^oila la raijon pour- ^ J qmy la Langue eHant intemperee par €a.Mems. trop grande JèchereJfeou humidité, ne gouBe point parfaitement lors qdeüs eB 'mhue de faueur outre fon temperti- ment naturel . Sxemple, Si elle eB im- hue d’humeur cholérique , toutes chofes hiyfemhleront omeres .'parquoy ileB nece faire que l’organe dugouBJoiten fin tempérament , ff! deBitué de toute. fitueur.Car tout moyen doit eBire priui

ANATOMIE

exempt de qualité de ïohieEi, 8t te fujfifèpour leprejènt du [es dugoufl: çjM amenant mm faut retourner à parler de l’os de la Langue .

De ios Hyoïde^ouLaiidé. :

Zjdntàïosdela Langui il efl nomé des Çrecs oïde:parcequil refemhh a'cefle lettreÇrecque fno mee 7~pfilon. Il eH fait de trois os , def quels celuy qui e^ au milieu eB appel- la "Bafe , les deux aiâres qui font

dcoBé,les.cornes:comhie qu’aux yieux on en peut trouuer d’auantage .Il e^ fi- tué filon fa hafijur la partie Juperieu- re du fartîlage du Larynx fiomé Scu- tiforme, de la racine de la Langue y

^ défit hafi drejfi fis cornes ^ers les

r

DE LA TESTE. xciij ' parties latérales de la Langue: lefqud

les f attachent par certains ligaments, produits d icelle, àlos Styloïde oucla- ual. Son'vtiliteeB de ailler ligamets àla plus grande partie des mufelesde la Langue, qui Jortent diceluy : ^ de . l ailler infertion tant aux quatre s an¬ terieurs fliperieurs du Larynx que

auxjiens propre s ,dejquel^ mm faut maintenant parler.

Les mufcles de l’os Hyoïde.

■Es Adufcles de h s Lfyoïde font huit, d fçauoir , quatre de

il en y a deux que (qalien référé entre les comuns du

Larynx , l'autre entre ceux qui meu-

ANATOMIE

mtl* Omoplate Tomesfois comntet(pi} ce fait jte premier des (jmtre prem fon rîgine de hs Styloïde , &pajfantpar dejfts lapartie neruenfe de celuy^uiott ure la madihule inferieure jf inféré aux cornes dudit os l/yoïde . Cedit mufde eH fort délié aucunement large

facile à coupper,Jt on nef en donne lien Nota» degardejenfeparantceluyquiouurela madthule inferieure. Le fecod montede la partie fiiperieure de l’Omoplate fret fin apophyfinommee foracoïde (yjuU gairemet 3ec de corhin ) olUquemet au comencement des cornes dudit os Ltyo- ïde^ eficeBuy rond ^nerueux M mllieUy corne celuy qui ouure ladite ma ddule. Le tiers a fon origine delapar- tiefiiperieure du Stemo^ç^i afin infir- tio en la racine hafe dudit os Lfyèî-

de.Toutesfok (jalien le référé entre les contr

communs du Larynx : le dire duquel doit amlrplufioB lieu aux heÜesbru tes qu'aux hommes .-‘veu que ne trou^ uons ce mufcle à l'homme (ortir ou eflre inféré au Larynx , comme on le trou- ue aux heBes . Le quatrième ^ dernier defeend intérieurement du men ton , -^f en ^a perdre àla hafi du¬ dit os l/yoïde . Or tous cefdits muf des mouuent ledit os, haut ^ ,de^ uant derrière.

Pu Larynx.

B Larynx comme nous auons dit) efl la teflede la tracheear pereappeüè'vulgaire- met, le morceau D'a dam ou lejîffet dc lagorgedleBcom-

1

ANATOMIE

fûsi de trou Qartilages conioïnts enfem if le par certains ligaments mujcles:

Le Carti- [anterieur le plus grand eH appeÜl

riforme^"^^ ^^^<^sThyrotde ^^dgairement Scutiforme,pour la Jlmilitude (pu"il a % ^ne rondeüe^ou ^n pauoîs . Le fécond kg^ Sris ^poHerîeur , eft ce-

nom. luy qui fp a point de mm, -^partat eft

appelle des- Latins (fartïlago innorm- nata. Le: tiers dernier çy* plus petit

Le Carti couchl fur les bords late-

kge Ark raux ff) fuperieursfur lequel il faites thenoide. coBitue 'vne figure femblable à bi¬

beron de pot a huille: à caufe deqmy a eBé appelle des (f reos Arithenoïde,-^ Je peut Jêparer en deux. Ces (fartilages ainji coioints adapte^ enjèmblefot

lageneration diftinBion de lalfoix par le bénéfice de [Spiglotte , dp^quel parleros bihoB:enJèmb’le de leurs muf

DE EA TESTE. xcv

çles:lefjuels M^item ^ omrent, com¬ priment ferrent lefSts Cartilages, L’vfagc ^encefaifantfontles diuerjite^des ^ füoix . Exemple , Lors qu'ils fomrent f ont la'voixgrojfe, comme ^ajfecontre:

Au cotraire quand il^ font comprime^ feront la n^oixgrefle corne 'vn Dejfus, ainji félon qu ils Jêrot aBrainEis ou ouuers,plus ou moins feront diuers tons de^oix parle henefice des mufles, de f quel^nous faut maintenant parler.

Des mufcles du Larynx.

tAture àdoné dixhuït muf. Dixhuit \cles aufdits fartila^safa ^'^j^^ynx Moir neuf de chacun coBê:. Mefquel^ il en y a trou com¬ muns propres. Le premier des co¬

rnus, qui cB cachéfuhs le troifteme dès

ANATOMIE

mufcles momats h s iJyoïde ^pret fin ongiM de la racine dudit os,^deJcen^ dant ohliquement f inféré a la hafe du Scutiforme if ourle dilater en haut ^ enhas, JLe fécond monte ohliquemetde lafartie intérieure du Sternon y tout le long de Trachee artere (au moyen de qmy il afpellé ^ronchiq^ue) en U partie haffe ^latérale dudit Scmifir me, four huurir O dilater far fis aifi les:^ eB trouuè cedit mufcle des fin o- rigine , iufques à quelque partie de fin chemin , adhérant eBroi&ementauecq le tiers de Fos Lfyoïdefouhs lefquels fe manifeBe corps glanduleux tant d^n cojié qued autre, tout àhntourde lapartie anterieure w {uperteure de la Trachee artere, à hndroitqu’ellefelye auec le Larynx ; lequel corps glandu¬ leux référé plufloB n^ne Juhflace char-

de la teste.' xcvj

neufe ^uemlle autre : iaçoit cefoit

rime ^andule , laq^ueUefour auoir e§li ' arrachée far^Smf trique es affeBios mrnees Efcrcueües^ apporta confequece déperdition de'voix d’^n coHé,pour hmytmdunerfrecurrant^montatpar dejpis ceHediteglandule pour aller au larynx. Comme dit Çalien au Hure, de hcü affe&û . Le troijieme mujcîe GaEen au

demter wtet de la partie anterieure des fpodyles du col, couché tranjuerfalemet Jùr les parties latérales de ISJophage aux aijles coHe^ du Scutiforme, pour le ferrer contre le fécond cartilage.

Or iceux mufles fint appelle^ (om^ muns,pour ce quils prennent leur origi- ^ ne d* autre P ante que du Larynx, pour f inférer en aucune partie diceluy: tout ainfi que les propre s, à caufe qu'ils ^ie- nent des parties du Larynx mejmes:

ANATOMIE i

Pijemier [ej^ueîs nom ams dit eHreJtx de chai ' propre au coBé.dont le premier fort de la par-

Larynx, tk anterieure du fécond fartilage^ache- nantie cercle fiuhslahafeduScutifor me montant ohlicpuement , f infère à la hafe dudit Scutiforme ^er s le derrière pour la confirmation dila-

Second, tation diceluy . JLe fécond ^ientpa- reiüement du fécond fartilage de l'en¬ droit ouilf attache auec le premier , f enlf a obliquement croifant le premier 1 en croix bour^uigmnne en la p artie in¬ térieure, anterieure dii (fartilage no

me T hyroïde près défia bafè , pour ice Troifie- fif-rer contre te fécond. Le troifieme

monte direBemet deÎÀ bafepofierieure du fécond Cartilage , Çj^àla bafe du tiers appelle o^rithenoïdepour ïouurir Csr*affermerauecques le fécond mufcki

Le quatrième rnonte aufii du coàidu fécond

DELA TESTE. icvij * }

fécond fdrtiUgefres hri^ine du ficod mufele aux cofle^ del^nthenoïde, four aufi l'ouurirètfirrer aueçle ficod Le cinf terne pretfin origine du milieu GMcpc- intetieur du Scmdformet define à la partie anterieure de lArithènùïdejpres la fin ^ injèrtion du (pmtrieme pour ferrer ledit cartilage .Le fixictm g^der sfxieme. nier mote de la hafi pôflerieure de l*A^ rithenùïde, en la hafi anterieure de luy mefmespourlejèrrer . Et noteras que tom fis mtfles cy (lefquels ont leur ori fine de bas en haut ) reçoit^ rameaux des nerfs récurrent semais prîncipaUmet . ceux qui Quurent ^ferrent tÂrithe^ noïde. St te fuffifi^s tmjUesdu La* rynx . amenant nom faut parler desnerfs^currents.

Des nerfs Récurrents.

ANATOMIE % 8sjïifdits mufcles rèçoiutt I des. nerfs de la Jixieme con ^ mgatio appeÜe^ T^ecurrets:. i ainjinomme^pouree qu'ils recourent duThorax en haut aux muf

J ■■

des du harynx-y afin quen fi long che- mm , ilsfujfent redm plus durs ^ plus forts:d'auantage pource que fixieme paire ^km debautye^nepomoithaiU Ier rameaux ànx mufcles qui prennent leur origine de las enhant ,fi elle ne rc:- monjiait ^ers. haut, 8t noteras qu'ils ne recourent pas.d^m mefine lieupainsle dextre remonte dedejfoulg^ l'artereno^. mee. et aucuns (ùAxiüaire dextre , des autres Soulfilauiere , 8t le fineHre, eÜpardefiouhg le grand tronc deîar* tere defeendente aux parties naturel¬ les . 8t montent iceux nerfs chacun de fin coBèylateralemet le loî^-de la Tra¬ chée

DE LA TESTE. xcviîj chee artere(^amjique îu ^erra/s en la fi¬ gure qni fenjùit) iufq^ti^s au>xmujcles du Larynx , four ayder à parfaire la yoix. qA caufe de quoy onteBé appel- le^^erfisde la^Qix..^uifoit‘vray, . lors qu ils font incifè^ , Id'voix eft per¬ due, dont l expérience en faitfoy:^ ôu tu 'voudras leproumf , lepourras àifè- ment faire à yn chien, auquel les ayant lie^ 0* fèrre^, iamais nal>aye ne crie.

FiguretroifierriejclelaTra- cKee artere .auecques TE- ,

. piglotte &: les nerfs récurrents.

^ DemoBreVEpiglottequifècou-- che par deffusle chef de laT chee artere,pour prohiher que la dedutîQ rien n^entre en la-

ANATOMIE dite Trachee ancre y four Ayder à parfaire la)>oix, duftel épiglotte parlerons hïe toB,.

% Lefanilage nommé S cm for¬

me.

£ ha Trachee anere amulee,com

metu^vùk.

DD Les deuxglandulesjttueès aux parties latérales, du commen¬ cement de la Trachee anere pour remplir layacuité d’icel- les.panies ,ç^pourfiuBemr la ramifcàtion des nerfs recur rentsjeBants monter au La¬ rynx : aufi pour contenir ^ehumiditéSaliuale yfrùur humeBer la langue.

€B Lesnerfsdelajtxiemeconiuga- thn^uiijQnt au ventricule.

XCtX V

DE LA TESTE.

P Le nerf dextre recurrant

^ tartere Axiüatre ou Souh fcla^ uiere^montant le longde la far- tic latérale de la Tracheeartere iufques aux mufilesfrofres du Larynx,

Ç Lenerffeneflrerecurratfarfouhs ïartere mmmee Aortaj^ aüant de fin coite au Larynx ainfi que tautre, comme il fell mon- firépar LfLC, La telle defdits nerfsyot aux parties des deux centres , Qe qm fira déclaré en fin lieu:&* etufii quant à la dé¬ claration du refie des autres let très , te m en tatray pour lepre- fiem , 4 caufie que ce n'ell icy le Ikudenefirire,

Figure de la Trachee artère.

^ if

De l’Epiglotte; j \Amnta,gé ilfautenten^

I dre noter que de la raai Ine de la langue , efl dref- ^ 'zm corps (Cartilagineux moyte ^ ^ifqueux , qu'auons cy de-^

mnt nommé I épiglotte 3 qui f attache ^ lie tant d^n coHé que d’ autre C ^ . -

comune membrane de houché ,aiiéc\ ^. > ' ^

les parties latérales du (Cartilage nom-^ Arithenoïde , iufquesàfapartiepo: flerkurepour couurir x!tt*deJcouuriréo'. fifice duLarynxpourla diuerJîtédeldy^^CioC 'voix:au^i afin qu^à la déglutition rien^ te. ^ d-entredas la TmchéedrtereparleLa^ rynx ^Jl ce n'eji quelque petite liqueur^ qui çlefiendpar les parois intérieurs du dit Larynx: autrement en yain on o r- donneroit lesLohots ésaffeEtions peBo- rales.étpour ce que tel corps efloit capa

ANATOMIE

Me de momeinent'volmtaire filon au^ cns Mamreluy a h aille qmtre mufiles àfiauoir deux qui huurent deux qui le fermet/vn de chacun cofié . (eux qui touurentj defiendet de la racine de h s hyoïde, ^n^fint en leur infir^ tîon,ieJtnantàla racine foflerieure d% eeluy épiglotte: les autres quilefermet (es animaux^ aufiqueUllsfitrounent) tiennent intérieurement entre la tunU que dlceluy jon cartilage. Or quant a fis quatre mufiles , ie ne les ay point yeu^ ny difiemé aux hommes, comme i'ay^eu aux heBes hrmes: iaçoit , que îayemis tQute pémê^^ diligence aies trouver.

Du Pharinx ou fauccs, en GrecParifthmîa,

DE LA TESTE. cj 2{far le Pharynx efl ente- du la partie intérieure pofierieure de lahouchequi efl entre les deux amigda- les daq^uelleeB ainflappellee ^pourà^^?»^ ^ue ç'efl *vn lieu an^uHe -^Æroit, four ramajfer adapter F air receu dans la bouche y ou trou du I^arynx ou Trachee artere, de peur qu^iln^entrafl trop impetueufementrmaUy fuB aucu nement reflené , ainfl (pue peut eflrele fang Çf^l'eflrit entrant au eueurpar les oreilles d-keluy.Et tejùffife des parties de la bouche . Maintenant faut parler des oreilles.

Des Oreilles,

Fibra.

Pinna,

ANATOMIE

^Es' Oreiües Jont les ^or^anes mHm-. ^(ments duJensaudL ^if,compofeesdecuir

feu de chair, car^ tilageîyeines, artères ^ nerf s. Le moU ht ou on fend wolûtiers les bagues , e^ nommé dés anciens Fïbra, le de fm

‘Einna.Et ont efléfaittesfar ^nefro^ uidence de '^dture, en formé' de figure anf aBueufe comme: ^ne coquille de Limajfonou E/cargot, faiftnt la ^oye tortue auec circuits e^defilour s obliques toufiours allant en diminution iujques à l’ extrémité du troudicede , affellee foramen. Çœcum for amen ,fQur mieux receuoir- eyn retenir tair,^ ramaffierles efieces dr* différences des fns é^yoix,0*ge~ neralement toutes chofes que nom corn- frenonsfarlouye^ dijperfes far iceluy

Cæcum

r

pE LA TESTE. cij lit; Qœcum: afin que far apres elles puïfi et eHre conduites iufque s a la membrane qui eflmediocremet dure fiaitedes nerfs delacinqieme coiugatio ^ appelle^ Au¬ ditifs. n?areiRement ladite anfiaBuo- fiteaeBè faite de peur que l'air ne les du

fions n'entra fent trop, impetueufiment^^^^,^^ das les oreille s Jef quels eujfent peu bief fir ou du tout gaBer l'organe auditif.

Et neanmoins ladite anfiaBuoJttè on •voit aduenir que l'air eBant. trop fort agite, ropt,efclatte ^ difiipe quelques- fois ceB organe auditif: comme il ad>‘ uient par la trop grande njehemence. de L'artillerie, du tonnerre, gro fie s cloches autres gras bruits femblables .D'a- uatage ladite anfiaBuoJltè a eflé faite de peur aufii que l'air fioidn'etraft trop a coup au cerueau,ny aucun corpsejtra gc n'offenfaBl'organe (^Auditif : plui .

ANATOMIE

Nature a emoyè humeur cholerk t^uegros ^ gluant, da,ns le trou dkel- le s, pour purger le cerueau: mak princu palemet à fin fuefi aucunes petites he^ ftioles entroient dedas, quelles yfujjent

prmfes comme en de glux .Orpour

La manie entendre comme Ce fait l’ouyejl recomme^ . .

fe fait premièrement eognodtre ^ confi-

y^- derer la ftruElure fabrication delà

jufdite anjraEiuoJtt'e , dont fi fait ^au¬ dition, au moyen de la membrane qui eflçompofie de la tunique du nerf au¬ dit e^ tendue intérieurement das

le trou de ï oreille, comme la peau d^vn tabourin: car icelle efi enflee de l'air im plante par hjprit auditiflequel efi en¬ clos dans la cauitè del'apophyfi.Ma- de foedu forarnem à ce qu'c-

font les fiant jrappee de l'air extérieur, ce fie me fons & la reçoiue hbiet qui efi le fin ^

l'oiXj,

DE LA TESTE. dij uf yoix,^uf neft autre chojè ^u'^ne quâ^ Imfertnamte du departement ei;^jra^

Bien de ïair , faite par la coüijion rencontre de deux corps durs : lefquels l^’vn a receu le coup ^ -ÿ l* autre ta don¬ né. Or ceBe Cûüijton ^foijfemèntfef pand en tair comme dyne pierre iettee m teauj dont nous *voyùns par l’agita¬ tion d’icelle, des cercles, ^rondeaux ou ckeouelutions feBendre dedans l’eau, tiA utre exemple , On *voit es fontaines eBroites qu’M fiudains tours inun-

dations circuits f aits (par l’eau fir-

tant hors de fa feurce ) heurtent contre le mur eBantrepoufees font d’autres re tours circonuolutionsen ejlaigijfattt

tAu caspareilceBefa&ion d’air ren¬ due en Ueuxcouuers ^cauerneux ca¬ me es ciBemes,puis, ou eglifes, ou é s ef- pcjfes foreBs ,fait douhk fin , dont la

ANATOMIE

duflicdtion eBaffellee Seho : ainjie^ L air en ceHe façon l'audition^arlair^

S)uyc? dei'ouyejeq^nel eft dou-^

Ue , a fçauoir extérieur ■^ intérieur. Par ï extérieur fofit portées les inunda-^ tions dont éH faite ledit €cho . Din- terieur eficeluy qui efl enclos dans la- dite càuite Jïdà^cüde ^ CT* auQœcum foramen dequêl n'eflpaspur^mak tem^ perè farl'e^rit auditif . Et qui Jokyray les operations de tous les fins ne fe font Grande î’ef^rit qui éHen eux, pour re-

ânnoia.üo çeuoir lejdites inundations , ou circuk . tîons:c!^keluy touchéladitem:em^ra-^ nefaqueUeainfique la- peau du tahou- rin^ reçottdesfim de fin air qui efi en kelty enclos, dppeüey^ir'impldte. quôfdela ‘vient le tintement ou corner- ment doreide , quand au dedas d'elles ily a quelquesyapeurs Cotre le naturel Çefti

quhrouhkîedit atrtemfèn,^l-efi ^rit auditif. Or tout celan’efldjfe^pour parfaire Vouye : car encore pour mieux: diêinguer les fins 'voix. Mature

a.produit trois petits ojplets ^Dnjn ap-^ pelle Incusf autre Maleolus^ennofire langue enclume gnarteau:e^ le troifie^ Stapes jpource qu'il repre fente *vn eftriefct^ncheual reMre^ ou Deltoï¬ de, à raifinqiïil rejfemhle d^n Delta des (y rec s, fitue ^derrière ladite mem^ hranedefijuel^ lidaleolus Jncus e- flans meù^ agîtes des mnndatïons

de ïaiccxterteurfiappdts ladite mem¬ brane, confiituent Us differeces des fins e!90foix,ainjî que faitlachorde qui eH- amrauers de lapéau pofiefteured<vn: tahourin . Comme pour exemple, quand fis petits ojfelet^ fini legere- ment meu^ Cfl agîtes \ il^ /eprefin-"

ANATOMIE

unt Xlà fatuité auditiue au fent commun fongrauc ^ ohjcur: mais iorsquHls fini fort agke^,ils luy repre^ fintmt *vn fon efclattat 'violm.co* me m la comotio de l'air faim par le to nërre ou artillerie jclothés, dams se- UaUes ieü^finahlemet filon ju'ihfent agîtes entre fis deux extremes ^ appro¬ chants pim oumoins de tynou de hu tre^ rèprefintent diùers fins au fins ço- mmfilefiuels te donne ky la figure.

Figure quàtorziemc de In- cus,MâleoluS| & Stapés ,

Jldaleolm.

^ încm lefiuelsfint adhérants en'^ fimhle.

ôA t^aleolm^

IB înmsfipareefynd’auect autre*

DE LA TESTE. cv ^ Stapes e^rief. D^fagt dù^ q^uel nuloy^natomique n'a en^ coresparllyaumoinsqueiefça- che : eft ce point pourJouBenirla membrane du Cœcrnn for amen efleul en haut^ afin que la facul auditiue fiit plus parfaite?' '

^tt^fUffifi delà déclaration delà '^értu auditiue. Maintenant nous faut retourner a parler des Parotides*

Dés ParotidcSè

■^^restes oreiÜes félon hr- ^dre de dijfeBion anatomi- ÿque faut conjtderer ^ mo ^flrerlesglandùles tant dès tfnuncioires du cerueau nommées Pà- O

ANATOMIE

Tütîdes, lefqueües font Jtmees derrkn lapartie hajfe de ï oreille nommee Fi^ Ira, que celles quifint Aude jfouh^de Ia mAndthule inferieure ^Aufqueüesfi font communément les ef rouelles Autres Ahfces froids: de toutes lefqueÜes ^lAndestunoteras feulement eneelieu ■Vfage des içy leur n^fage.St premièrement des P a |kndules yotides, lefqueÜesont eBé faites dei^A îure^ afin de rçcemir. Ia mAtiere ^ene^ neufe xp^yirulentè^repouffee pAr le cer^ uCAuen icelles, P ArlA multitude dçsyel nés arteres idée diBriiuees, comme font lesgladules des Aijfeües,ducueur: ^ des A^nes, dufoje : quant aux

autresglandes,eüespeuuent fermr* a Ia dîufiion des^vaifieAux fçauoir des yeines ^ arteres idée diuifees,eir*peur l^humeFlation de la mandibule , ligA-‘ ment s, memhanespar le continuel

^f'equent momement de ladite ma- diMe, ^ pour remplir les caulte^ qtâ fent en c*eM endrok,Or maintenat faut dedar^ Us ^e\ms ^ arteres de la te- fie.’ ljes.pa.vths de la teBe font nourries ^ ^mifieei des fvemes arteres no- mees Jugulaires ^ farotides.Les •vei nés Ju^làirejJant doubles, d Jçauôir, mternes ^ exmmes.llinteme ^ pim petite, monte tant d’^neoBé que d'au¬ tre ,par les. parties latérales de la Tra¬ chée drtere iufques à la bouche , au

Qranesm donnant nourriture aux par¬ ties , par lefqmües eüepajfe . Sticeüe e- fiant •venue d la hafe du (fane ,fe di- uije en deux rameaux idot leplusgrad entre das le (fane, auec la petite artere (farotide,par le trou de Jîxieme con- nigation des nef s:^ le pim petit, apres amir haiüé quelque. petit rameau au 0 îj

V eines lu gukircs & Caroti des.

ANATOMIE

-Qecum forame;fm <va dedans le (rd^ ne ou ilfepert en la Dure mere ypres le îrou de latroijîeme (Quatrième paire

des nerfs . Le rameau extemeXs^ plus ■grand > eBant monte à la hafe de la tè~ fie, fi diuifi enplujîeurs rameaux, défi ppuelsï^vnfen^aaux mufëks de h s Lfyôide , du Larynx , de la Langue g^en lapante inferieure dicelIe,ou elle efi ouuerte aux Squinances autres

inflammatios de la bouche, pareiüemtt à la tunique du neg:plm enmye nm ra meaupar le pim grand des trou\ Sth- moïdes, lequel fi refiat fur la Dure me re .L autre rameau f en ^a à la Dure mere,paffanttant dl>ncqfii quedau trepar le trou Jiîuè fouhs Dapophyfe A4 afioïde .-lequel montant obliquernet tant d’^vn coHe que d autre par h s Oc¬ cipital ,mfque s à la haute partie delà

DE EA TESTE. cvîj * « Juture Liimbdoïdejauquel endroit lef^ dits rameaux fe rencontrent fyuif-

fent dedans le reply de la T)ure mere, qui dimje le cerueau anterieur x!s?s^ofle rieur jpour faire la 'veine'Forcular . L^ tiers rameau matant par dejfus la par.-^^ dfia vd- tie poHerieure ^ bafe de lamandibu-^ ne T orcu, le infirieure ,fe diflrihue au^x hures aux aifles du ne^, ^ a leurs mufeles^ femhlablement augrand angle des yeux ( i^entens toufours chacun de fan cQÜè) au front &autres parties delà facefaijkntk la fin fur la partie ante^ rieure du font , Peines enjçmblej,a^eh ne nommee ’BpBa m Fronth, Le qua^ Vena Rç, trieme rameau monte parles glandu^ les qui fini Joubs les oreilles apres leur auoir bailUpluJîeurs rameaux^ fie con-j Jomme encoresen deux rameaux infi^ gneSflefiquelspaffient enfemile derriem Qiif

ANATOMIE

ïorèiUe > -^fe ferment au cuir de la te^ He. Le cinqieme^ dernier monte par la hajè du (rane,^fen >4 à l'occiput VeinePupjf^;^^ rz/eim Puppis, laquelle feïiend

le long de la teBe filon lajuture S agita l^> ‘^a;pemUer auec^

fait que fi lâtefie Mmdlade extérieur * rement en fitpa^è mtxmureoupoHe^

tieure powrlufemlfim -delà matière^

fiigneeptemihéf&m P^&ne m l autre. ■Et icy

me mm amm -dit}lmdite '^eme Puppn , enmye quelle foè fOr ou deux troux:Sfie^iifigneSjWmpffrtimdeJoy mx parties wmkuret. ée lateBe ; la^ quelle 'z/emepemefireômertepourfid re rt^actmtion ^remfion delà matiè¬ re qut interkurementlamolefl'exeque tay

de la teste.. evig \lo

farquet^uesfûis félon hrdon- nonce de M.Sylum^auecgr and effet.

Des artef es Carotides.

Es ârteres Camtides-

comti-

gulairesmtemesjf^r les parties latera^ les de Tmchjee artere:(^lors qu’elles

fontyenucs ati Pharynx fedmifentcho cune de fin cofié i -en^ denx rameanx,-> t^vn interne ff outre externe: dont tin- terne le plus grand, fi dijfemine aut Pharynx,,Lorynx,i^a la langue :puîs^ entre dans la tefie,çy*de ldenuoyeplu^ fieurs ramifications au ne^y Oux y eux aux mffcles Temporaux en leurs par-

O mf

A,NATQMIE;,

thsintmeûresj^* àlaDuremere^-^. ' le rejîe du tronc entrât f dr les trou^ Ur î "BdJllaireJ’enyap'es des

Plexusad apophjfes Clmïdes dMit os^our faire mïi-âWe. lePlexHS ou %ets admirahlepuk apres ilfi' confomme ç^pe/t par la hafe du: eermauje diflrihmnt plantureufemt mta Piemere^^ ila membrane mm mee Choroïde ou.Plexm Choroïdes. lJ,externe'& pltis petit rameaufenya aM'grand Gapthm desycux mx parties latérales- d^ ne^^aux temples, aux iouës Csr*. derrière les oreilles .pareil lemët enmye ^n petit rameau mup de long du col, Mt tout lércfiedu tronc jlen^^a^iermher. auecla ^eine lugu- taire externe-, pPlî4S il relie ‘zm-O ^eine^ artere de chacu. coflè dites Cermca-r. lesxlefpueUes ayants prinjeleur origme.. delAxidake^o^Soub^

cix

PE LA TESTE. parles troU^i^mfint mx. apophyfes yertehresdu col, ou cerr uix puis enxret dedans Crâne y an lès mu^fiui font aux deux epfie'édumuy parmdefet la I^ucq^ue,éS^delàfen: •vont perdre, dedans le Torctdar. Une reHe pim a déclarer des parties delà teïie que les mufles qui lamouuentyà-^- uecla première ^ficodefondyle du cohf nia première dejquellesyclléfife--, chit eHedypuis auecla première y en

tehre fe tourne en rond jùr la fécondé yCo me fur vn pjuot dénombré defquelseU de q^ator^Cy à fçamir fpt de chdcuco-^'. fléydontles*vns ïeHendent ^laleuet en haut vers le ciel : les autres la baif fent ^ fechijfentv^ers la terréies au¬ tres la mpuuent obliquement , tom enfmble par leur mauuemet Jùcceftf çirculairemet:tomleJquels te front de^

ANATOMIE moflre^far ks figures fui Ivfefcles freff$krepeürede0ts mfile^ ques. fimtksdeuxSflenedfues^amfi mme^ pourra^ndelem' figure fmlsmtkU rmed*^chim, ^premmt kurorU gmetkseif^elpmes fiferieumdîiMe taphrem^ W fuam mfirieurès du

cd : definer é'hiupfiemm

(x>mreh:s-^püpdmfis

m Ifou mçepefiguremerfm^par AA Et fuammx mtreshetres ^mfimhle des oMresfigimsJls tefimnt déclarées- en lewr liemcarpmr hpmpnt icommt kay dit ) ne ^z^xmoinBntfm iana^ tomiedelateBe,

Figurc qitiïîzieme.

/ANATOMIE'

1a Jèconde pake Jont deux autres mufiles que Syluim appelle (omplexi, eu Sntrelace^ à raifan de leur texture: pource qdil^fepemeiitfeparer en trois, ou quatre,neanmoînimirade difficul¬ té. ïls naffmtdelamijieme , quatriè¬ me cïnqieme dpôphyJè TranJuerJè du Metaphrene 'vont triffrer

droitement atOcciput.pour ejleuerpa- reiüementlateBe en hautainji que lès Jffdksdefquel^te font demonBre^par ceHefi^ute des quatre AA Ad.

Figure {èiziemc.;

ANATOMIE

La tierce faire Jont les deux pre^ tniers nomme^ Droits^ qui montent de l*ef^ine de la féconde yertehre quelque peu ohïiquement fd t Occiput : Joubs lef quelle ftjituee la quatrième paire fai- fat lesdeux OiUrès petits Droits qui rm tent de ïdpophyfedela première yerte- hre du col à l'Occputj^ui ne tepeuuem eBre monHre^: pour ce qu ils font fouis les premiers Droitspomfne nous auons dit) lejquéls auecques lesfufditSjleuent La teBeyers leêïel.fefie troijieme pat' re feft monBréeèncéJlef^ûrepàrAA.

La gnqiemejont les deux OlUques, propres a ïeleuatiôn de la ièjledèjquels montent de l'apophyfiTranjuerfe de U ' première ffondyle du col près iHnfertion des deux premiers droits 3 laquelle t efi 'monBreepar^S.

Lafixieme merqueepar CÇ, tnon- ' ' . fre

DE LA TESTE. çxij

jlre les deux Obliques propres au mou uement de la première ^ertehre du col, ^ par accidet de la tefte: lefquels naif fentdeh^^ine de lajeconde ^ertebre, (^finfiret a tapophyjè Trajuerfe de la première : ou noteras , lors que chacune paire defdits mufcles eBenfin aUion, cela fait que tous enfemhle eHants oc~ cupe^ ,font leuer droitement la teHe en haut.’ci;* au contraire ,fi les *vns ou les autres font leur aBion ap art, ils la tiret feulement ^ers leur principe ^ori^ne particulière, chacun félon fs fibres.

Figure dixfepticmc-

DE LA Testé, cxüj pDphjJè M.<iflotde , au moyen de quoy eHappeJUmufcle J[dafloïde:fon aElio eflde hai^er fléchir la tefle auec^ (juesfon çompagmn.

Figure dixhuitieme.

ANATOMIE

Z) MoHrent deux autres mujcles qui flechijfent le col , ei^par confequent la te fie ^ lefquels montent du quatrième ^er- tehredu (sfMetafrene : auf~ quels eB faite hf^ecede P a ralyjîe appelée SmproBeta- ms,quiefl courber la tefle 'vers le deuant.

Figure dixneufieme.

DE LA TESTE. cxiiij (lAw^uel endroit donnerons fin a ce-- fie Anatomie de la te^le^nepajjant ou^ tre mon intention -j^our le prejènt .* mais filplaifl a Dieu fi ie yh^^cognois ce mie petit labeur eHreagreahlenkfie^ re mettre en hrief'vn œuureplus ample de la totale fiahrication compojition

du corps humain^auec certaines figures necejfairesypour plus facile cognoijfance d'icelle.

Fin de l’Anatomie de la ^ teftehumaine.

T ÿ

CXV fU

LA METHODE DE

traitter les playes & fraârures de la tefte auec les pourtraits des inftmments necefïaires P ourla curation d’icelles.

gkn ordinaire du Eoy,0‘ itirià, Paris.

Des playes & fractures dii Crâne.

amir ainjl co- ^gneu les parties natu- ^ relès delà tejîè, mam f temtnous fautdecla- rer les chofesrepugna- tej àMature^ç^ Jpeàalémet dès places:

? if

;::î DES PLAYES

0^fyaEiures dûcelle.Donc pour entrer en matière: Ilfautfcamir que la teHe eB aucune sfok hlejjee auec petite cotu^ Jion fans ployé: quelquesfois auec^

incijiondu cuirquiconurelefranefeu lemenu8t aufifouuenton trouue com^ plkatîon des deux , d Jcamirplaye contujion. T^^auatage toseH aucunes- fois faEture JuperficieUementjÇ^quel- quesfois iujques au Diploë,ç^Jouuem en toutes les deux tables ^auec les mem branes, comprenant aufi la Jub^ance du cerueau. Au fi Jouuentesfois admet ^ne commotion ^ ou esbranlement au cerueau : auec ruption d! aucuns ^aif

Ce quijèra déclaré cy apres par ordre auec la curation de chacune mauuaifi dijpGjitidn ;mnjt bien que ie de f rerois ^ mais le mieux quÀ me fera pofible ,Et

Jmuray le dium H'tffocrdthjiecj^uel en

Jon Hure des play es de teBe , a fait cinq ^ap. fait 5*.

eB?eces ^^Sfferences de ira^ure au ^^?^ccsèc

differen-

Crane, cesdefra-

La première eB appellee Fente Scijpire.

La fécondé jContuJlon,^

La troifieme, Smharreure ou Enfon fu-re.

La quatrième, Incijio ou <J^/ erque.

La cinqieme,quad h s eBfaSluréou ef latte autre part qu^à tedroit ou a eBé doué le coup.St de ces cinq ejpeces fit en cores plujieurs différences ; car aucunes fint^randes, moyennes petites, tref- petites'.aucunes longues, larges ,courtes: aucunesjuperfcieles: les autres iufques au Diploe, quelque s f ois pafent tou tes les deux tables , Lésâmes fit defigu re droite, oblique, -fronde . Les autres

DES PLAYES

Jimpksdes mtrescopojees entre èües^co- me (otujio aueeFijjure,^femhlahles: lesynes font campliquees auec douleur, chaleur, tumeur, flux defang , au^ très accidents . ^elques‘vnes fonta-’ ueccjues *vne ouplujteurs EJquiJles d’o s fepare^,aMres ne: toutes lefqueües dif¬ férences font diuerffler la cure . Or maintenant faut 'venir aux caujès-,

Caufis.

Es caujès d'keües faBuresfim exter nés, comme çheuttes coup s de ha^on, demajfe,de lance.

■,pterres,a

pee , morjure de heHes^ autres femr

de la teste. cxvij sV-) Jy a doubles Jlgnes,far îef quels on cognotH les os du (rane eflrejrâBure^.Qefi à fçauoir CoieBuratifs^^ Qrtains.Les (joieBuratifs sotcogneu^ fur les^accidents^comme fi le patient efi tifs. tobe du coup en terre : ou de haut en hcvs fur %>ne chojè dure fil a demeuré queU que temps fans parler, ouyr^e 'yoir:ç^ aufi par le récit dupatient, qui dit fen- tir grande douleur,-^ porte fouuentla main a ï endroit du mal. Aufi faut a- mir contemplation du bafion , comme fd eHoitpefant gs^obtu^picquant pé¬ chant ou autrement.'gsr^d la force de ce- luy qui a frappé : gf^fil eBoit en grand cholere lors qùil (hnna le coup. Aufi f le patient auoit la teBe nue, ou bien co u uerte,fil eB tombé en Syncope apres le coup^ ^fil a perdu fa.ratiocination am

DES PLAYES

pm eHre retourne dudit Syncope i qtCïl euB esMouyjfement de s yeux ou,

/'Z/erti^ine, cejiàdire.quilluyselflafl

^ue tout toumafl, ce dejfus dejjouhs ; ç^fil a, îetté fangpar le ne^J?ouche^ou oreilleSyCP^fil a ^omy.Qtr Hippo.dk pt^^^d le cermm eft %^ulneréjl eft necejfaire (pue lajieure le ‘vomljfe- ment bilieux Juruiennet : autant en dit Galien au (^alkn au troifieme de lock afféBûy à la, fin, ou il dit pue ce¬ la ‘vient puandlesJraBures pamien- nent aux membranes ducerueau . Or tous ces fignesicy font grandement con^ ieBuratifs pue le Crâne fottfiaÜuri,, le cerueau offense : ^ toute sfiois on peutyoir pu^aucusaurot fiaBured'os,. qui du commencement ne frapoint dp- perceuc par aucuns de cesfignes'.mdis telle chofe efi bien rare. En c eft endroit -klfenx.

de la teste. cxviîj le njem réciter t aduertijfement que d& ne Çu-idon, qui dit qu"à lors que lajra- Guidon Bure eB incertaine ,Ji on •veut cognci- Hre à la vérité ou h s eH rompu^il faut mettre entre les des du patietyne corde^ lette , ^ jrapper deffus : car au mejme infiantje patiet portera la main au lieu de lajraBure pour la monBrer au Chi rurgien. Ce que toutesfois ien'ay fieu trouuerpar expérience , iaçoit que taye pensé plufieur s patients qui^auoienttos fiaEluré corne ie voyois d ï œil. Et fuy- uanî precepte de (guidon /te leuray fait ferrer auec les dents vne cordelette ou bien vn moufihoir: neanmoins fans laijfer a tenir ferme y ils ne faifiiet point fimblant de fi plaindre yuy dernenfii- gner le lieu ou îàs eBoit rompu: à caufi dequoy ie nepuishonnemet afieurer que cefie raifin de Guido fiit certaine , y eu

DES PLAYES

^ue yj^enay rien trouuefarexperteni ce . e^aintenant nous faut parler des

Jignes certains.

Signes Certains,

I Ssjignestertadhs é^înfaU 5 lihies font ceux qui filfoy- ^ ent a tæil , principalement ! quand h s eB defouuert: aujii quand les cheueux font i

(^demeuret tous droits ^entr ans dedas la play e: alors on peut prédire ^raye~ ment, que hs eU incise, pour ce qu'il eH hiedifiede decoupper le poilquï ohéiB

'os ne le fit aufî quant ç^quant.

C'eft 'vn ProgmsBique qu'on peut faire Hipp. de deuantqued'hahiüerlepatient.Cèque

YuLcap. rjr:^ ^ _ ' A n- . n. . . v

Htp.a cofirmé.Aufipeut eflre cognem lafa^ure quelque sfok au ses du taB,

de LA TESTÉ cxix

le cuir ncH dejcouuert.qui Je fera . euprejiatdes doigts Jur la JraBurexar à lors on fint l*os eHre ejleué ou enfonce outre le naturel . Or quelque fois h s jlantcontu^yfendujOufcijfuré , nef eut eHre cogneu à l'œil n'y far la fonde: mats quand on aura afferceu far le s fgnes ConieSluratifs cy dejfus ejcrits, faut far artifice, chercher la Fiffurefar mixtion d'ancre ^ hmlle,^injt que Jè-^ va cy afresdeclarè. St ayant cogneu l'os eBre llejii , faut diligemment Jçauoir, combien le mal eB grand , ^y remé¬ dier fromftemet. St lors que le couf ejh fur les futures , le mal eB dficile à co- gnofire,Ji l'os n'eji grandement romfu: fource que les futures ainjl qu'ams dit, refrefentet les Fiffures, à caufe qu'elles ont alf erite^ corne les futures ; auquel ca^ Hiff ,a eBe deceu, ainjl que nom a-

DES PLAYES

mns dit. (lAfres auoir ainjt déclaré U] eFfeces, différences 3^ fignes en gene^ ral desffaEiures du Qrane: maintenat faut traitter de chacune ef^eceàpan, commençant à la FiJJure ou Fente.

De ScijOTure^qui eft la premiè¬ re efpece de Fracture.

! Ile chirurgie cognoiBpâr ^les fignes prédits fos eBre ^JraBuré ^ fcffurè ,

^ qj^il ny ayt playefiffifan te, pour la traitter faut premkremetra ^er le poil : puis coupper le cuir mufeu^ leuXj(^ le n^ericrane, auec rafir,

faire la feBion triangle ou cruciale, degràndeur ^u^ilfera hefein (Car telle chojè ne je peut lien ejcrire)euitant tou^ Jtows tat quepofihle fera^ les comtnif Jures,

fum.St fe fera ladite feElion , auec

tel2{ajôir,

Ràfoir pour faire incifîonr

cAucm enleuent toute la pièce dudit cuir mufeuleux Pm*-

crane , ce que i'ay fait plujîeurs I fais. Puis apres faut hiefeparer le^T^erîcrane dauec le Qrane^

, de peur qtlon ne le touche de la I Trépané (cartel attouchement î ferait caufe d'induire douleur ! infammation}en commen¬

çant aux angles de la play e a- uecques tel Qi^eaw.

Cizeau pour feparer le Pericrane.

DES PLAYES ^

T apres faut emplir toute la

iltpye dechar- py: afin de te¬ nir les leures eleuees^ei;^ di¬ latées iufques au ledemam t^par dejfus appliquer re- medes 2(epercufiifis ^2(e- Jiraintifis du flux defiang. Bt fil aduenoit pu^il fiuH impétueux ^ ^ fi gràni quilmpeuBeflre eHanche par iceux:, alors faudroit lier le ‘vaijfieaufiaifant^n point d'aiguille J començant à pajjèr ï aiguille a la partie extérieure au trauers de tout le cuir mufiuleuxpuîs la repajfer par la partie intérieure ^ faire le neuddejfimde ferrant fi fort pue

de la TESTËr cxxj 1^5 kfang nepmjjè pajfer outre ledit ynif- feau . Çt amji faifant ton efianche les jiux de fang^que les remèdes AftriBïfs ne feuuet faire :ce que i'ay fait puis na- guère s àyn charretier lequel ainji qu'ait tHoit fur fa charrette tomba la teHe pre miere fur lepauè en ce fie ^iüe.ei^ f ■<vne biengrande contujîon fur tos Pa^ rietalpartiepoBerièure: Au moyen de^ quoy ieconuint incifer , tant pour faire ^acuation du fang meurtri que pour a~ mir egard au^ice'de tos: par ladi-^

îeincijionfufi couppee ^ne ancre . Dot celuy qui le traitoit ne luy fceût êÜan^ cher le fang > duquel ledit charretier uditperdu fi grande quantité ^ qu’il ne fepouuoit pas feulement tourner dans fin lir,e3r* à peineparler, tant eHoit foi-- ble debile. Icy i’ay bien ^oulu réci¬ ter telle hifloire ^ afin d’insîruire le ieu-^

DES PLAYES

ne chirurgien , qu ll ne laijje mourir njn homme par faute dHm petit point iaU guiUedequel ne doit feulemet eHrefait en la te fie, mak aufi en toutes cmres parties du corps en ccesfemhlahlefil efi poJiMe faire ledit point d'algulMe . Or pour retourner a noBre proposée lende¬ main fera regardé quelyice fera en t os:

au cas qu’il n'apparuH aucune fea- Bure au fins de la ^euè\ ou autaB de leferouuette , neanmoins on conieBure par les fegnes prédits, y amir feaBure, Alors faut mettre Jkrï as qu’on aura defeouuert ydeï ancre àeferire , mejlee auec ^npeu déhuiÜeroJàt , à fin qu’eüe pénétré dedans la fente ,fil eny a, que l'os en feit imhu. Bt au premier ap¬ pareil d’apres faut ejfuyer l’o s,-^ ydr fi l ancre fera entree dedans, qui fe fera en ruginat raclant l’os auec rugines,

iufques

DE LA TESTE. cxxij tuj^ues ^ ce (^ue lon trôuuelafin de la, mircewr de laditté ancre, qu'on ^er ta l'os eflre blanc: adonc faut cejfer.

Et apres encore^ pour eflre plus ajfeure filaFtjfurêfenetrelesdeuxtahlesftm faire clorre le ne^ ^ la bouche aupa^ tient, le faire expirer:^ regarder fi par la fente Jm quelque humidité fan-^ puimîete, d caufi quepartel moyetair de la rejpiramfak enfer ey^efeuer la jubftance du cerneau ey^tes memhra- nes,.d(mtf enJùitl*expnlJion de certaine humidke:e^teüechofeappardiflfera n/rs0f jlgne mamfeBe que les deux ta¬ bles fom rompues entièrement^ adoc faut empper f ôs par les %ugtnes oupar atsSresMf fumets propres à ce faire , tuf ques à la Dure mere:fjgard at la tou¬ cher aucunement, Et ft laSdjfure efloit

fm ligue Jl ne la faut pas future, mais méthode

'

DES PLAYES

dirque {’il yffue tranf yadelogs'^^Y ; // ^

fragméts ^ mauere.'oe feur qu elle ne corrom*-

d’os du pel'osj-^fefaceapofiemeaucerucaui, ne les fdtre ouuerture en ïos

tiiêt pour /g troifîeme iour/il efipoEthle. Stprln-

fuiure iuf' : , ^nt y ^ r ,

(jues à la Çpd,Lemet en cjfe:a eauje nya en-^

iin de la core inflamatio Joute sfois Ÿe ay rugint p^ourueu ^ trépané apres le feptiëme i^;* dixie^ qu’on co-jne tournât en hyuer que efié^qui en sot quS^e t'echappeg.^auj^iplujteurs font morts Je ^ s’en enfui dîscèsohofis^àfnque iamaîson ne laif

de da°SV^ (co¬ rne dit Çalieenfamethodeyd eft meiU . '' leur de foyer quelque remede,^oire douteux, que nul itoute sfois en falsat an pdrauat Ion Prognoflique,pour ce qu’d en meurt plus fans cHre trépané^ , quo de ceuxqtpo trépané. OrlennÜrunfts propres à douer ouuerture auxSciJJures Jdntappelie^7{ugmes,deJquellesasfcy lespom-

les pûurtraïhd&diuerjèsjortes.'kfin que tu en pnijjes chpj/trfelo qu'il te fera l?e^ foin: les pourrai toutes inferèr ï^ne apres l'autre dans la d'^n man¬ che que tu ‘voUicy mer que, par laquel¬ le y f tu cogmk ajf^ par les extremi^ te^defditsinflmments.

Rugines, pu Rafpatoires.

DES PLAYES

Rugines d’autre façon que les precedentes, pour coupper d’au ant âge l’os .

DE LA TESTE. cxxiiij De Contufiofl qui cft la fecoii- dc eipece de Fradure.

ArQontuJimJè fait fomt- Usfois ^ne ScchymofejCefi à dire effujio de fang finis le cuir muJculeuX:,auec'Coa: gulation du fangfiansglaye.St ft la co- îufton eHgrande, que le cuir fit Jè~

faré du (fane, à lors faut faire feEiion tf^ ouuerture , àfindeuacuer lejdng,, appliquer nuUemet remede s Sup¬ puratifs (ce qui Je pourrait faire en *vne autre partie charneujè)de peur que l'os ne f altéra ft : car toutes chojès humides Jont contraire s aux os. (f qui fera claî^ remet monftre cy apres. On^oitfouuet ^enir telles Contîijtons, principalement aux ïeunes enfants, le cuir fi depri^

^cr pour leur molejjè rarke

^"ï

DES PLAYES

fan^ découler entre le cuir & le (rane] fent on mollejfe C57< inondation à ledroit de ladite contujionxe que ïay plujleursfoü omert auec <vne lancette, ç^parlouuerture faijois feuuentjor- tir ^n fangfereux auec Thrornhu^qui eB Jang coagule ^ fort noir: puis apres auec comprejiion mûderee, remedes "Defkatifs promptemetefloientguem. Pareillement par ^ne grande contufto le (fane des petits enfants fe peut enfan fer au dedans, comme ton l^oit aux de^ lïe^ Itaiffeaux d^airain,deplomh, de^ ftain,oufemhlahles, quad on prejfe du doigt défis, il fi faitltne fojfe ou caîdte:

telle chofi fe fait principalemet aux ieunes enfants fifquels ont encore sieur s . os tendres, lanuleux mols:g^ en tel càs faut appliquer iJneT^^ auec-

qnes grande flamme, kfinde retirer tos.

cxxv

de L ATTESTE. cxxv enfonsé enfin lieu naturel fiil eBpofii^ hle.^tfifar laKentoufe nepeut efire réduit yadonc faudra fairefiBion au cuir, appliquer ^n Tirefons comme

.. I . ainjl que fot

. I les tonneliers

J. : . . I quadils^eu.

I letretirer<z/-

. I : ned/yuuedu

I : deddsaude^

I hors.

..i .'I ' £toutdcas

aduiedroit a

W •vnosfilide,

pf) ePpai^ ,

^ que par tels moyes ne peufl eBre le- : adoncq faut appliquer nme petite. Trépané , 0* faire ouuerturê au Crâne

DES PLAYES

au milieu de los (juifira enfonsè far Vouuerture lo ejleuera ledit os auec eefteEleuatoire à trois pieds, lequel le ti rera de ligne droite:^ a puijfance telle qu*on la peut deJtrer,pour ejleuer les os enfonJè^^Sa figure a efié faite triangle, afin quilpeufl eHreafiis en toutes les parties de la tefie.-pource qu'elle eft de fi gure ronde : pareillement Ion pourra en fin extrémité infirer diuerfes poinEles filon qu'il en fera hefiïn,ainjt qu'il i efi montre par ce pourtrait:,

Eleuatoirc à trois pieds..

DE§ PLÀYES

faut pour Hfleuer O donner y jjue chofes eHranget faire ouuerturs amc Scies Jèmhlahles a celles cy:car par icd les on peut coupper de Vos fans compris mer dejfus ) tant fi peu qu*on %/ou~

drafans eHre en danger de comprimer TosfiaBur'e fur les menéranes^els^par confiquentjurle cerueau.

Scies propres à coupper les os de la tefte.

La figure de laTre- . pane exfo liatiue. Galien au liu.de vfîi partium.

DES PLAYES

Et fi h s n*eBokconm^que mj^ues à la fécondé tahle,ou moins : n'y

euftfigne que lafaElure ne fenetràh plus outre^y il fuffira de defcouurir hs iufques àlafin de la Contufion,de peur q^u*d naquiere Inflammation ou autre mamaifidiflojitiondaquelle chofe fefi ra auecq' ‘vneTrepane exfoliatiueparlaqueh fefera amput'atïo dehs tant ^ fipeu que ton ^voudra.

Çalie au liure dey fit panimn ydk que h s fie peut enfonferen h as par ^e grande Contufion, ■^Jùhit retourner en so lieu. St telle choje Je fait principalement aux hk ieunespour la chaleur

fVtUCf

PE tA TESTE. cxxviij

^ ^Mtude d'ejferks:^ en tel cas Jùruknnent (quelquefois pîu/ieurs accidents, par faute que teUe chofe n'eB cogneue au chirurgie, qui ne donne ijjue au fang ref^'^u entre les deux tables, quelque .fois fiir laDure mere, c>» jur le cerueau : dont la mort f en enjùit le plus fumnt.D'auatage aduiet main tesfois que la première table dudit Qra ne eft entière, que la ficonde efl rom

pue , auec Efquiüesqui comprimentla Dure mere , qui eHaufi caufe delà mort du patient: ce que fay^^eu adue- nir a •z/ngentilhomme delà compagnie de monfem dDBape s, lequel fut bief si jur la breche duchafteau de Efedin, dyn coup dehacquebuteqùilreceUtfr l'os Pariétal, dont le troifieme km mou rut A^opleBique. Dot aduint que pour enuie que tamis de cognoiHre fa eau*

DES PLATES fe défit mon te luy omry le Qrane^ dtî^ quel troumy la fécondé tahlè rompue aiiec EfqutUes d'os^quieHoient infirees danslaftiflace du cerneau, encor que la première table fuf entière. Qe quepa, De yiz^^reW,ement de Z^i^o atteBe auoir %>eu aduenir.

Des émbarreures ou enfonfeu^ : res, qui eft pour latroiiiemc : eipéce de Fraâiûre.

■^oAr grands coups orbes co-^ J^me'de baHonpeftnt, rond, ^ou quarre, en ruant oufap ^pant,aufi par cheutes d'e^ haut en bas aplomb, (corne nom :auôns dit Jfiuuet les os du Crâne fntfoijf^, fendu^ ^ enfinfi^ plus ou moins, en diuerf s fnanierès, filon la ^eheme- ce du

de la teste.' cxxix ce du coup , ^ la diuerfité desïnHm-- v^ntsquï hlejjent lapartle qme^i endomagee.Stpar ainjî félon la diuer- fiti dëfdttes jvaElureSj defdits acci¬ dents cput fenjjtimt faut changer de re- medes ^ infimmet s, Orpofnrlefdk ^ue lôsfik etfonsl auecf'vm ou plu- Jteurspieces â’eJfUilies fepareesjejquet les (èpeuuent tirer ^ efleuer fans Inap¬ plication de la Trépané , laquelle chofi fi pourra faire auecques EXeuatoires^ Tincettes, propres à ce faire ^come celles quitefinticjypourtrakes*

Ele-uatoires. -

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LA TESTE, cxxx Or il faut bien fe doner garde en ef-' leuant tirant lefdites SfquiÜes , ou portiosd’os^ qùo ne blejfe les mebranes: car aucunes ont des ajperite^ ^ foin- tesjjui gemet hleffer lefdites membra¬ nes en les tirant Ji Ion ny prent biengar àe.Aufi quel(puesfois on ne les peut ex¬ traire fans accroître Vomerture d.e la faSure: en tel cas ou ily aurait ef

P ace lieu à mettre l'extremité de ces

tenailles facilement on pourra coupper auec icelles itat fpeu tas que l’on

*voudrapour donneryjfue aufdkes 8f- quilles fepareesfatïs appliquer la Tre- panCi fe {pue fay fait phfeur fois auec boneyjfue. L’operation defdiîes îenaiU les eH plus brefue ^plus feure que par la Trépané fe que nous deuostmfiours chmlôer. Le pourtraitdefdites tenailles eflteL

I

DE LA TESTE cxxx} î^> Stda^ondant tu as eikores tcy jigîi^

"res diuerjes de petits cy^eaux, auec^' le maillet de plûljpour applanir les ^e-^ riie^ des o s, d^m Us figures Jont telles.

Figures de diuers cizcaux & pin¬ cettes auec maillet de plomb*

PJ. A YJ_S_

applFu^

Tyê^xië^ âokapplifuerTr^anen^^^^

^^^'^±-j'éïurhs mtknmemft-a^uri , depear

'gs entle- f ^ preffant dejjkf, m ne èklfa^lk}

" ^ tes fam,0‘ le pim près de là,

f'dBuH ^ut pmrm^kfn d^ mBer h s - ^ m dejcouum le cerne m 3 ^ue le rhomsqu'onpourra,. Pareiüemem faut enceres htm noter ^jpiefi lajraBure e- ^ (fiokgraj^^cyflkdirelg^^

I dntont ojler : nonplm fue les longues j Flores m dohenîeflrejumks(^comme \

Hiftoif i2 ^gluttne le Crâne par Callus^ co~

feur g^g fuit au^i es autres parties du !

môfîeur -corps.QejguiaeHjfajtpuk n^ ftiSer du^ ^onjteur Grolo, ;

U^'

^(^ueleud^vn coup de piedde muleià Roy la teBe -, de forte qm le crampon du fer U^ylraBura ^fu emharrwe ahs (p fonpOèt eBant mandé pour le penfèr^ ^^^yantjopneufos^ éHre enfonsé au dedans Je fois fèBîon trlanple pour ap¬ pliquer la Trépané. 8t le ïmdemainle Trop ana f pour efleuer ïos fi^aSéure^^

^ ayant fait tomerture/uoidm extraire ‘hs^a£iure , ^ le^ulmt tirer hors ^ co^neur la grandeur dicelle froBwe (parcequehslranflott)ldquelle€ûm^ premu^^mTeJntÏÏmfdujfBJmfq^ au petit £anthm oucoîn deïœil.Addinc cejjdnt de tirer c"eBpSjk commençay^ Içjîcuerenh^^^^^m^Mm^^- fok pim la 'Dure mere, ^ parïouuer- jure de la Trepanej_yffoiet les matières: ^la Dure tmre omit tranff irdtion.'^

- neanmoins feù pronofiïque audit

K‘‘f

DES PLATES

W^( lequel eB&k fort curieux défaire ^ImttêTJo^ruitew ) ^u" a gm^peimy fveu la grandeur de ladite JraBure, pourroiül réchapper. Toute^ok grâces l^D'teu il e^^^ry , refteræÏÏ^mco^ de lafraElure iju^'tl a pjerdu. Fmat ne- faut oHer les grandes pièces d'os fi eües . ne/ontmit^lèparees de h s nonf Burijfourceiju’ils r&mf[^pa^‘vn ain^ciùe les, autres os des autres- parties: ce qu'eBattefif^Tom^ande

^9» 1* ^ _ - _ _ - - - - - - - - - - l■l■ll^

à&l^it&c.deilateÛçs. _

I>e la quatriiètn-c eipece de Fra-. (îture qui eft Inçifionappelee de Hip.Merque ou Siégé :au- tremét figure delaiiïèe du ba- fton^duquel l’os aura efté fra-.

pE LA TESTE. cxxxiij mi h y afemMahlemetfluJt- eurs ej^eces (kmciftas faites au Qrane; aucunesfuferfi' cieUeSjCtdùres moines perte tratesmJ^uesaMDiploè\aiarespenêtm tes touteslesdeuxtaMes:aucunes sot a^ uecperdhU de la juh^ace d'o s: aucunes fentloguesj autres font courtes: aucunes larges j^les autres eflroites: aucunes fent faites auec inftrumet aigu corne la pointe d’y ne dague jpoinsoyd’haleharde eu autresfimhlahles. Aucunes font co~ plicjues auecques Cotuf on, Fijfures,tsn